vendredi 15 février 2019

jeudi 14 février 2019

Ce qu'il en reste...


Crâne de St Valentin
Santa Maria in Gosmedin, Rome

Comment aimer ?

Chrétiens, apprenez de Jésus-Christ comment vous le devez aimer. Apprenez à l'aimer tendrement, à l'aimer prudemment, à l'aimer fortement. Tendrement, de peur que vous ne soyez attirés par les charmes des plaisirs sensuels. Prudemment, de peur que vous ne soyez séduits. Fortement, de peur que vous ne soyez vaincus et détournés de l'amour du Seigneur. Pour que la gloire du monde, ou les voluptés de la chair ne vous entraînent point, que la sagesse, qui est Jésus-Christ, ait pour vous des
attraits et des douceurs infiniment plus grandes. Si vous voulez n'être point séduits par l'esprit de mensonge et d'erreur, que la vérité qui est Jésus-Christ répande en vous une lumière éclatante. Pour n'être point abattus par les adversités, que la vertu de Dieu, qui est Jésus-Christ, vous fortifie. Que la charité embrase votre zèle, que la science le règle, que la constance l'affermisse. Qu'il soit exempt de tiédeur, plein de discrétion, éloigné de toute timidité. Ces trois choses ne vous ont-elles point été prescrites par la Loi, quand Dieu dit : « Vous aimerez le Seigneur votre Dieu de tout votre coeur, de toute votre âme, et de toutes vos forces (Dt 6, 5) ? » Il me semble, si vous n'avez quelque autre sens meilleur à donner à cette triple distinction, que l'amour du cœur se rapporte au zèle d'affection, l'amour de l'âme à l'adresse ou su jugement de la raison, et l'amour des forces, à la constance ou à la rigueur de l'esprit. Aimez donc le Seigneur votre Dieu d'une affection de cœur pleine et entière; aimez-le de toute la sagesse et de toute la vigilance de la raison; aimez-le de toutes les forces de l'esprit, en sorte que vous ne craigniez pas même de mourir pour l'amour de lui, ainsi qu'il est écrit : « L'amour est fort comme la mort, et le zèle fervent, inflexible comme l'enfer (Ct 8, 6). » Que le Seigneur Jésus soit à votre coeur un objet de douceur infinie, pour détruire la douceur criminelle des charmes de la vie de la chair; qu'une douceur en surmonte une autre, comme un clou chasse un autre clou. Qu'il soit à votre entendement une lumière qui le guide, et qu'il serve de conducteur à votre raison, non seulement pour éviter les embûches que les hérétiques vous dressent malicieusement, et pour garder votre foi pure de leurs finesses et de leurs artifices, mais aussi afin que vous ayez soin d'éviter ce qu'il peut y avoir d'excessif et d'indiscret dans votre conduite. Que votre amour soit encore constant et généreux, qu'il ne cède point à la crainte, et ne succombe point au travail. Aimons donc avec tendresse, avec circonspection et avec ardeur; car il faut savoir que si l'amour affectif du cœur est doua, il est trompeur, à moins qu'il ne soit accompagné de celui de l'âme ; et que celui-ci pareillement, sans l'amour de force et de courage est sage, mais faible et fragile. 
St Bernard de Clairvaux 
Sermon sur le Cantique des Cantiques n° 20

jeudi 7 février 2019

Viens Seigneur !


Viens Seigneur !
Ne souris pas 
En disant 
Que tu es déjà avec nous. 
Il y a des millions qui ne Te connaissent pas. 
Et à quoi ça mène de te connaître ? 
A quoi sert ta venue 
Si pour les tiens 
La vie continue telle quelle ?... 


Convertis-nous. 
Ebranle-nous. 
Que ton message 
Devienne chair de notre chair, 
Sang de notre sang, 
Raison d’être de notre vie. 
Qu’il nous arrache 
A la quiétude 
De la bonne conscience ! 
Qu’il soit exigeant, 
Incommode, 
Car ce n’est qu’ainsi 
Qu’il nous apportera la paix profonde, 
La paix différente, 
Ta paix !... 

Dom Helder Camara, 
in « Le désert est fertile »

mercredi 30 janvier 2019

jeudi 17 janvier 2019

Editorial de Mgr Macaire, archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France

Cette année, je le dis et je le souhaite, ne sera ni bonne ni bénie pour les méchants. La Parole de Dieu est suffisamment limpide sur ce point : le Seigneur garde les pas de ses fidèles, MAIS Il se lève contre l’engeance des méchants (Is 31,2), Il les fait disparaître (1Sam 2,9), les retranche du pays (Pr 2,22 ; 10,3), les extirpe (Ps 37,9), met fin à leur agitation (Jb 3,17) et à leur arrogance (Is 13,11), Il brise leur bâton (Is 14,5), les fait trébucher (So 1,3) chanceler, succomber (Ps 27,2) et les écrase sur place (Jb 40,12). Ces paroles ne sont pas tendres pour un début d’année et pour des vœux. Mais elles ont le mérite d’être claires sur les vœux que le Seigneur lui-même formule pour son peuple depuis la nuit des temps.
Inutile de souhaiter à tout va « bôn’ané bôn’santé, amouréréussite, fwa en JéziKri » car nous savons bien que l’année ne sera bonne ni pour les riches, ni pour les bien-portants, ni pour ceux qui réussiront, ni même pour les amoureux ou les croyants, s’il n’y a pas, dans notre pays, davantage de fraternité, de bonté, de vérité, de pardon, de douceur, de solidarité, de guérison, sans parler du souci du Bien-Commun, de la prière, du silence, de l’écoute, de la générosité, ou encore de la chasteté, de la politesse et de la bienveillance.

Qui peut être heureux, qui peut passer une Bonne Année, quand on se sent menacé partout par la méchanceté, le mépris, l’individualisme, les complots, les propos venimeux, le mensonge, la vanité, l’orgueil, la luxure, les divisions, la violence, le vacarme … ?
Ce disant, je ne parle pas que des païens. C’est à mes frères chrétiens de toutes confessions, et en particulier aux catholiques pratiquants et engagés, que je m’adresse. Certains d’entre nous se laissent aller à des attitudes mauvaises, non seulement dans leur famille ou leur vie sociale, mais aussi au sein de l’Église ou lorsqu’ils la représentent devant d’autres. Des fidèles sont parfois capables de se montrer d’autant plus violents et méchants que leur responsabilité dans la communauté chrétienne et leur fréquentation de leur Église leur donne bonne conscience, se montrant d’autant plus arrogants qu’ils se croient légitimés par une certaine supériorité… Malheur ! Ont-ils oublié que la prière des méchants est une abomination pour le Seigneur (Pr 15,8) !?
Même s’il se trouve de « bonnes » justifications humaines pour manquer à la charité, un chrétien qui se montre violent, méprisant et distant avec ses collègues est un hypocrite : « celui qui n’aime pas son frère qu’il voit ne saurait aimer son Dieu qu’il ne voit pas » (1Jn 4,20). Une personne de l’Église qui se montre violente au cours d’un conflit de voisinage, alors qu’elle proclame la Parole de Dieu, commet un blasphème autant qu’une abomination : « tu ne prononceras pas à tort le nom de ton Dieu » (Ex 20,7). Un croyant qui, pensant être dans son bon droit, critiques sans cesse les autres et colporte des médisances et des calomnies, n’est pas quelqu’un qui craint Dieu : « ne jugez pas pour ne pas être jugés » (Mt 7,1). Un responsable D’Église qui, du haut de sa fonction, traite les autres fidèles avec mépris, est un « sépulcre blanchi » (Mt 23,27) : etc… Tous ceux-là seront jugés plus durement que les habitants de Sodome et Gomorrhe.
On peut duper un évêque, un curé ou un pasteur par une attitude mielleuse, mais on ne trompe pas Dieu ! Les baptisés qui n’imitent pas Jésus Christ ne seront pas excusés parce qu’ils prient et servent l’Église H24 : bien au contraire, cela ne rendra que plus sévère leur condamnation. Comment le Seigneur pourrait-il accorder sa grâce à ceux qui ajoutent le scandale au péché, contristent l’Esprit-Saint et empoisonnent le Corps du venin de la méchanceté ?! Je le répète : « le jugement sera sans Miséricorde pour qui n’a pas fait Miséricorde » (Jc 2,13). Travailler à faire passer aux autres une très mauvaise année 2019, c’est se préparer pour soi-même une très mauvaise éternité.
Que 2019 soit donc une année de guérison de nos méchancetés. « La cognée est à la racine » (Mt 3,10), mais il est encore temps : convertissons-nous !

mardi 1 janvier 2019

vendredi 28 décembre 2018

Maintenant que Noël est passé...

... Il est à la pêche ! 

  



jeudi 27 décembre 2018

L'art de bien prêcher...

Au sortir d'une cérémonie où un cordelier avait prêché, le cardinal de Richelieu, surpris de n'avoir point imposé au prédicateur, lui demanda comment il avait pu parler avec tant d'assurance. 
"Ah ! Monseigneur, répondit le cordelier, c'est que j'ai appris mon sermon devant un carré de choux, au milieu duquel il y en avait un de rouge, et cela m'a accoutumé à parler devant vous". 

Révélation...


samedi 15 décembre 2018

Il arrive...

... Mais attention !



samedi 8 décembre 2018

vendredi 30 novembre 2018

Quoique de nuit...


“Dieu semblait se taire et le mal semblait l’emporter”. Ils ont porté le Christ crucifié dans les noires et humides cellules des prisons, et ils ont confessé leurs foi comme Daniel dans la fosse des lions ou les trois jeunes dans la fournaise ardente.
Ainsi, les barreaux des étroites fenêtres de prison sont devenus pour eux des signes de la Sainte Croix, c’était leur croix à eux unie à la Croix du Sauveur. L’Archevêque Ploscaru racontait que, chaque fois qu’il était conduit dans une autre cellule, aussitôt qu’il était enfermé il baisait le verrou de la porte de fer. Pendant deux ans il a été enfermé tout seul dans une cellule qui avait les vitres cassées. D’habitude en ces circonstances le prisonnier ou bien devenait fou ou bien tombait malade risquant la mort même (ce qui, d’ailleurs était le but de ce traitement). Mgr Ploscaru s’est conçu un strict programme spirituel qu’il respectait rigoureusement, en récitant de mémoire toutes les prières qu’il se rappelait de l’Office liturgique quotidien. Après il faisait de longues méditations qui aboutissaient des fois en poésies. C’était la seule modalité qu’il avait pour exprimer et mémoriser des idées, des sentiments. Tout devenait sujet de contemplation : un petit oiseau, une araignée, un papillon, tout se transformait en occasion de louange adressée au Dieu Créateur et source de vie. C’est ainsi qu’il a composé 96 poésies, qui ont été réunies après les années ‘90 dans un volume intitulé: “Croix de barreaux”. Chaque jour il en composait une et il répétait de mémoire les autres parce qu’il n’y avait pas de papier pour les écrire; ainsi c’était en même temps une prière et un exercice de mémoire. C’est ainsi qu’ils ont transformé les cellules des prisons en chapelles ; le temps de la détention en temps d’exercices spirituels; leur vie entière en offrande de doux parfum spirituel porté au Père selon le modèle du Fils, par la grâce et le pouvoir du Saint Esprit.”

dimanche 25 novembre 2018

Au feu !

L'âme est une chose capable de prendre feu. Elle n'est même faite que pour cela. Ce feu porte un nom, il s'appelle la joie, et quand la chose se produit et que l'Esprit tombe sur elle, comme on dit, elle ressent une telle joie, il lui est arraché tel un cri. 
Paul Claudel à Jean Louis Barreault
2 07 1953

dimanche 18 novembre 2018

“La lampe de Dieu n’était pas encore éteinte” 1 Sm 3, 3

Une phrase comme ça, au détour du texte. Une phrase qui n’a l’air de rien et qui provoque la méditation. Au fond du sanctuaire, quand toute lumière a cessé d’être ; au détour d’une chapelle, la lueur ténue qui met en relief les formes alentour. Les contours d’une statue et les silhouettes des chaises. Elle n’attire pas forcément, on la regarde de loin, tranquille, niché dans l’obscurité. Nul ne nous voit, dissimulé dans les plis nocturnes, nul ne nous voit hormis Celui pour qui la lampe produit la lumière, Celui qui est lumière. 
“Tu es Seigneur la lampe de mes pas”. Des jours en pleine lumière, des jours dans le coeur de la ténèbre. “La ténèbre n’est pas ténèbre près de toi, la nuit comme le jour est lumière.” Relecture après l’événement. 

L’essentiel est de toujours marcher, ne jamais s’arrêter, ne jamais cesser d’aimer. Source de lueurs. 
Rien n’est émouvant comme ces moments de solitude habitée où entre deux dialogues, le soleil décline et baigne tout d’une couleur d’autres temps. Nous voici alors pèlerins d’Emmaüs - amateurs sur le chemin de la vie. Les coeurs brûlants tout en marchant, les dialogues d’errance, le brouillard des sentiments et, discrète, la lumière discrète qui luit au loin, sans que nous en ayons conscience. Quand le coeur s’égare, toujours retentissent les mêmes mots envers nos interlocuteurs “tu es bien le seul à ne pas savoir...” Lc 24, 18. 
Isolement et départ pour une île qui n’est jamais déserte, même si au fond de nous même reposent ce désir, cette facilité, cette complaisance envers la douleur, toujours plus noble à nos yeux que la joie tranquille. 
“De quoi parliez vous tout en marchant ?” De tout et de rien. De ces choses qui nous font saigner le coeur depuis l’enfance et dont on ne parle que rarement, lorsque le coeur déborde de quelques larmes. 
“Où demeures - tu ?” Je demeure près de la lampe qui luit depuis la nuit des temps, depuis que dans ma création j’ai ouvert l’avenir à l’homme et à la femme. Et surtout depuis le jour où l’homme m’a ouvert les bras. De lui, je ne désespère pas. De lui, jamais je ne désespère. 
Dans le sanctuaire, au coeur de la pénombre, j’attends : Une parole, ressentir une présence. Lever un instant les yeux vers la croix, lieu de Passion, et un peu plus haut : transfigurer sa prière dans la lumière de la Résurrection. 

“La lampe de Dieu n’est jamais éteinte.” 

mercredi 7 novembre 2018

jeudi 1 novembre 2018

Elévation

Toutes les soumissions du monde ne valent pas le point d'élancement, le bel élancement droit d'une seule invocation, d'un libre amour.
Quand Saint Louis m'aime, dit Dieu, je suis sûr, je sais de quoi on parle.
C'est un homme libre, c'est un libre baron de l'Ile de France.
Quand Saint Louis m'aime, je sais, je connais ce que c'est que d'être aimé.
Charles Péguy
in Le mystère des Saints innocents

mercredi 24 octobre 2018

Non, rien de rien...

“Allons à la rencontre des gens avec la simplicité de ceux qui veulent les aimer avec Jésus dans le cœur, sans projets pharaoniques, sans enfourcher les modes du moment. À notre âge, nous avons vu tant de projets pastoraux pharaoniques … Qu’ont-ils fait ? Rien ! Les projets pastoraux, les plans pastoraux sont nécessaires, mais comme un moyen d’aider la proximité, la prédication de l’Evangile, mais en eux-mêmes, ils ne servent à rien. La voie de la rencontre, de l’écoute, du partage c’est la voie de l’Eglise.”
            Pape François, aux prêtres de Sicile, sept 2018

samedi 6 octobre 2018

Intervention de l'Archevêque de Sydney, Mgr Anthony Fisher, au synode des jeunes

  « Aujourd’hui, en votre présence, Saint-Père, et au milieu de mes frères évêques, je veux dire aux jeunes combien je suis désolé, pour toutes les manières dont nous nous avons failli envers eux.
Pour les actes honteux de certains prêtres, religieux et laïcs, perpétrés sur vous ou sur d'autres jeunes comme vous, et pour les terribles dommages qui en ont résulté; et pour le fait que trop d'évêques et d'autres n'ont pas réagi de manière appropriée lorsque des abus ont été identifiés, et qu'ils n’ont pas tout mis en œuvre pour assurer votre sécurité; et pour les dommages ainsi causés à la crédibilité de l’Église et à votre confiance : je vous demande pardon.
  Pour toutes les fois où les familles, les paroisses et les écoles catholiques n'ont pas réussi à vous présenter la personne de Jésus-Christ, sa parole salvatrice et son projet pour votre vie ; et pour les fois où nous vous avons semblé peu accueillants, distants ou durs, ou toutes les fois où nous n’avons pas manifesté la joie pure d’être chrétien; et pour toutes les fois où vous recherchiez votre identité sexuelle, ethnique ou spirituelle et que vous aviez besoin d'une boussole morale, mais que vous avez trouvé les membres de l'Église antipathiques ou ambigus : je vous demande pardon.
Car lorsque nous vous avons sous-estimés, en ne vous encourageant pas à vivre héroïquement votre appel baptismal à la sainteté et au chemin pascal menant à la vie par le renoncement à soi-même; ou lorsque nous avons fourni trop peu d’offre pastorale aux jeunes ou d’autres formes de soutien, où vous avez donc vécu seuls en tant que jeunes gens de foi et d’idéaux solitaires dans un monde laïcisé, souvent cynique; ou lorsque des liturgies manquant de beauté ou peu accueillantes n’ont pas réussi à vous inspirer ou à vous inclure, et lorsque l’on vous a refusé le trésor d’examens de conscience, de réconciliation, d’adoration, de pèlerinages, de pénitences et de dévotions de l’Église : je vous prie de nous excuser.
  Pour toutes les prédications médiocres, les catéchèses ou les directions spirituelles qui échouent à convertir, et pour le manque d'imagination ou d'enthousiasme dans cette nouvelle évangélisation à laquelle les récents papes nous ont appelés; et pour nos manquements à manifester la miséricorde de Dieu, point sur lequel le pape François insiste tant, pour nos manquements à vous impliquer dans des campagnes pour une justice centrée sur le Christ et dans des œuvres de miséricorde; et pour les familles, les diocèses et les ordres religieux qui, ayant une mentalité contraceptive, ont renoncé à générer de nouvelles vocations et n'ont donc pas nourri les vôtres : je vous demande pardon.
  A tous les jeunes gens que nous avons abandonnés de ces manières ou d’autres façons : du fond de mon cœur, je vous demande pardon. Et au Seigneur je demande, dans la prière : Kyrie eleison.
Mais je dis aussi aux jeunes: Ne renoncez jamais à Jésus à cause de nos échecs. Ne renoncez jamais à l'Église que vous pouvez aider à rendre plus fidèle. Ne renoncez jamais au monde que vous avez la possibilité de rendre meilleur, avec l’aide du Christ et de l’Église.
En Jésus-Christ, l'Ancien des Jours est rajeuni, pour vous. Le Créateur de ce bel univers se rapproche de votre vie pour vous sauver. Il vous appelle à « venir le suivre » et à devenir son jeune disciple. Il vous envoie comme missionnaire dans notre monde. Vous pouvez être un héros, car rien n'est aussi excitant que l'aventure de l'Évangile !
  Donc: quand vous êtes perdus et que vous avez besoin d’une orientation, sachez que le jeune Jésus est le Chemin éternel pour vous ! Lorsque vous êtes confus et avez besoin d'un enseignement sain, sachez que le jeune Jésus est la vérité éternelle pour vous! Lorsque vous recherchez la vocation qui vous comblera le plus, sachez que le jeune Jésus est la Vie éternelle pour vous!
En présence du Saint-Père et de mes frères évêques, je me réengage envers les jeunes, je me réengage à les rapprocher du Christ qui est toujours là, pour eux. »

jeudi 27 septembre 2018

mercredi 19 septembre 2018

Saperlipopette !

Qui aurait pu croire que le diable soit si proche de la Ste Vierge...


jeudi 6 septembre 2018

Heroic hearts

   Si nous ne sommes plus aujourd’hui cette force qui remua jadis ciel et terre ;
Ce que nous sommes, nous le sommes ;
Des cœurs héroïques d’une même trempe,
Affaiblis par le temps qui passe et la fatalité
Mais forts par la volonté de lutter, d’explorer, de découvrir
Et de ne rien concéder.



We are not now that strength which in old days
Moved earth and heaven, that which we are, we are ;
One equal temper of heroic hearts,
Made weak by time and fate, but strong in will
To strive, to seek, to find, and not to yield.

Lord Alfred Tenisson
Ulysse

mercredi 5 septembre 2018

Step by step

En apprenant à faire les choses les unes après les autres, en les aimant toutes également, on expérimente que, de fait, « il y a un temps pour tout » (Qo 3, 1) et que Dieu nous donne sa lumière pas après pas dans la mesure à nous ne recherchons que sa volonté dans les choses. On apprend à ne
pas chercher à préciser les choses à l’avance là où il n’y a pas de nécessité. Dieu « donne ordinairement sa lumière petit à petit » . Il aime nous voir vivre dans la confiance et l’on se fatigue bien inutilement à anticiper l’heure de Dieu. « Cherchez d'abord son Royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît. Ne vous inquiétez donc pas du lendemain : demain s'inquiétera de lui-même. A chaque jour suffit sa peine. » (Mt 6, 33-34). Autrement dit notre cœur est fait pour être un cœur d’enfant avec quelque chose de l’insouciance des enfants et le chemin de l’intériorité apparaît ici inséparable de la voie d’enfance faite d’humilité, de confiance et d’abandon, qui nous fait dire : « Seigneur, je n'ai pas le cœur fier ni le regard ambitieux ; je ne poursuis ni grands desseins, ni merveilles qui me dépassent. Non, mais je tiens mon âme égale et silencieuse ; mon âme est en moi comme un enfant, comme un petit enfant contre sa mère. » (Ps 130 (131), 1-2). On apprend à ne pas suivre une idée, à ne pas appliquer un programme tout fait, mais à demeurer dans l’écoute du réel en laissant les choses venir là où rien n’oblige à l’action et où Dieu ne donne pas de lumière particulière. On lâche prise.

dimanche 2 septembre 2018

jeudi 30 août 2018

mercredi 29 août 2018

Un brin mégalo...


Focus

Ci-après un article de Patrice de Plunkett (http://plunkett.hautetfort.com/) sur les tourmentes ecclésiales actuelles : 

Le libelle de l'ex-nonce Vigano contre le pape François est une manoeuvre américaine tordue menée par un personnage discuté, venue de l'aile "catholique" de l'ultradroite libérale-conservatrice, et visant à empêcher le pape de réformer l'Eglise : 
Dossier si monstrueux que Léon Bloy n'aurait pas hésité à y voir le vrai sujet des messages de La Salette, le scandale des prêtres abuseurs et des pédophiles est en soi d'une gravité infinie. Il appelle un traitement radical. Tolérance zéro et dénonciation à la justice. Filtrage vigilant dans les séminaires... Appliquées sur le terrain depuis dix ans avec des résultats, ces directives ont été édictées par Benoît XVI et confirmées par François, qui n'a donc pas à les annoncer de nouveau aujourd'hui.
Cependant c'est contre François que le scandale des abuseurs et pédophiles, relancé par le dossier de Pennsylvanie (remontant aux années 1940), est exploité aujourd'hui : comme s'il était plus urgent d'abattre le pape que de cautériser l'abcès des abus dans l'Eglise.
La campagne contre François est menée parallèlement par deux camps, à "droite" et à "gauche" : 1. ceux qui haïssent très spécialement"Bergoglio" (parce qu'il dénonce le capitalisme néolibéral) ; 2. ceux qui combattent chaque pape (parce qu'ils voudraient voir disparaître l'Eglise, symbole d'un monde à abolir). Ultra-droite catho et cathophobes transhumanistes : normalement ces deux courants ne devraient pas converger. Mais contre François, ils convergent... C'est l'un des effets du drame des prêtres abuseurs et des pédophiles.
Pour preuve : aux Etats-Unis ce week-end, le lancement d'un libelle anti-François par plusieurs publications proches de l'intégrisme et par le National Catholic Register, publication naguère honorable mais rachetée (2011) par EWTN, radio trumpiste "catho" allergique à la pensée socio-économique du pape. Libelle aussitôt exploité par l'autre camp : la mouvance "progressiste", qui rêve d'un post-catholicisme sans repères ni structures. Entre ces deux courants adverses, les mobiles sont contraires mais l'objectif est le même : forcer le pape à partir.
Le libelle est rédigé par l'ex-nonce aux USA Carlo Maria Vigano. Ce seul nom fait tiquer les connaisseurs : le prélat Vigano est un personnage discuté. Evincé en 2011 de l'IOR (la banque du Vatican) et furieux d'être ainsi "puni" et expédié outre-Atlantique par Benoît XVI, Mgr Vigano est impliqué en 2012 dans le scandale des Vatileaks ourdi (contre le même Benoît XVI) par les conservateurs de la Curie et leurs amis journalistes. Mis à la retraite en 2016, il se lie aux agitateurs de l'ultra-droite bergogliophobe et adhère aux dubia contre l'exhortation apostolique Amoris laetitia. Mgr Vigano ressurgit aujourd'hui en signant le libelle de onze feuillets dans lequel il demande froidement la démission du pape François. Motif allégué : le cas de l'ex-cardinal McCarrick, lourdement sanctionné [*] par François en juillet dernier et sous le coup d'un procès canonique pour dépravation homosexuelle. L'ex-nonce, pour sa part, affirme qu'avant de prendre cette décision le pape avait fait de McCarrick son "conseiller de confiance"...
L'initiative de Mgr Vigano est singulière, de la part d'un ex-nonce "soupçonné aux Etats-Unis d'avoir obligé le diocèse de Saint-Paul Minneapolis à enterrer une enquête pour attouchements sur mineurs à l'encontre de son archevêque, Mgr John Nienstedt" (La Croix, 26/08).
On voit plus clair dans les mobiles de Mgr Vigano quand on voit à quoi tend l'accusation d'avoir fait de McCarrick un "conseiller de confiance" : la preuve en est, dit-il, que le pape a promu "les archevêques de Chicago et de Newark". Or ces deux archevêques, taxés de socialisme et de soutien aux immigrés, sont les bêtes noires de l'ultra-droite américaine...
En tout cas, voilà les aboyeurs de l'ultra-droite US (First things, Ross Douthat) rejoints par les post-cathos queer et trans, pour demander, d'une même voix, la démission du pape qui veut réformer en profondeur l'Eglise catholique ! Il y a là du mystère.

Je cède la parole à deux intervenants Facebook :

François Sarrazin
Accusations de Vigano : à manier avec extrême prudence. Le nonce en question a lui-même protégé l'ancien archevêque de Minneapolis-Saint-Paul au Minnesota (qui était coupable de protéger des prêtres agresseurs) en ordonnant la destruction de preuves incriminantes... https://www.catholicculture.org/news/headlines/index.cfm...

François Sarrazin
Quant à des sanctions de Benoit XVI contre McCarrick lui imposant de se retirer de la vie publique, il se trouve que l'ancien archevêque de Washington a continué pendant des années à présider des ordinations médiatisées. Il a aussi mené une délégation œcuménique de prélats et d’universitaires américains pour un voyage en Irak (en novembre 2012) : https://www.law.edu/International.../delegation-nov2012.cfm

Bruno Moysan
A mon avis, il ne faut pas être naïf... Mc Carrick était membre du CSIS où il y avait aussi Zbig, Woolsey, Farland etc... il est probable que ses agissements étaient couverts, si agissements il y a eu, en échange d'un soutien sans faille à la défense du capitalisme américain et à la lutte contre le communisme dans le contexte de la guerre froide et de la fin de l'empire soviétique... ! On est dans un contexte géopolitique, dont faisait partie aussi J.-P. II, qui voyait dans le communisme un péril supérieur à celui des dérives de moeurs individuelles. Il y aurait d'ailleurs toute une étude à faire sur la relation entre un certain nombre de structures soi-disant d'Eglise violemment anti-communistes, et tout aussi activement pro-capitalistes, et la politique anti-communiste américaine voire des officines comme la CIA... On aurait probablement des surprises... Aujourd'hui, Mc Carrick a 87 ans, il ne sert plus à rien. Autant le sacrifier en essayant de faire tomber le Papa Francesco au passage dont le côté écolo et anti-capitaliste gêne véritablement...

__________


[*] exclusion du collège des cardinaux, interdiction de ministère et de parole publique, assignation à résidence en attendant le procès canonique.