samedi 8 décembre 2018

vendredi 30 novembre 2018

Quoique de nuit...


“Dieu semblait se taire et le mal semblait l’emporter”. Ils ont porté le Christ crucifié dans les noires et humides cellules des prisons, et ils ont confessé leurs foi comme Daniel dans la fosse des lions ou les trois jeunes dans la fournaise ardente.
Ainsi, les barreaux des étroites fenêtres de prison sont devenus pour eux des signes de la Sainte Croix, c’était leur croix à eux unie à la Croix du Sauveur. L’Archevêque Ploscaru racontait que, chaque fois qu’il était conduit dans une autre cellule, aussitôt qu’il était enfermé il baisait le verrou de la porte de fer. Pendant deux ans il a été enfermé tout seul dans une cellule qui avait les vitres cassées. D’habitude en ces circonstances le prisonnier ou bien devenait fou ou bien tombait malade risquant la mort même (ce qui, d’ailleurs était le but de ce traitement). Mgr Ploscaru s’est conçu un strict programme spirituel qu’il respectait rigoureusement, en récitant de mémoire toutes les prières qu’il se rappelait de l’Office liturgique quotidien. Après il faisait de longues méditations qui aboutissaient des fois en poésies. C’était la seule modalité qu’il avait pour exprimer et mémoriser des idées, des sentiments. Tout devenait sujet de contemplation : un petit oiseau, une araignée, un papillon, tout se transformait en occasion de louange adressée au Dieu Créateur et source de vie. C’est ainsi qu’il a composé 96 poésies, qui ont été réunies après les années ‘90 dans un volume intitulé: “Croix de barreaux”. Chaque jour il en composait une et il répétait de mémoire les autres parce qu’il n’y avait pas de papier pour les écrire; ainsi c’était en même temps une prière et un exercice de mémoire. C’est ainsi qu’ils ont transformé les cellules des prisons en chapelles ; le temps de la détention en temps d’exercices spirituels; leur vie entière en offrande de doux parfum spirituel porté au Père selon le modèle du Fils, par la grâce et le pouvoir du Saint Esprit.”

dimanche 25 novembre 2018

Au feu !

L'âme est une chose capable de prendre feu. Elle n'est même faite que pour cela. Ce feu porte un nom, il s'appelle la joie, et quand la chose se produit et que l'Esprit tombe sur elle, comme on dit, elle ressent une telle joie, il lui est arraché tel un cri. 
Paul Claudel à Jean Louis Barreault
2 07 1953

dimanche 18 novembre 2018

“La lampe de Dieu n’était pas encore éteinte” 1 Sm 3, 3

Une phrase comme ça, au détour du texte. Une phrase qui n’a l’air de rien et qui provoque la méditation. Au fond du sanctuaire, quand toute lumière a cessé d’être ; au détour d’une chapelle, la lueur ténue qui met en relief les formes alentour. Les contours d’une statue et les silhouettes des chaises. Elle n’attire pas forcément, on la regarde de loin, tranquille, niché dans l’obscurité. Nul ne nous voit, dissimulé dans les plis nocturnes, nul ne nous voit hormis Celui pour qui la lampe produit la lumière, Celui qui est lumière. 
“Tu es Seigneur la lampe de mes pas”. Des jours en pleine lumière, des jours dans le coeur de la ténèbre. “La ténèbre n’est pas ténèbre près de toi, la nuit comme le jour est lumière.” Relecture après l’événement. 

L’essentiel est de toujours marcher, ne jamais s’arrêter, ne jamais cesser d’aimer. Source de lueurs. 
Rien n’est émouvant comme ces moments de solitude habitée où entre deux dialogues, le soleil décline et baigne tout d’une couleur d’autres temps. Nous voici alors pèlerins d’Emmaüs - amateurs sur le chemin de la vie. Les coeurs brûlants tout en marchant, les dialogues d’errance, le brouillard des sentiments et, discrète, la lumière discrète qui luit au loin, sans que nous en ayons conscience. Quand le coeur s’égare, toujours retentissent les mêmes mots envers nos interlocuteurs “tu es bien le seul à ne pas savoir...” Lc 24, 18. 
Isolement et départ pour une île qui n’est jamais déserte, même si au fond de nous même reposent ce désir, cette facilité, cette complaisance envers la douleur, toujours plus noble à nos yeux que la joie tranquille. 
“De quoi parliez vous tout en marchant ?” De tout et de rien. De ces choses qui nous font saigner le coeur depuis l’enfance et dont on ne parle que rarement, lorsque le coeur déborde de quelques larmes. 
“Où demeures - tu ?” Je demeure près de la lampe qui luit depuis la nuit des temps, depuis que dans ma création j’ai ouvert l’avenir à l’homme et à la femme. Et surtout depuis le jour où l’homme m’a ouvert les bras. De lui, je ne désespère pas. De lui, jamais je ne désespère. 
Dans le sanctuaire, au coeur de la pénombre, j’attends : Une parole, ressentir une présence. Lever un instant les yeux vers la croix, lieu de Passion, et un peu plus haut : transfigurer sa prière dans la lumière de la Résurrection. 

“La lampe de Dieu n’est jamais éteinte.” 

mercredi 7 novembre 2018

jeudi 1 novembre 2018

Elévation

Toutes les soumissions du monde ne valent pas le point d'élancement, le bel élancement droit d'une seule invocation, d'un libre amour.
Quand Saint Louis m'aime, dit Dieu, je suis sûr, je sais de quoi on parle.
C'est un homme libre, c'est un libre baron de l'Ile de France.
Quand Saint Louis m'aime, je sais, je connais ce que c'est que d'être aimé.
Charles Péguy
in Le mystère des Saints innocents

mercredi 24 octobre 2018

Non, rien de rien...

“Allons à la rencontre des gens avec la simplicité de ceux qui veulent les aimer avec Jésus dans le cœur, sans projets pharaoniques, sans enfourcher les modes du moment. À notre âge, nous avons vu tant de projets pastoraux pharaoniques … Qu’ont-ils fait ? Rien ! Les projets pastoraux, les plans pastoraux sont nécessaires, mais comme un moyen d’aider la proximité, la prédication de l’Evangile, mais en eux-mêmes, ils ne servent à rien. La voie de la rencontre, de l’écoute, du partage c’est la voie de l’Eglise.”
            Pape François, aux prêtres de Sicile, sept 2018

samedi 6 octobre 2018

Intervention de l'Archevêque de Sydney, Mgr Anthony Fisher, au synode des jeunes

  « Aujourd’hui, en votre présence, Saint-Père, et au milieu de mes frères évêques, je veux dire aux jeunes combien je suis désolé, pour toutes les manières dont nous nous avons failli envers eux.
Pour les actes honteux de certains prêtres, religieux et laïcs, perpétrés sur vous ou sur d'autres jeunes comme vous, et pour les terribles dommages qui en ont résulté; et pour le fait que trop d'évêques et d'autres n'ont pas réagi de manière appropriée lorsque des abus ont été identifiés, et qu'ils n’ont pas tout mis en œuvre pour assurer votre sécurité; et pour les dommages ainsi causés à la crédibilité de l’Église et à votre confiance : je vous demande pardon.
  Pour toutes les fois où les familles, les paroisses et les écoles catholiques n'ont pas réussi à vous présenter la personne de Jésus-Christ, sa parole salvatrice et son projet pour votre vie ; et pour les fois où nous vous avons semblé peu accueillants, distants ou durs, ou toutes les fois où nous n’avons pas manifesté la joie pure d’être chrétien; et pour toutes les fois où vous recherchiez votre identité sexuelle, ethnique ou spirituelle et que vous aviez besoin d'une boussole morale, mais que vous avez trouvé les membres de l'Église antipathiques ou ambigus : je vous demande pardon.
Car lorsque nous vous avons sous-estimés, en ne vous encourageant pas à vivre héroïquement votre appel baptismal à la sainteté et au chemin pascal menant à la vie par le renoncement à soi-même; ou lorsque nous avons fourni trop peu d’offre pastorale aux jeunes ou d’autres formes de soutien, où vous avez donc vécu seuls en tant que jeunes gens de foi et d’idéaux solitaires dans un monde laïcisé, souvent cynique; ou lorsque des liturgies manquant de beauté ou peu accueillantes n’ont pas réussi à vous inspirer ou à vous inclure, et lorsque l’on vous a refusé le trésor d’examens de conscience, de réconciliation, d’adoration, de pèlerinages, de pénitences et de dévotions de l’Église : je vous prie de nous excuser.
  Pour toutes les prédications médiocres, les catéchèses ou les directions spirituelles qui échouent à convertir, et pour le manque d'imagination ou d'enthousiasme dans cette nouvelle évangélisation à laquelle les récents papes nous ont appelés; et pour nos manquements à manifester la miséricorde de Dieu, point sur lequel le pape François insiste tant, pour nos manquements à vous impliquer dans des campagnes pour une justice centrée sur le Christ et dans des œuvres de miséricorde; et pour les familles, les diocèses et les ordres religieux qui, ayant une mentalité contraceptive, ont renoncé à générer de nouvelles vocations et n'ont donc pas nourri les vôtres : je vous demande pardon.
  A tous les jeunes gens que nous avons abandonnés de ces manières ou d’autres façons : du fond de mon cœur, je vous demande pardon. Et au Seigneur je demande, dans la prière : Kyrie eleison.
Mais je dis aussi aux jeunes: Ne renoncez jamais à Jésus à cause de nos échecs. Ne renoncez jamais à l'Église que vous pouvez aider à rendre plus fidèle. Ne renoncez jamais au monde que vous avez la possibilité de rendre meilleur, avec l’aide du Christ et de l’Église.
En Jésus-Christ, l'Ancien des Jours est rajeuni, pour vous. Le Créateur de ce bel univers se rapproche de votre vie pour vous sauver. Il vous appelle à « venir le suivre » et à devenir son jeune disciple. Il vous envoie comme missionnaire dans notre monde. Vous pouvez être un héros, car rien n'est aussi excitant que l'aventure de l'Évangile !
  Donc: quand vous êtes perdus et que vous avez besoin d’une orientation, sachez que le jeune Jésus est le Chemin éternel pour vous ! Lorsque vous êtes confus et avez besoin d'un enseignement sain, sachez que le jeune Jésus est la vérité éternelle pour vous! Lorsque vous recherchez la vocation qui vous comblera le plus, sachez que le jeune Jésus est la Vie éternelle pour vous!
En présence du Saint-Père et de mes frères évêques, je me réengage envers les jeunes, je me réengage à les rapprocher du Christ qui est toujours là, pour eux. »

jeudi 27 septembre 2018

mercredi 19 septembre 2018

Saperlipopette !

Qui aurait pu croire que le diable soit si proche de la Ste Vierge...


jeudi 6 septembre 2018

Heroic hearts

   Si nous ne sommes plus aujourd’hui cette force qui remua jadis ciel et terre ;
Ce que nous sommes, nous le sommes ;
Des cœurs héroïques d’une même trempe,
Affaiblis par le temps qui passe et la fatalité
Mais forts par la volonté de lutter, d’explorer, de découvrir
Et de ne rien concéder.



We are not now that strength which in old days
Moved earth and heaven, that which we are, we are ;
One equal temper of heroic hearts,
Made weak by time and fate, but strong in will
To strive, to seek, to find, and not to yield.

Lord Alfred Tenisson
Ulysse

mercredi 5 septembre 2018

Step by step

En apprenant à faire les choses les unes après les autres, en les aimant toutes également, on expérimente que, de fait, « il y a un temps pour tout » (Qo 3, 1) et que Dieu nous donne sa lumière pas après pas dans la mesure à nous ne recherchons que sa volonté dans les choses. On apprend à ne
pas chercher à préciser les choses à l’avance là où il n’y a pas de nécessité. Dieu « donne ordinairement sa lumière petit à petit » . Il aime nous voir vivre dans la confiance et l’on se fatigue bien inutilement à anticiper l’heure de Dieu. « Cherchez d'abord son Royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît. Ne vous inquiétez donc pas du lendemain : demain s'inquiétera de lui-même. A chaque jour suffit sa peine. » (Mt 6, 33-34). Autrement dit notre cœur est fait pour être un cœur d’enfant avec quelque chose de l’insouciance des enfants et le chemin de l’intériorité apparaît ici inséparable de la voie d’enfance faite d’humilité, de confiance et d’abandon, qui nous fait dire : « Seigneur, je n'ai pas le cœur fier ni le regard ambitieux ; je ne poursuis ni grands desseins, ni merveilles qui me dépassent. Non, mais je tiens mon âme égale et silencieuse ; mon âme est en moi comme un enfant, comme un petit enfant contre sa mère. » (Ps 130 (131), 1-2). On apprend à ne pas suivre une idée, à ne pas appliquer un programme tout fait, mais à demeurer dans l’écoute du réel en laissant les choses venir là où rien n’oblige à l’action et où Dieu ne donne pas de lumière particulière. On lâche prise.

dimanche 2 septembre 2018

jeudi 30 août 2018

mercredi 29 août 2018

Un brin mégalo...


Focus

Ci-après un article de Patrice de Plunkett (http://plunkett.hautetfort.com/) sur les tourmentes ecclésiales actuelles : 

Le libelle de l'ex-nonce Vigano contre le pape François est une manoeuvre américaine tordue menée par un personnage discuté, venue de l'aile "catholique" de l'ultradroite libérale-conservatrice, et visant à empêcher le pape de réformer l'Eglise : 
Dossier si monstrueux que Léon Bloy n'aurait pas hésité à y voir le vrai sujet des messages de La Salette, le scandale des prêtres abuseurs et des pédophiles est en soi d'une gravité infinie. Il appelle un traitement radical. Tolérance zéro et dénonciation à la justice. Filtrage vigilant dans les séminaires... Appliquées sur le terrain depuis dix ans avec des résultats, ces directives ont été édictées par Benoît XVI et confirmées par François, qui n'a donc pas à les annoncer de nouveau aujourd'hui.
Cependant c'est contre François que le scandale des abuseurs et pédophiles, relancé par le dossier de Pennsylvanie (remontant aux années 1940), est exploité aujourd'hui : comme s'il était plus urgent d'abattre le pape que de cautériser l'abcès des abus dans l'Eglise.
La campagne contre François est menée parallèlement par deux camps, à "droite" et à "gauche" : 1. ceux qui haïssent très spécialement"Bergoglio" (parce qu'il dénonce le capitalisme néolibéral) ; 2. ceux qui combattent chaque pape (parce qu'ils voudraient voir disparaître l'Eglise, symbole d'un monde à abolir). Ultra-droite catho et cathophobes transhumanistes : normalement ces deux courants ne devraient pas converger. Mais contre François, ils convergent... C'est l'un des effets du drame des prêtres abuseurs et des pédophiles.
Pour preuve : aux Etats-Unis ce week-end, le lancement d'un libelle anti-François par plusieurs publications proches de l'intégrisme et par le National Catholic Register, publication naguère honorable mais rachetée (2011) par EWTN, radio trumpiste "catho" allergique à la pensée socio-économique du pape. Libelle aussitôt exploité par l'autre camp : la mouvance "progressiste", qui rêve d'un post-catholicisme sans repères ni structures. Entre ces deux courants adverses, les mobiles sont contraires mais l'objectif est le même : forcer le pape à partir.
Le libelle est rédigé par l'ex-nonce aux USA Carlo Maria Vigano. Ce seul nom fait tiquer les connaisseurs : le prélat Vigano est un personnage discuté. Evincé en 2011 de l'IOR (la banque du Vatican) et furieux d'être ainsi "puni" et expédié outre-Atlantique par Benoît XVI, Mgr Vigano est impliqué en 2012 dans le scandale des Vatileaks ourdi (contre le même Benoît XVI) par les conservateurs de la Curie et leurs amis journalistes. Mis à la retraite en 2016, il se lie aux agitateurs de l'ultra-droite bergogliophobe et adhère aux dubia contre l'exhortation apostolique Amoris laetitia. Mgr Vigano ressurgit aujourd'hui en signant le libelle de onze feuillets dans lequel il demande froidement la démission du pape François. Motif allégué : le cas de l'ex-cardinal McCarrick, lourdement sanctionné [*] par François en juillet dernier et sous le coup d'un procès canonique pour dépravation homosexuelle. L'ex-nonce, pour sa part, affirme qu'avant de prendre cette décision le pape avait fait de McCarrick son "conseiller de confiance"...
L'initiative de Mgr Vigano est singulière, de la part d'un ex-nonce "soupçonné aux Etats-Unis d'avoir obligé le diocèse de Saint-Paul Minneapolis à enterrer une enquête pour attouchements sur mineurs à l'encontre de son archevêque, Mgr John Nienstedt" (La Croix, 26/08).
On voit plus clair dans les mobiles de Mgr Vigano quand on voit à quoi tend l'accusation d'avoir fait de McCarrick un "conseiller de confiance" : la preuve en est, dit-il, que le pape a promu "les archevêques de Chicago et de Newark". Or ces deux archevêques, taxés de socialisme et de soutien aux immigrés, sont les bêtes noires de l'ultra-droite américaine...
En tout cas, voilà les aboyeurs de l'ultra-droite US (First things, Ross Douthat) rejoints par les post-cathos queer et trans, pour demander, d'une même voix, la démission du pape qui veut réformer en profondeur l'Eglise catholique ! Il y a là du mystère.

Je cède la parole à deux intervenants Facebook :

François Sarrazin
Accusations de Vigano : à manier avec extrême prudence. Le nonce en question a lui-même protégé l'ancien archevêque de Minneapolis-Saint-Paul au Minnesota (qui était coupable de protéger des prêtres agresseurs) en ordonnant la destruction de preuves incriminantes... https://www.catholicculture.org/news/headlines/index.cfm...

François Sarrazin
Quant à des sanctions de Benoit XVI contre McCarrick lui imposant de se retirer de la vie publique, il se trouve que l'ancien archevêque de Washington a continué pendant des années à présider des ordinations médiatisées. Il a aussi mené une délégation œcuménique de prélats et d’universitaires américains pour un voyage en Irak (en novembre 2012) : https://www.law.edu/International.../delegation-nov2012.cfm

Bruno Moysan
A mon avis, il ne faut pas être naïf... Mc Carrick était membre du CSIS où il y avait aussi Zbig, Woolsey, Farland etc... il est probable que ses agissements étaient couverts, si agissements il y a eu, en échange d'un soutien sans faille à la défense du capitalisme américain et à la lutte contre le communisme dans le contexte de la guerre froide et de la fin de l'empire soviétique... ! On est dans un contexte géopolitique, dont faisait partie aussi J.-P. II, qui voyait dans le communisme un péril supérieur à celui des dérives de moeurs individuelles. Il y aurait d'ailleurs toute une étude à faire sur la relation entre un certain nombre de structures soi-disant d'Eglise violemment anti-communistes, et tout aussi activement pro-capitalistes, et la politique anti-communiste américaine voire des officines comme la CIA... On aurait probablement des surprises... Aujourd'hui, Mc Carrick a 87 ans, il ne sert plus à rien. Autant le sacrifier en essayant de faire tomber le Papa Francesco au passage dont le côté écolo et anti-capitaliste gêne véritablement...

__________


[*] exclusion du collège des cardinaux, interdiction de ministère et de parole publique, assignation à résidence en attendant le procès canonique.

vendredi 24 août 2018

St Barthélémy...

La déco n'est pas raccord mais le principe final y est !


R. I. P.


jeudi 23 août 2018

L'habit fait-il le moine ?



Le connétable de Montmorency voulut mourir en habit de capucin.

Un gentilhomme, nommé
Montdragon, lui dit : "Ma foi ! Vous faites finement ; car, si vous ne vous déguisez bien , vous n'entrerez jamais en paradis."

Tallement des Réaux

lundi 20 août 2018

Amour toujours...

« Servile est la crainte tant qu’elle n’est pas affranchie par l’amour. Et l’honneur qui ne provient pas de l’amour n’est pas honneur mais flatterie. Certes, « à Dieu seul l’honneur et la gloire » ; mais Dieu
n’acceptera ni l’un ni l’autre, s’ils n’ont pas été assaisonnés du miel de l’amour. L’amour se suffit à lui-même, il plait par lui-même et pour lui-même. Il est à lui-même son mérite, à lui-même sa récompense. L’amour ne cherche hors de lui-même ni sa cause ni son fruit : en jouir, voilà son fruit. J’aime parce que j’aime ; j’aime pour aimer. Grande chose que l’amour si du moins il remonte à son principe, s’il retourne à son origine, s’il reflue vers sa source pour y puiser sans cesse son pérenne jaillissement. De tous les mouvements de l’âme, de ses sentiments et de ses affections, l’amour est le seul qui permette à la créature de répondre au Créateur, sinon d’égal à égal, du moins dans une réciprocité de ressemblance (…). Quand Dieu aime, il ne veut rien d’autre que d’être aimé. Car il n’aime que pour être aimé, sachant que ceux qui l’aimeront seront bienheureux par cet amour même »
St Bernard de Clairvaux
Sermons sur le Cantique des Cantiques

Jugement de Salomon

Dans une église, deux femmes de qualité étaient en discussion pour savoir laquelle céderait le pas à
l'autre. L'empereur Charles-Quint, l'ayant appris, se fit expliquer les raisons de l'une et de l'autre, et les fit venir : "Puisque vous ne pouvez vous mettre d'accord, j'ordonne, dit-il, que la plus folle et la plus laide de vous deux passera la première."
La chronique dit qu'elles prirent le parti le plus sage : elles entrèrent ensemble.

dimanche 19 août 2018

vendredi 10 août 2018

Sur ce simple ponton...

Sur ce simple ponton, le rêve avance sûr de lui.
C'est si vulnérable un rêve...
Il s'avance et il s'élance.
Il prend son vol et déploie ses ailes.
Tout l'horizon devant lui et rien ne peut le stopper.
Au loin une voile, pour le porter une étendue d'eau aussi large que l'infini.
Sur un vent porteur glisse une mouette légère et fragile. Un souffle.
Emplir ses poumons et ne songer à rien. Où à si peu.
Vivre simplement.
Pousser cette porte bleue, s'asseoir sur le seuil. Ne rien dire. Le monde à portée de main.
Ne rien posséder.
Faire silence, ne pas faire de geste. Faire de la place.
Pourvu qu'ils me laissent le temps...


lundi 30 juillet 2018

Plage spi...

Evidemment, on pourrait me dire avec parfois quelque justesse : partout où un prêtre se pose, on parle de Dieu. Bien que l'expérience ait - hélas - démenti plusieurs fois cette digne maxime, je me suis trouvé cette après midi en présence d'un surprenant débat théologique entre deux pâtés de sable.
Alors que ma serviette se trouvait à proximité d'un trio de petites filles débitant plus de 2000 mots / quart d'heure et que j'étais plongé (tant bien que mal) dans un thriller grouillant d'affreux et authentiques nazis, arriva à mes oreilles étonnées des bribes d'une disputatio digne des universités médiévales. 
Essai de reconstitution. 
- Charlotte est à Lourdes ! (s'en suivit des précisions sur la couleur de ses cheveux, de ses habits... sans intérêt pour la suite !)
- La Vierge apparaît à Lourdes (le niveau monte !)
- Elle apparaît aussi ailleurs ! 
- Ah oui où ?
- Silence (goûté à sa juste valeur par l'auteur)
- Une autre : il y a Fatima ! (Bravo ma chérie !)
- La même : Purée, je vais tout casser parce que vous avez pas dit Fatima ! (mais non, mais non...)
- Moi je voudrais bien être un voyant...
- Comment elle s'appelait déjà ? ça finit par ette...
- C'est Bernadette ! 
- Y a des saints qui voient le ciel... (Silence envieux)
- Ben oui, ils sont catholiques ! (référence subliminale aux aventures de Rabbi Jacob ?)
- Y en a d'autres qui peuvent le voir !
Sur ce, elles finirent aussi vite qu'elles avaient commencé et partirent en galopant vers les vagues (Marie étoile de la mer...) tout en portant une énorme bouée en forme de pieuvre (là je cale sur le symbole !).
Bon tout n'est pas perdu...
On dit tous un "Je vous salue Marie" pour les petites théologiennes !

mardi 24 juillet 2018

Tendre abandon...

« Cette simplicité de l'âme, ce tendre abandon à la Majesté divine, nous consacrons notre vie à l'acquérir, ou à le retrouver si nous l'avons connu, car c'est un don de l'enfance qui le plus souvent ne survit pas à l'enfance... Une fois sorti de l'enfance, il faut très longtemps souffrir pour y rentrer, comme tout au bout de la nuit on retrouve une autre aurore. Suis-je redevenue enfant ?...»

Georges Bernanos 
in Dialogue des Carmélites

lundi 23 juillet 2018

Where is it ?

... and what is it ?


samedi 21 juillet 2018

On ne peut jamais savoir...

On raconte cette histoire amusante : qu'un vieux curé de campagne reçut un jour la confession d'un évêque. Comme il était habitué à confesser des bonnes femmes et à entendre leurs petites histoires, il était très embarrassé. Que dire à un évêque ? Comment est-ce qu’on exhorte un évêque ? Il n'avait jamais fait ça de sa vie. Alors tout confus de la confession qu'il venait d'entendre, il dit simplement : « Eh ! bien, Monseigneur, voilà ce que c'est, quand c'est comme ça ! »

« Voilà ce que c'est, quand c'est comme ça ». Eh ! bien, c'est ce que nous pouvons dire toujours, devant n'importe quelle faute : « voilà ce que c'est quand c'est comme ça. » Inutile de nous attarder, inutile de mettre les gens au pied du mur, de les humilier, de les déprimer et de les décourager. Il faut qu'ils sachent justement qu'ils ne sont pas liés par leur passé, quel qu'il soit. Et un regard de bonté, un regard d'amour fera infiniment plus que tous les reproches, qui sont d'ailleurs toujours injustifiés, puisque nous ne sommes pas nous-mêmes infaillibles. 

On ne peut jamais savoir 

On ne peut jamais savoir ce qu'on sera demain. Ce qu'on peut savoir, c'est que dès qu’on quitte Dieu et qu'on tombe en soi-même, on est capable de tout.
Maurice Zundel

vendredi 29 juin 2018

Cahier de vacances...


Sujet du cours : Comment devenir Pape en 10 leçons ?

mercredi 30 mai 2018