mercredi 31 octobre 2012

Cherchez la différence...

Il y a peu, je tombe sur une photo du bureau du Pape Benoît XVI travaillant à son bureau...
Et ça donne ça :

On le voit recherchant une référence, une citation ou lisant un chapitre d'un livre de théologie. Well, well. Quelques feuilles au premier plan forment un aimable désordre, aimable mais maitrisé. Plus loin, Quelques livres fondamentaux pour le labeur, un grand crucifix, le tout bien disposé, ordonné de manière à être trouvé du premier coup. 
Mais comment fait-il ? m'exclame-je. Comment fait-il pour garder sa table de travail nickel comme ça ? Comment fait-il avec tous les dossiers qu'il traite, pour conserver cette apparente décontraction ? Hein, comment ?
Parce que mon bureau en fait, c'est ça : 


Goutez la différence ! Bien sûr, je ne suis pas sur la photo, je n'ai pas de photographes qui viennent prendre des clichés sous mon nez lorsque je travaille. Faut tout faire soi même !
Bon, c'est vrai aussi, je ne porte que rarement du blanc (trop salissant), et mes cheveux ne sont pas encore - tout à fait - blancs. Pour le reste, et bien la différence est fulgurante. 
Quelqu'un me souffle à l'instant qu'il a pour l'aider deux secrétaires et sans doute des religieuses préposées à l'entretien de sa maison. Ah voilà le secret ! Dites, Très Saint Père, vous pouvez m'en envoyer un secrétaire ? et une religieuse pour faire bon poids...? Hein s'il vous plaît ? Que j'ai l'air décontracté moi aussi à mon bureau ? Pour Noël ? Hein, dites...
La patience fait vivre dit-on...
Vivement Noël...


Homélie à lire...

HOMÉLIE DU CARDINAL ANDRÉ VINGT-TROIS 
LORS DE LA MESSE POUR LES RESPONSABLES POLITIQUES ET LES PARLEMENTAIRES

Mardi 30 octobre 2012 - Basilique Sainte Clotilde (Paris VII)

Mesdames et Messieurs, Frères et Sœurs, Les lectures liturgiques de ce jour nous invitent à poursuivre la réflexion qui occupe notre pays depuis quelques semaines, je veux parler, vous l’avez compris, de la transformation législative du mariage. En entendant ce passage de l’épître de Paul aux Éphésiens peut-être l’idée vous est-elle venue que cette conception des relations entre les époux est très datée et ne correspond plus aux mentalités d’aujourd’hui. En tout cas, elle expliquerait le décalage entre les affirmations chrétiennes sur le mariage et ce qui nous est présenté comme l’aspiration commune de la majorité de nos concitoyens. 
Il me semble que nous devons essayer de mieux comprendre le message de saint Paul et surtout prendre conscience du fait que ce message ne reflétait ni les conceptions courantes de la société romaine, ou de la société grecque, sur le mariage, ni les mœurs communément pratiquées alors. Le message de Paul n’est pas le produit de son environnement culturel, au contraire. Ce qui est révolutionnaire dans l’approche paulinienne du mariage, ce n’est pas ce qui nous heurte spontanément aujourd’hui, c’est-à-dire l’appel à la soumission de la femme à son mari. Ce qui est révolutionnaire c’est l’appel adressé à tous de se soumettre les uns aux autres : « par respect pour le Christ soyez soumis les uns aux autres ». Et le modèle de cette soumission mutuelle, c’est la relation du Christ à son Église : « Il l’a aimée et s’est livré pour elle. » 
Si nous essayons de mieux comprendre ce que Paul nous dit, nous pouvons reconnaître que la relation entre le sexe masculin et le sexe féminin peut devenir une relation d’aliénation de l’un à l’autre. Ce qui est proposé comme un chemin de complémentarité peut devenir un chemin de domination. Comme toute relation humaine, la relation conjugale peut aboutir au contraire de ce qu’elle promet et de ce que l’on y recherche : l’épanouissement mutuel par la richesse de l’amour partagé. Pour Paul, c’est le don que Jésus fait de sa vie pour son Église qui nous permet de surmonter ce risque des relations de puissance en vivant dans le respect et la soumission mutuels. Il est très probable que, dans cet appel à la soumission mutuelle, les hommes avaient plus à se convertir que les femmes. Pour être honnêtes, nous pourrions dire qu’aujourd’hui encore les hommes ont plus à se convertir que les femmes. Certains de nos concitoyens contestent aux chrétiens le droit d’exprimer leur conception du mariage et les soupçonnent de vouloir l’imposer à toute la société. Mais quand on y regarde de plus près, on ne peut pas éliminer d’un revers de main les drames que connaissent beaucoup de conjoints pour qui le mariage n’est plus un chemin de construction et d’épanouissement, mais un carcan qu’ils ne peuvent plus supporter. Oui, le risque de subir la domination de l’autre n’est pas une invention de l’Église pour assurer son pouvoir, c’est la triste et douloureuse expérience que font beaucoup de nos contemporains. Notre foi chrétienne et notre Église proposent un chemin pour éviter ces drames ou pour essayer de les surmonter. Nul n’est obligé de choisir ce chemin, mais nous avons le droit de le proposer et d’y inviter ceux et celles qui cherchent des moyens de réussir leur union et d’assumer leur mission de parents. D’ailleurs, dans le débat qui secoue notre société, bien que l’on nous eût dit qu’il était superflu puisque tout le monde était supposé d’accord, il est assez facile de comprendre qui est en train d’imposer une conception particulière du mariage à la société. Ce n’est pas nous qui entreprenons de substituer au mariage un autre modèle qui empêchera les enfants d’identifier dans leur famille la dualité sexuelle d’un père et d’une mère constitutive de l’humanité. Ce n’est pas nous qui donnons prise à la revendication illégitime d’un « droit à l’enfant ». Ce n’est pas nous qui faisons la promotion d’une réforme de civilisation sans permettre à ceux qui en subiront les conséquences de pouvoir y réfléchir et de donner leur avis. Quant à nous, conscients d’avoir reçu un message de libération et de croissance pour tous les hommes, nous nous efforçons de le faire connaître et nous le proposons à tous ceux que la passion n’aveugle pas et qui continuent à vouloir réfléchir pour mener une vie juste et bonne.
La mission des législateurs est toujours importante et leur responsabilité doit être reconnue et estimée. Mais, dans la vie d’un pays, il est des sujets qui engagent la vie personnelle des citoyens et qui ne dépendent pas simplement d’une majorité électorale, même si elle était importante. Au printemps dernier, les électeurs ont désigné le Président de la République et les députés pour engager de nouvelles orientations politiques. Je ne pense pas que l’organisation des mœurs conjugales et de la transmission de la filiation fassent partie des éléments d’une alternance politique. Elle engage trop profondément l’avenir de la société pour n’être qu’une conséquence automatique d’une élection. C’est pourquoi dans les débats parlementaires qui vont très probablement s’ouvrir sur le mariage ou sur la fin de la vie ou sur la révision des lois de bioéthique, il serait choquant pour la démocratie que les parlementaires ne disposent pas de leur liberté de vote. Leur responsabilité personnelle en sera d’autant plus grande.
Face à ces grands enjeux, c’est à la conscience personnelle du responsable politique d’exercer ses choix avec liberté et courage. La liberté doit se gagner et se défendre face aux lobbies qui saturent les espaces de communication. La liberté doit résister au conformisme de la pensée « prête à porter » qui évite de trop s’interroger. Elle suppose de ne pas s’en remettre à l’avis de tel ou tel supposé spécialiste. Le courage est nécessaire quand il s’agit pour le responsable politique de prendre ses distances par rapport à son entourage idéologique ou à son parti et d’exposer son image publique. Au cours des dernières semaines, plusieurs l’ont déjà manifesté. N’est-ce pas ce à quoi l’on reconnaît les hommes et les femmes de conviction : leur capacité à se prononcer en vérité devant leur conscience et devant les hommes ? 
Dans son évocation des relations entre époux, saint Paul annonce déjà la contribution de l’Église catholique au long de l’histoire humaine : s’adressant à toute l’humanité, l’Église offre à chaque génération de trouver dans le couple unissant l’homme et la femme, l’expression indépassable de son propre avenir. Les chrétiens rappellent que l’avenir de notre société, -la naissance de ses futurs membres et leur éducation-, se trouve déjà contenu dans le soin que nous portons tous ensemble aux relations des parents dans le mariage. C’est la seule relation qui soit féconde, la seule source de vie et donc d’avenir. La parole de l’Église peut être récusée ou marginalisée. Fût-elle aussi imperceptible qu’une graine de moutarde ou du levain dans la pâte, nous savons qu’au-delà des apparences la graine produit un arbre et le levain fait lever la pâte. Si nous avons besoin de nous convaincre sur les forces qui peuvent changer le monde, regardons les réalités modestes que vivent nos concitoyens plutôt que les grandes démonstrations de puissance. « Si vous avez de la foi gros comme un grain de sénevé, vous direz à cette montagne : Déplace-toi d’ici à là, et elle se déplacera, et rien ne vous sera impossible… » (Mt. 17, 20-21).
 + André cardinal Vingt-Trois, Archevêque de Paris

Take the road, zombies !


Dans la Croix du 30 10 12
Le Puy-en-Velay interdit une « marche de zombies » pour protéger la Toussaint
Le maire UMP du Puy-en-Velay (Haute-Loire) et ancien ministre de l’enseignement supérieur, Laurent Wauquiez, a interdit une « marche de zombies » organisée dans sa ville à l’occasion d’Halloween, rapporte le quotidien régional La Montagne .

« La Toussaint est un moment consacré aux familles et à leurs défunts, et ce genre de manifestation choquerait les administrés », a expliqué Laurent Wauquiez dans un communiqué.
Prévue dimanche 4 novembre, cette « marche des zombies » devait consister en un défilé de personnes grimées en morts-vivants dans les rues de la cité ponote.
La fête d’Halloween (altération de l’anglais All Hollows eve , « veille de la Toussaint ») est un vestige de l’antique fête celte de Shamain qui voyait les esprits des morts revenir de l’autre monde.
Le Puy, tout de même, quelle belle ville !

mardi 30 octobre 2012

J'connais une polonaise...

Quelques citations de Michel Audiard pour agrémenter la soirée : 



Un pigeon c'est plus con qu'un dauphin. Oui, mais ça vole !

Un gentleman c'est celui qui est capable de décrire Sophia Loren sans faire de gestes.

Heureux sont les fêlés, ils laisseront passer la lumière !

MESSE DE CONCLUSION DU SYNODE DES ÉVÊQUES sur La Nouvelle Evangélisation


HOMÉLIE DU PAPE BENOÎT XVI
Basilique vaticane

Dimanche 28 octobre 2012

Vénérés Frères,

Messieurs et Mesdames,
chers frères et sœurs !

Le miracle de la guérison de l’aveugle Bartimée a une position remarquable dans la structure de l’Évangile de Marc. En effet, il est placé à la fin de la section qui est appelée « voyage à Jérusalem », c’est-à-dire le dernier pèlerinage de Jésus à la Ville sainte, pour la Pâque au cours de laquelle il sait que l’attendent la passion, la mort et la résurrection. Pour monter à Jérusalem de la vallée du Jourdain, Jésus passe par Jéricho, et la rencontre avec Bartimée a lieu à la sortie de la ville, « tandis que – remarque l’évangéliste – Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse » (10, 46), cette foule qui, d’ici peu, acclamera Jésus comme Messie à son entrée à Jérusalem. Et le long de la route était assis pour mendier Bartimée, dont le nom signifie « fils de Timée », comme dit l’évangéliste lui-même. Tout l’Évangile de Marc est un itinéraire de foi, qui se développe graduellement à l’école de Jésus. Les disciples sont les premiers acteurs de ce parcours de découverte, mais il y a aussi d’autres personnages qui occupent un rôle important, et Bartimée est l’un d’eux. Sa guérison est la dernière guérison miraculeuse que Jésus accomplit avant sa passion, et ce n’est pas par hasard que c’est celle d’un aveugle, c’est-à-dire d’une personne dont les yeux ont perdu la lumière. Nous savons aussi par d’autres textes que la condition de cécité a une signification chargée de sens dans les Évangiles. Elle représente l’homme qui a besoin de la lumière de Dieu, la lumière de la foi, pour connaître vraiment la réalité et marcher sur le chemin de la vie. Il est essentiel de se reconnaître aveugles, de reconnaître qu’on a besoin de cette lumière, sans quoi on reste aveugle pour toujours (cf. Jn 9, 39-41). 
À ce point stratégique du récit de Marc, Bartimée est donc présenté comme un modèle. Il n’est pas aveugle de naissance, mais il a perdu la vue : il est l’homme qui a perdu la lumière et en est conscient, mais il n’a pas perdu l’espérance, il sait accueillir la possibilité de la rencontre avec Jésus et se confie à lui pour être guéri. En effet, quand il entend que le Maître passe sur la route, il crie : « Jésus, Fils de David, aie pitié de moi ! » (Mc 10, 47), et il le répète avec force (v. 48). Et quand Jésus l’appelle et lui demande ce qu’il veut de lui, il répond, « Rabbouni, que je voie ! » (v. 51). Bartimée représente l’homme qui reconnaît son mal et crie vers le Seigneur, confiant d’être guéri. Son invocation, simple et sincère, est exemplaire, et en effet – comme celle du publicain au temple : « Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis » (Lc 18, 13) – elle est entrée dans la tradition de la prière chrétienne. Dans la rencontre avec le Christ, vécue avec foi, Bartimée retrouve la lumière qu’il avait perdue et avec elle la plénitude de sa dignité : il se remet debout et reprend sa marche, qui à partir de ce moment a un guide, Jésus, et une route, la même que Jésus parcourt. L’évangéliste ne nous dira plus rien de Bartimée, mais en lui il nous présente qui est le disciple : celui qui, avec la lumière de la foi, suit Jésus « sur la route » (v. 52).
Dans un de ses écrits, Saint Augustin fait sur la figure de Bartimée une observation très particulière, qui peut être intéressante et significative aussi aujourd’hui pour nous. Le saint Évêque d’Hippone réfléchit sur le fait que, dans ce cas, Marc rapporte non seulement le nom de la personne qui est guérie, mais aussi celui du père, et il aboutit à la conclusion que « Bartimée, fils de Timée, avait été autrefois dans une grande prospérité, et la misère dans laquelle il était tombé avait eu un grand retentissement, non seulement parce qu’il était devenu aveugle, mais parce qu’il était assis demandant l’aumône. Tel est le motif pour lequel saint Marc n’a désigné que lui par son nom. Le miracle qui lui rendait la vue dût avoir d’autant plus d’éclat que son malheur était partout connu » (L’accord entre les Évangiles, 2, 65, 125 : PL34, 1138). Ainsi parle saint Augustin.
Cette interprétation, que Bartimée soit une personne déchue d’une condition de « grande prospérité », nous fait penser ; elle nous invite à réfléchir sur le fait qu’il y a des richesses précieuses pour notre vie que nous pouvons perdre, et qui ne sont pas matérielles. Dans cette perspective, Bartimée pourrait représenter tous ceux qui vivent dans des régions d’ancienne évangélisation, où la lumière de la foi s’est affaiblie, et qui se sont éloignés de Dieu, ne le retenant plus comme important pour la vie : des personnes qui par conséquent ont perdu une grande richesse, sont « déchues » d’une haute dignité – non de celle qui est économique ou d’un pouvoir terrestre, mais de celle qui est chrétienne –, elles ont perdu l’orientation sûre et solide de la vie et sont devenues, souvent inconsciemment, mendiants du sens de l’existence. Ce sont les nombreuses personnes qui ont besoin d’une nouvelle évangélisation, c’est-à-dire d’une nouvelle rencontre avec Jésus, le Christ, le Fils de Dieu (cf. Mc 1, 1), qui peut ouvrir de nouveau leurs yeux et leur enseigner la route. Il est significatif que, tandis que nous concluons l’Assemblée synodale sur la Nouvelle Évangélisation, la Liturgie nous propose l’évangile de Bartimée. Cette parole de Dieu a quelque chose à nous dire de façon particulière à nous, qui en ces jours avons échangé sur l’urgence d’annoncer de façon nouvelle le Christ là où la lumière de la foi s’est affaiblie, là où le feu de Dieu est comme un feu de braises qui demande à être ravivé, pour qu’il soit la flamme vive qui donne lumière et chaleur à toute la maison.
La Nouvelle Évangélisation concerne toute la vie de l’Église. Elle se réfère, en premier lieu, à la pastorale ordinaire qui doit être toujours plus animée par le feu de l’Esprit, pour embraser les cœurs des fidèles qui fréquentent régulièrement la Communauté et qui se rassemblent le jour du Seigneur pour se nourrir de sa Parole et du Pain de la vie éternelle. Je voudrais ici souligner trois lignes pastorales qui ont émergé du Synode. La première porte sur les Sacrements de l’initiation chrétienne. L’exigence d’accompagner la préparation au Baptême, à la Confirmation et à l’Eucharistie avec une catéchèse appropriée a été réaffirmée. L’importance de la Pénitence, sacrement de la Miséricorde de Dieu a été aussi rappelée. À travers cet itinéraire sacramentel passe l’appel du Seigneur à la sainteté, adressé à tous les chrétiens. En effet, il a été répété plusieurs fois que les vrais protagonistes de la nouvelle évangélisation sont les saints : par l’exemple de leur vie et par leurs œuvres de charité ils parlent un langage compréhensible par tous.
En second lieu, la nouvelle évangélisation est essentiellement liée à la mission ad gentes. L’Église a le devoir d’évangéliser, d’annoncer le message de salut aux hommes qui ne connaissent pas encore Jésus Christ. Au cours des réflexions synodales, il a été aussi souligné qu’il existe beaucoup de milieux en Afrique, en Asie et en Océanie où des habitants attendent ardemment, parfois sans en être pleinement conscients, la première annonce de l’Évangile. Il convient par conséquent de prier l’Esprit Saint afin qu’il suscite dans l’Église un dynamisme missionnaire renouvelé dont les protagonistes soient, de manière spéciale, les agents pastoraux et les fidèles laïcs. La mondialisation a causé un important déplacement de population ; par conséquent, la première annonce s’impose aussi dans les pays d’ancienne évangélisation. Tous les hommes ont le droit de connaître Jésus Christ et son évangile ; et à cela correspond le devoir des chrétiens, de tous les chrétiens –prêtres, religieux et laïcs –, d’annoncer la Bonne Nouvelle.
Un troisième aspect concerne les personnes baptisées qui cependant ne vivent pas les exigences du Baptême. Au cours des travaux synodaux, il a été mis en lumière que ces personnes se trouvent sur tous les continents, spécialement dans les pays plus sécularisés. L’Église leur porte une attention particulière, afin qu’elles rencontrent de nouveau Jésus Christ, redécouvrent la joie de la foi et retournent à la pratique religieuse dans la communauté des fidèles. Au-delà des méthodes pastorales traditionnelles, toujours valables, l’Église cherche à utiliser de nouvelles méthodes, avec aussi le souci de nouveaux langages, appropriés aux différentes cultures du monde, proposant la vérité du Christ par une attitude de dialogue et d’amitié qui a son fondement en Dieu qui est Amour. En différentes parties du monde, l’Église a déjà entrepris ce chemin de créativité pastorale, pour se rendre proche des personnes éloignées ou en recherche du sens de la vie, du bonheur et, en définitive, de Dieu. Rappelons certaines missions citadines importantes, le « Parvis des gentils », la mission continentale, etc. Il n’y a pas de doute que le Seigneur, Bon Pasteur, bénira abondamment de tels efforts qui proviennent du zèle pour sa Personne et pour son Évangile.
Chers frères et sœurs, Bartimée, ayant retrouvé la vue par Jésus, se joignit au groupe des disciples, parmi lesquels se trouvaient certainement d’autres qui, comme lui, avaient été guéris par le Maître. Ainsi sont les nouveaux évangélisateurs : des personnes qui ont fait l’expérience d’être guéries par Dieu, par l’intermédiaire de Jésus Christ. Et leur caractéristique est la joie du cœur, qui dit avec le psalmiste : « Merveilles que fit pour nous le Seigneur, nous étions dans la joie ! » (Ps 125, 3).Nous aussi, aujourd’hui, nous nous tournons vers le Seigneur Jésus, Redemptor hominis et Lumen gentium, avec une joyeuse reconnaissance, faisant nôtre une prière de Saint Clément d’Alexandrie : « Jusqu’à maintenant, j’ai erré dans l’espérance de trouver Dieu, mais puisque tu m’illumines, ô Seigneur, je trouve Dieu par toi, et je reçois le Père de toi, je deviens ton cohéritier, puisque tu n’as pas eu honte de m’avoir comme frère. Effaçons donc, effaçons l’oubli de la vérité, l’ignorance : et enlevant les ténèbres qui, comme un brouillard pour les yeux, nous empêchent de voir, contemplons le vrai Dieu… ; car une lumière du ciel a brillé sur nous qui étions plongés dans les ténèbres et prisonniers de l’ombre de la mort, [une lumière] plus pure que le soleil, plus douce que la vie d’ici-bas » (Protreptique, 113, 2-114, 1). 
Amen.

vendredi 26 octobre 2012

Les dinosaures ont disparu...

mais comment ?
Voici un élément de réponse 
afin d'étayer le dossier...



Good night !

Avec plus de couleurs...


Fin de semaine aux couleurs du temps...


Dans la brume et la bruine
Mélancolie et solitude



jeudi 25 octobre 2012

lundi 22 octobre 2012

OO7...

"Le monde ne suffit pas" Jn 21, 25.
Ni ce qu'on entasse machinalement, compulsivement. 
Rien ne suffit et la plaie est béante de nos manques et de notre souffrance à ne pas être...
Rien ne suffit. Et nous en tirons une douleur muette et sans réponse. En en restant là, nous adoptons un Credo qui pourrait être formulé ainsi : il n'y a que "Les diamants qui sont éternels". Tels des poissons en manque d'air, nous haletons sous la pression des désirs inassouvis. C'est comme si on nous donnait un "Permis de tuer" à exercer sur nous. 
Et "Tuer n'est pas jouer"
C'est sans doute pour cela que notre mémoire est parfois si douloureuse, si fiévreuse. "Le monde ne suffit pas"
S'y borner, c'est mourir. Brutalement et longuement, même si cela peut paraitre paradoxal. 
Comment alors traverser ce désert sans fin et qui se nourrit de lui-même ? 
Où est la source ? "Meurt un autre jour" coco. Il ne s'agit pas de "Vivre et laisser mourir". C'est marrant, au moment de poser la question viennent aussitôt des réponses toutes faites. Ben la source, elle est en Dieu, l'Esprit nous inspire, cela a pris chair en Christ. Patate !
Tout cela est bel et bon, juste et vrai. Mais comment prendre la mesure de l'expérience que nous en faisons ? Ou pour le dire dans une formule plus ramassée, comment le vivons-nous ?
Est-ce selon un mode de dominé à dominant comme si nous étions "Au service secret de Sa Majesté" ? Comme si nous faisions ça "Juste pour vos yeux" ?
Est-ce selon une relation de partenaires,comme si nous voulions affirmer cela à la face du monde : jamais plus jamais le découragement, les désirs à courtes vues, le manque de souffle.
Et puisque "Demain ne meurt jamais", avec Dieu rien ne meurt, les silences parlent, les contraires se réconcilient. 
"Le monde ne suffit pas", et c'est tant mieux !
Bonne route !
From Russia with love,
J. B.

jeudi 18 octobre 2012

SOS...

Faire quelques pas dans la rue... Errer, flâner "sur la route"... Road movie.
Défilé des paysages et des visages. L'orage arrive. Quelques gouttes... 
Il ne manque qu'une musique un brin triste pour coller à tout cet amoncellement d'images dont on en saurait trouver la cohérence. Car il faut bien le dire, nous vivons dans l'incohérence. Ce que l'on désire fortement n'est pas - ou si peu - mis en oeuvre et ce qui nous heurte arrive à grand pas (si vous n'avez pas saisi l'allusion aux lois sur la famille et le mariage, ben c'en est une !). 
Et tout défile au rythme d'une actualité qui ne recherche plus que le sensationnel. Et non surtout pas de question de fond, ça fatiguerait mémère et pépère devant la TV, armés de leur plateau repas. Une bonne Kro pour lui et un sodas pour elle (parce que la bière, ça nuit au teint...). 
Réfléchir ! Horresco referens ! Le démon laïc... Tapi sous les fourrés de nos langueurs mentales.
C'est vrai que là dessus, il manque une musique avec un doigt de blues, une larme à l'oeil et le regard dans la brume... Cherchons, cherchons... 
En fait, je l'ai déjà la musique : Léonard Cohen vient de sortir un nouvel album : old ideas. Déjà le titre est tout un programme. Et la voix une mélodie dont je ne me lasse pas, un velours, une caresse. 
Ecouter Léonard Cohen. Un programme, un horizon, de l'air frais.
Léonard au secours !

mardi 16 octobre 2012

vendredi 12 octobre 2012

Ouverture de l'année de la foi

MESSE D'OUVERTURE DE L'ANNÉE DE LA FOI 
 HOMÉLIE DU PAPE BENOÎT XVI 
Place Saint-Pierre Jeudi 11 octobre 2012  

Vénérés frères 
Chers frères et sœurs, 
À 50 ans de l’ouverture du Concile Œcuménique Vatican II, c’est avec une joie profonde que nous inaugurons aujourd’hui l’Année de la foi. Je suis heureux de saluer toutes les personnes présentes, en particulier Sa Sainteté Bartholomée I, Patriarche de Constantinople, ainsi que Sa Grâce Rowan Williams, Archevêque de Canterbury. J’ai une pensée spéciale pour les Patriarches et les Archevêques majeurs des Églises orientales catholiques et pour les Présidents des Conférences épiscopales. Pour faire mémoire du Concile, que certains d’entre nous ici présents – et que je salue affectueusement – ont eu la grâce de vivre personnellement, cette célébration est encore enrichie par quelques signes spécifiques: la procession initiale qui rappelle la procession inoubliable des Pères conciliaires lorsqu’ils firent leur entrée solennelle dans cette Basilique ; l’intronisation de l’Évangéliaire, copie de celui-là même qui a été utilisé durant le Concile ; les sept Messages finaux du Concile ainsi que le Catéchisme de l’Église catholique que je remettrai à la fin de la Messe, avant la Bénédiction. Non seulement ces signes nous rappellent le devoir de commémoration qui est le nôtre, mais ils nous offrent aussi l’opportunité de dépasser cette perspective pour aller au-delà. Ils nous invitent à entrer plus avant dans le mouvement spirituel qui a caractérisé Vatican II, pour se l’approprier et lui donner tout son sens. Ce sens fut et demeure la foi en Christ, la foi apostolique, animée par l’élan intérieur qui pousse à annoncer le Christ à chaque homme et à tous les hommes pendant le pèlerinage de l’Église sur les chemins de l’histoire. 
La cohérence entre l’Année de la foi que nous ouvrons aujourd’hui et le chemin que l’Église a parcouru depuis les 50 dernières années est évidente : à commencer par le Concile, puis à travers le Magistère du Serviteur de Dieu Paul VI qui, déjà en 1967, avait proclamé une « Année de la foi », jusqu’au Grand Jubilée de l’an 2000 par lequel le Bienheureux Jean-Paul II a proposé à nouveau à toute l’humanité Jésus-Christ comme unique Sauveur, hier, aujourd’hui et pour toujours. Entre ces deux pontifes, Paul VI et Jean-Paul II, existe une convergence totale et profonde précisément au sujet du Christ, centre du cosmos et de l’histoire, ainsi qu’au regard du zèle apostolique qui les a portés à l’annoncer au monde. Jésus est le centre de la foi chrétienne. Le chrétien croit en Dieu par Jésus qui nous en a révélé le visage. Il est l’accomplissement des Écritures et leur interprète définitif. Jésus-Christ n’est pas seulement objet de la foi mais, comme le dit la Lettre aux Hébreux, il est « celui qui donne origine à la foi et la porte à sa plénitude » (He 12,2). 
L’Évangile de ce jour nous dit que Jésus, consacré par le Père dans l’Esprit-Saint, est le sujet véritable et pérenne de l’évangélisation. « L’Esprit du Seigneur est sur moi pour cela il m’a consacré par l’onction et m’a envoyé annoncer aux pauvres une bonne nouvelle » (Lc 4,18). Cette mission du Christ, ce mouvement, se poursuit dans l’espace et dans le temps, il traverse les siècles et les continents. C’est un mouvement qui part du Père et, avec la force de l’Esprit, porte la bonne nouvelle aux pauvres de tous les temps, au sens matériel et spirituel. L’Église est l’instrument premier et nécessaire de cette œuvre du Christ parce qu’elle est unie à Lui comme le corps l’est à la tête. « Comme le Père m’a envoyé, moi-aussi je vous envoie » (Jn 20, 21). C’est ce qu’a dit le Ressuscité aux disciples et, soufflant sur eux, il ajouta : « Recevez l’Esprit Saint » (v. 22). C’est Dieu le sujet principal de l’évangélisation du monde, à travers Jésus-Christ ; mais le Christ lui-même a voulu transmettre à l’Église sa propre mission, il l’a fait et continue de le faire jusqu’à la fin des temps en répandant l’Esprit-Saint sur les disciples, ce même Esprit qui se posa sur Lui et demeura en Lui durant toute sa vie terrestre, Lui donnant la force de « proclamer aux prisonniers la libération et aux aveugles la vue », de « remettre en liberté les opprimés » et de « proclamer une année de grâce du Seigneur » (Lc 4, 18-19). 
Le Concile Vatican II n’a pas voulu consacrer un document spécifique au thème de la foi. Pourtant, il a été entièrement animé par la conscience et le désir de devoir, pour ainsi dire, s’immerger à nouveau dans le mystère chrétien, afin d’être en mesure de le proposer à nouveau efficacement à l’homme contemporain. À cet égard, le Serviteur de Dieu Paul VI déclarait deux ans après la clôture de l’Assise conciliaire : « Si le Concile ne traite pas expressément de la foi, il en parle à chaque page, il en reconnait le caractère vital et surnaturel, il la répute entière et forte et établit sur elle toutes ses affirmations doctrinales. Il suffirait de rappeler quelques affirmations conciliaires […] pour se rendre compte de l’importance essentielle que le Concile, en cohérence avec la tradition doctrinale de l’Église, attribue à la foi, à la vraie foi, celle qui a pour source le Christ et pour canal le magistère de l’Église (Catéchèse de l’Audience générale du 8 mars 1967). Ainsi s’exprimait Paul VI en 1967. 
Mais nous devons maintenant remonter à celui qui a convoqué le Concile Vatican II et qui l’ouvrit: le Bienheureux Jean XXIII. Dans son discours inaugural, celui-ci présenta le but principal du Concile en ces termes : « Voici ce qui intéresse le Concile Œcuménique : que le dépôt sacré de la doctrine chrétienne soit défendu et enseigné de façon plus efficace. (…) Le but principal de ce Concile n’est donc pas la discussion de tel ou tel thème de doctrine… pour cela il n’est pas besoin d’un Concile … Il est nécessaire que cette doctrine certaine et immuable, qui doit être fidèlement respectée, soit approfondie et présentée de façon à répondre aux exigences de notre temps » (AAS 54 [1962], 790.791-792) Ainsi l’a dit le Pape Jean à l’inauguration du Concile. 
À la lumière de ces paroles, on comprend ce que j’ai moi-même eu l’occasion d’expérimenter : durant le Concile il y avait une tension émouvante face au devoir commun de faire resplendir la vérité et la beauté de la foi dans l’aujourd’hui de notre temps, sans pour autant sacrifier aux exigences du moment présent ni la confiner au passé : dans la foi résonne l’éternel présent de Dieu, qui transcende le temps et qui pourtant ne peut être accueillie par nous que dans notre aujourd’hui qui est unique. C’est pourquoi je considère que la chose la plus importante, surtout pour un anniversaire aussi significatif que celui-ci, est de raviver dans toute l’Église cette tension positive, ce désir d’annoncer à nouveau le Christ à l’homme contemporain. Mais afin que cet élan intérieur pour la nouvelle évangélisation ne reste pas seulement virtuel ou ne soit entaché de confusion, il faut qu’il s’appuie sur un fondement concret et précis, et ce fondement est constitué par les documents du Concile Vatican II dans lesquels il a trouvé son expression. Pour cette raison, j’ai insisté à plusieurs reprises sur la nécessité de revenir, pour ainsi dire, à la “ lettre ” du Concile – c’est-à-dire à ses textes – pour en découvrir l’esprit authentique, et j’ai répété que le véritable héritage du Concile réside en eux. La référence aux documents protège des excès ou d’une nostalgie anachronique et ou de courses en avant et permets d’en saisir la nouveauté dans la continuité. Le Concile n’a rien produit de nouveau en matière de foi et n’a pas voulu en ôter ce qui est antique. Il s’est plutôt préoccupé de faire en sorte que la même foi continue à être vécue dans l’aujourd’hui, continue à être une foi vivante dans un monde en mutation. 
Si nous acceptons la direction authentique que le Bienheureux Jean XXIII a voulu imprimer à Vatican II, nous pourrons la rendre actuelle durant toute cette Année de la foi, dans l’unique voie de l’Église qui veut continuellement approfondir le dépôt de la foi que le Christ lui a confié. Les Pères conciliaires entendaient présenter la foi de façon efficace. Et s’ils se sont ouverts dans la confiance au dialogue avec le monde moderne c’est justement parce qu’ils étaient sûrs de leur foi, de la solidité du roc sur lequel ils s’appuyaient. En revanche, dans les années qui ont suivi, beaucoup ont accueilli sans discernement la mentalité dominante, mettant en discussion les fondements même du depositum fidei qu’ils ne ressentaient malheureusement plus comme leurs dans toute leur vérité. 
Si aujourd’hui l’Église propose une nouvelle Année de la foi ainsi que la nouvelle évangélisation, ce n’est pas pour célébrer un anniversaire, mais parce que c’est une nécessité, plus encore qu’il y a 50 ans ! Et la réponse à donner à cette nécessité est celle voulue par les Papes et par les Pères du Concile, contenue dans ses documents. L’initiative même de créer un Conseil Pontifical destiné à promouvoir la nouvelle évangélisation, que je remercie pour les efforts déployés pour l’Année de la foi, entre dans cette perspective. Les dernières décennies ont connu une « désertification » spirituelle. Ce que pouvait signifier une vie, un monde sans Dieu, au temps du Concile, on pouvait déjà le percevoir à travers certaines pages tragiques de l’histoire, mais aujourd’hui nous le voyons malheureusement tous les jours autour de nous. C’est le vide qui s’est propagé. Mais c’est justement à partir de l’expérience de ce désert, de ce vide, que nous pouvons découvrir de nouveau la joie de croire, son importance vitale pour nous, les hommes et les femmes. Dans le désert on redécouvre la valeur de ce qui est essentiel pour vivre ; ainsi dans le monde contemporain les signes de la soif de Dieu, du sens ultime de la vie, sont innombrables bien que souvent exprimés de façon implicite ou négative. Et dans le désert il faut surtout des personnes de foi qui, par l’exemple de leur vie, montrent le chemin vers la Terre promise et ainsi tiennent en éveil l’espérance. La foi vécue ouvre le cœur à la Grâce de Dieu qui libère du pessimisme. Aujourd’hui plus que jamais évangéliser signifie rendre témoignage d’une vie nouvelle, transformée par Dieu, et ainsi indiquer le chemin. La première Lecture nous a parlé de la Sagesse du voyageur (cf. Sir 34,9-13) : le voyage est une métaphore de la vie et le voyageur sage est celui qui a appris l’art de vivre et est capable de le partager avec ses frères – comme c’est le cas pour les pèlerins sur le Chemin de Saint-Jacques ou sur les autres voies qui ont connu récemment, non par hasard, un regain de fréquentation. Comment se fait-il que tant de personnes ressentent le besoin de parcourir ces chemins ? Ne serait-ce pas parce qu’il trouvent là, ou au moins y perçoivent quelque chose du sens de notre être au monde ? Voici alors la façon dont nous pouvons penser cette Année de la foi : un pèlerinage dans les déserts du monde contemporain, au cours duquel il nous faut emporter seulement ce qui est essentiel : ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent et n’ayez pas deux tuniques – comme dit le Seigneur à ses Apôtres en les envoyant en mission (cf. Lc 9,3) – mais l’Évangile et la foi de l’Église dont les documents du Concile Œcuménique Vatican II sont l’expression lumineuse, comme l’est également le Catéchisme de l’Église catholique, publié il y a 20 ans maintenant. 
Vénérés et chers Frères, le 11 octobre 1962 on célébrait la fête de la Vierge Marie, Mère de Dieu. C’est à elle que nous confions l’Année de la foi, comme je l’ai fait il y a une semaine lorsque je suis allé en pèlerinage à Lorette. Que la Vierge Marie brille toujours comme l’étoile sur le chemin de la nouvelle évangélisation. Qu’elle nous aide à mettre en pratique l’exhortation de l’Apôtre Paul : « Que la Parole du Christ habite en vous dans toute sa richesse ; instruisez-vous et reprenez-vous les uns les autres avec une vraie sagesse… Et tout ce que vous dites, tout ce que vous faites, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus Christ, en offrant par lui votre action de grâce à Dieu le Père » (Col 3,16-17). 
Amen

Tranches de vie...





jeudi 11 octobre 2012

Happy birthday !


Belle journée !

mardi 9 octobre 2012

Anniversaires...

Le 11 octobre prochain, beaucoup d'anniversaires se bousculent...
Les 50 ans du Concile Vatican II, 
les 20 ans du Catéchisme de l'Eglise Catholique
Et... My name is Bond, James Bond !

lundi 8 octobre 2012

Chroniques de la mouette chauve 25

Un mur, que dis-je une muraille, un rempart, une fortification. Plus d'horizon. Plus de lumière ! 
Une marée, un flux déferlant, sans fin, engloutissant tout. 
Si elle avait encore quelques cheveux, notre mouette se les serait arraché ! Changer d'océan n'est pour personne chose facile. D'autant qu'il faut faire les paquets, tout ranger en cartons (Horresco referens !) pour les voir ensuite déchargés à l'aveugle, empilés presque au hasard en emplissant tout l'espace. 
Et qu'on ne vienne pas lui bourrer le mou avec des "les déménagements permettent de faire du tri". Bernique, foutaises que tout cela ! On déplace le désordre. Point. 
Encore heureux si on retrouve chaque chose par la suite. "Mais où ai-je mis ce guide de Rome du XIX ème ?" 
Wait and see mouette infortunée... Il finira bien par être recraché par le flot carnassier de ces (censuré) de cartons ! Certes, mais s'il ne reparaissait pas ? Angoisse, détresse, désarroi ! Waterloo morne plaine...
En tous cas, ça muscle les ailes ! 
Surtout quand on décide après moult réflexions de changer de place un "département" entier de la bibliothèque... 
Et si la mouette d'un seul coup d'un seul se faisait l'apôtre de l'analphabétisme ? Plus de livres à déménager, plus de cartons à faire - où si peu... The dream intégral ! 
Impossible là aussi. La mouette virerait dépressive avec un teint de poisson échoué. Reste donc à vider les cartons comme on écope la chaloupe après le naufrage du trois mâts. 
Avant que la mer irrésistiblement n'engloutisse tout...
Sursum corda !

Benedicite...


Amen !

Faire mémoire...

"Dans la cohue du temps qui passe, 
Les souvenirs les plus tenaces, 
Ce sont trois notes de musique, 
Entraînantes ou mélancoliques."

Quoi que nous y fassions, le temps passe - "fugit irreparabile tempus" disaient les anciens. Nous venons d'enchaîner les vacances, la rentrée - et pour certains chanceux dont je fais partie un déménagement. Que reste-t-il de tout cela ?
Trois mois partie en fumée ? Que reste-t-il ? 
Il paraît tout de même important de ne pas laisser tout s'évaporer. Quelle image reste ? Laquelle - ou lesquelles - demeurera pour ainsi dire déterminante ? 
Garder précieusement quelques souvenirs en mémoire peut contribuer à faire que les mois de rentrée, traditionnellement plus chargés, soient plus supportables, moins pesants. Pour ma part, je conserve précieusement la lumière du soleil irisant la surface de l'océan, toujours le soleil sur une petite chapelle de Haute Loire sise en haut d'un escalier de 264 marches, le bonheur intense de vivre une célébration de la réconciliation dans le cloître de la cathédrale du Puy by night. Tout cela serait bien incomplet sans la joie des rencontres, des retrouvailles amicales, sans l'intensité du bonheur de mariages sous le soleil et / ou la pluie. 
Je ne garde pas tout cela par goût des collections, pour empiler des souvenirs dans la poussière mais afin de me prémunir contre le vent mauvais, le découragement, la grisaille du quotidien. 
Et le souvenir des vacances, c'est toujours les vacances !
Belle journée !

jeudi 4 octobre 2012

En voiture !


Le tigre, lui, est resté dans le moteur...

Qu'est-ce que la joie parfaite ?

François décrit pour frère Léon ce qu'est "la joie parfaite".
Comme Saint François allait une fois de Pérouse à Sainte-Marie des Anges avec frère Léon, au temps d'hiver et que le froid très vif le faisait beaucoup souffrir, il appelle frère Léon qui marchait un peu en avant et parla ainsi : " O frère Léon, alors même que les frères Mineurs donneraient en tout pays, un grand exemple de sainteté et de bonne édification, néanmoins, écris et note avec soin que là n'est pas la joie parfaite." 
Et Saint François allant plus loin l'appela une seconde fois : "O frère Léon, quand même le frère Mineur ferait les aveugles voir, redresserait les contrefaits, chasserait les démons, rendrait l'ouïe aux sourds, le marcher aux boîteux, la parole aux muets et, ce qui est plus grand miracle, ressusciterait des morts de quatre jours, écris qu'en cela n'est point la joie parfaite." 
Marchant encore un peu Saint François s'écria d'une voix forte : "O frère Léon, si le frère Mineur savait toutes les langues et toutes les sciences et toutes les Ecritures, en sorte qu'il saurait prophétiser et révéler non seulement les choses futures mais même les secrets des consciences et des âmes, écris qu'en cela n'est point la joie parfaite". Allant un peu plus loin, Saint François appela encore d'une voix forte : "O frère Léon, petite brebis de Dieu, quand bien même le frère Mineur parlerait la langue des Anges et saurait le cours des astres et les vertus des herbes, et que lui seraient révélés tous les trésors de la terre, et qu'il connaîtrait les vertus des oiseaux et des poissons, de tous les animaux et des hommes, des arbres et des pierres, des racines et des eaux, écris qu'en cela n'est point la joie parfaite." 
Et faisant encore un peu de chemin, Saint François appela d'une voix forte : "O frère Léon quand même le frère Mineur saurait si bien prêcher qu'il convertirait tous les fidèles à la foi du Christ, écris qu'en cela n'est point la joie parfaite." Et comme de tels propos avaient bien duré pendant deux milles, frère Léon fort étonné l'interrogea et dit : "Père, je te prie de la part de Dieu, de me dire où est la joie parfaite". Et Saint François lui répondit : " Quand nous arriverons à Sainte Marie des Anges, ainsi trempés par la pluie et glacés par le froid, souillés de boue et tourmentés par la faim, et que nous frapperons à la porte du couvent, et que le portier viendra en colère et dira : "Qui êtes-vous ?", et que nous lui répondrons : "Nous sommes deux de vos frères", et qu'il dira : "Vous ne dites pas vrai, vous êtes même deux ribauds qui allez trompant le monde et volant les aumônes des pauvres dehors dans la neige et la pluie, avec le froid et la faim, jusqu'à la nuit", alors si nous supportons avec patience, sans trouble, sans murmurer contre lui, tant d'injures et tant de cruauté et tant de rebuffades, et si nous pensons avec humilité et charité que ce portier nous connaît véritablement et que Dieu le fait parler contre nous, ô frère Léon, écris que là est la joie parfaite. Et si nous persistons à frapper, et qu'il sorte en colère et qu'il nous chasse comme des vauriens importuns, avec force vilenies et soufflets en disant : "Allez-vous en d'ici, misérables petits voleurs, allez à l'hôpital, car ici vous ne mangerez ni ne logerez", si nous supportons tout cela avec patience, avec allégresse, dans un bon esprit de charité, ô frère Léon, écris que là est la joie parfaite. Et si nous, contraints pourtant par la faim, et par le froid, et par la nuit, nous frappons encore et appelons et le supplions pour l'amour de Dieu avec de grands gémissements de nous ouvrir et de nous faire cependant entrer, et qu'il dise, plus irrité encore : "Ceux-ci sont des vauriens importuns, et je vais les payer comme ils le méritent", et s'il sort avec un bâton noueux, et qu'il nous saisisse par le capuchon, et nous jette à terre, et nous roule dans la neige et nous frappe de tous les noeuds de ce bâton, si tout cela nous le supportons patiemment et avec allégresse, en pensant aux souffrances du Christ béni, que nous devons supporter pour son amour, ô frère Léon, écris que cela est la joie parfaite. Et enfin, écoute la conclusion, frère Léon : au dessus de toutes les grâces et dons de l'Esprit Saint que le Christ accorde à ses amis, il y a celui de se vaincre soi-même, et de supporter volontiers pour l'amour du Christ, les peines, les injures, les opprobres et les incommodités : car de tous les autres dons de Dieu nous ne pouvons nous glorifier puisqu'ils ne viennent pas de nous, mais de Dieu, selon ce que dit l'Apôtre : "Qu'as-tu que tu ne l'aies reçu de Dieu ? Et si tu ne l'as reçu de lui, pourquoi t'en glorifies-tu comme si tu l'avais de toi-même ?" Mais dans la croix de la tribulation et de l'affliction, nous pouvons nous glorifier parce que cela est à nous, c'est pourquoi l'Apôtre dit : "Je ne veux point me glorifier si ce n'est dans la croix de Notre Seigneur Jésus-Christ". A qui soit toujours honneur et gloire dans les siècles des siècles. Amen." 
St François d'Assise

mardi 2 octobre 2012

Relecture...


Le pari de Pascal re-visité..?