Il y a quelques fois des confusions de langage...
Quand on dit limousine certains pensent à ça :

Une voiture longue et d'aspect assez vulgaire transpirant la frime par toutes les portières. Bling bling ma chère un p'tit tour dans ce carrosse pour Carabosse ? Pour fabriquer ce genre d’engin, c’est simple : prendre une voiture normale (pas une smart ou une twingo, il faut quand même un peu de matos pour fabriquer un tel joujou), la couper en deux (perception de la tronçonneuse qui va bien !) et rajouter un morceau fabriqué exprès au milieu. D’où le résultat peu esthétique, aux proportions fâcheuses, mais au moins c’est rigolo. Hors de cette méthode, deux constructeurs seulement, selon wikipédia, fabriquent ce genre d’engin : Lincoln et Cadillac.
Si vraiment une balade dans un camion à rallonge vous botte, sachez qu’il vous en coûtera environ 230 € de l’heure à Paris …
Néanmoins, je me permet de préciser qu'une authentique limousine, c'est ça :

Une brave bête élevée patiemment pour faire du bon steak au goût inimitable. Race locale, puis race régionale, la race Limousine est devenue internationale, il y a dans le monde environ un million de vaches Limousines (pur sang) et deux millions de (pure race)
issues de croisements à partir de races locales.
La vache Limousine s'adapte à toutes les situations, à tous les systèmes d'élevage, à tous les climats.
Le Limousin avec ses sols, acides et pauvres et sa pluviosité répartie tout au long de l’année, caractères plus favorables à la pousse de l’herbe qu’à la culture de céréales, est depuis longtemps un terrain d’élevage, d’autant que, durant l’hiver assez rigoureux où la production d’herbe est faible, les stocks de foin récoltés en juin dans les prés de fauche peuvent assurer la nourriture des animaux. Cette aptitude naturelle du Limousin à l’élevage avait par exemple frappé, vers 1485, le biographe d’un prince ottoman qui décrivit ce qu’il appelle les prairies semées de la région de Bourganeuf : « Ils labourent les pentes et les plaines et y sèment des graines de prairies. Pendant trois ou quatre ans ils n’interviennent pas et l’arrosent comme on arrose le trèfle. Cette prairie prend tant de force, et de ce fait pousse si loin ses racines, que la charrue ne peut l’arracher. Après cela on obtient une prairie à qui on ne fait subir aucun dommage en y menant les bêtes ou en la fauchant ». Dès cette époque, les produits de l’élevage limousin font l’objet d’un commerce établi, tant à l’échelle locale, comme l’atteste l’existence de nombreuses foires, que nationale avec l’exportation de bétail hors de la province, en particulier vers les marchés bordelais ou parisiens, le voyage à pied avec un troupeau vers la capitale prenant alors de 12 à 14 jours… La Limousine est aussi remarquée dès le XVIIèmesiècle en dehors de sa région, pour la puissance de ses animaux de trait.
En 1770, la viande manque à Paris et Turgot transmet aux bureaux de Brive et de Limoges une note du Lieutenant Général de police de Paris, M. de Sartine, demandant si l’on pourra compter après Pâques sur les Limousins pour l’approvisionnement de la capitale… même si le bœuf Limousin pèse alors 300 à 350 kg seulement contre 1100 kg aujourd’hui !
Alors plus de confusions hein ?
Et bon appétit !
4 commentaires:
Ayant une "twingo" je vais devoir me contenter de la deuxieme ...
Vachement sympa d'ailleurs ....M-N
Nous aussi, nous pesions 35 à 40 kg à l'époque, contre 110 maintenant! Ça me gonfle.
R.
Nous ?
Je ne vois vraiment pas de quoi vous parlez !!!
Monseigneur Lipstick, éleveur, utilise Canigou.
R.
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