samedi 18 septembre 2010

Rome, Rome, Rome...

Hier soir je songeais à une grande allée ombragée. Un léger souffle de vent l'anime. Sur la gauche, les pas mèneront vers San Giovanni a Porta Latina et l'oratoire San Giovanni in Oleo
(lieu présumé du martyr de St Jean) portant la devise d'un prêtre français Benoît Adam : "Au plaisir de Dieu" (Qui est aussi le titre d'un magnifique roman de Jean d'Ormesson). En continuant la promenade, nous laissons sur la gauche encore le tombeau des Scipions et passons sous la porte San Sébastiano. La descente se poursuit vers l'église du Quo Vadis (lieu où la tradition place le lieu où le Christ est apparu à Saint Pierre qui fuyait Rome) et les catacombes de Saint Sébastien. Le tombeau de Cécilia Metella se profile en haut d'une côte légère et le promeneur débouche sur les pavés de la Via Apia Antica. C'est calme et rien ne bouge.
La bordant comme une ponctuation, des tombeaux antiques égrènent les regrets de ceux qui restent. Les pins élancés embaument l'air. Pause à l'ombre. Rester là, ne songer à rien. L'horizon est large.
Rien ne presse.
Cette Via Appia devint la principale voie reliant Rome à Padoue et au port militaire de Brendisi (Brendisium) en Calabre, où avait lieu l'embarquement des armées pour la Grèce et l'Orient. Elle était utilisée par tous les temps, principalement pour le service des postes qui assurait sa mission en 14 jours au plus.
La via était pavée de gros blocs de basalte, à base conique, implantés solidement dans le terrain. Sa surface accusait une légère convexité en son milieu pour faciliter l'écoulement des eaux de pluie. Deux fossés, de part et d'autre, délimitaient la largeur de l'espace de circulation permettant le croisement de deux véhicules, sur quatre mètres. Elle était bordée de chemins de terre qu'empruntaient les cavaliers, les marchands de petit commerce et ceux qui allaient à pied.
Les voyageurs utilisaient beaucoup le cisium, un cabriolet à deux roues. Les femmes préféraient la litière (lectica) ou la chaise à porteur (sella). Les personnes qui avaient un passeport diplomatique, en plaque de bronze ou en parchemin, avaient la gratuité des voitures. Cet avantage dura jusqu'à la fin de l'Empire, au 5e siècle.
Mais déjà , il faut rentrer...
Avé César !

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Reviens Bernard !! T'as des ruines en Limousin .....M-N