mardi 7 septembre 2021

Toc toc Badaboum !

L'as des as, le Magnifique, Peur sur la ville, l'héritier, le professionnel... Autant de visages, autant de rôles de cascades en coups de poings, de pirouettes en gravités retenues.

Impossible de me rappeler lequel j'ai vu en premier, mais à chaque fois détente assurée !



Salut l'artiste !

La vie profonde

Être dans la nature ainsi qu'un arbre humain,
Étendre ses désirs comme un profond feuillage,
Et sentir, par la nuit paisible et par l'orage,
La sève universelle affluer dans ses mains !


Vivre, avoir les rayons du soleil sur la face,
Boire le sel ardent des embruns et des pleurs,
Et goûter chaudement la joie et la douleur
Qui font une buée humaine dans l'espace !


Sentir, dans son coeur vif, l'air, le feu et le sang
Tourbillonner ainsi que le vent sur la terre.
- S'élever au réel et pencher au mystère,
Être le jour qui monte et l'ombre qui descend.


Comme du pourpre soir aux couleurs de cerise,
Laisser du coeur vermeil couler la flamme et l'eau,
Et comme l'aube claire appuyée au coteau
Avoir l'âme qui rêve, au bord du monde assise...

Anna de Noailles

Quelques pistes...

Vous trouverez ci-dessous le texte de l'allocution que le Pape François a tenu le 25 08 dernier lors de l'audience hebdomadaire : 

La Lettre aux Galates rapporte un fait plutôt surprenant. Comme nous l’avons entendu, Paul dit qu’il a réprimandé Céphas, c’est-à-dire Pierre, devant la communauté d’Antioche, parce que son comportement n’était pas bon. Que s’était-il passé de si grave au point d’obliger Paul à s’adresser en termes durs même à Pierre? Peut-être Paul a-t-il exagéré, a-t-il trop laissé place à son caractère sans savoir se retenir? Nous verrons qu’il n’en est pas ainsi, mais qu’une fois encore la relation entre la Loi et la liberté est en jeu. Et nous devons revenir sur cela de nombreuses fois.

En écrivant aux Galates, Paul mentionne de manière voulue cet épisode qui s’était passé à Antioche des années auparavant. Il entend rappeler aux chrétiens de ces communautés qu’ils ne doivent absolument pas écouter ceux qui prêchent la nécessité de se faire circoncire et donc tomber « sous la Loi » avec toutes se prescriptions. Rappelons que ce sont ces prédicateurs fondamentalistes qui sont arrivés là-bas et qui ont créé de la confusion, et ils ont également ôté la paix à cette communauté.  L’objet de la critique à l’égard de Pierre était son comportement dans la participation à table. La Loi interdisait à un juif de prendre ses repas avec les non juifs. Mais Pierre lui-même, dans une autre circonstance, était allé à Césarée dans la maison du centurion Corneille, tout en sachant qu’il transgressait la Loi. Il affirma alors: «Mais Dieu vient de me montrer, à moi, qu'il ne faut appeler aucun homme souillé ou impur» (Ac 10, 28). Une fois rentré à Jérusalem, les chrétiens circoncis fidèles à la Loi mosaïque réprimandèrent Pierre pour son comportement, mais il se justifia en disant: «Je me suis alors rappelé cette parole du Seigneur: Jean, disait-il, a baptisé avec de l’eau mais vous, vous serez baptisés dans l'Esprit Saint.   Si donc Dieu leur a accordé le même don qu'à nous, pour avoir cru au Seigneur Jésus Christ, qui étais-je, moi, pour faire obstacle à Dieu?» (Ac 11,16-17). Rappelons que l’Esprit Saint est venu  à ce moment-là dans la maison de Corneille quand Pierre est allé là-bas.

Un fait semblable était arrivé également à Antioche en présence de Paul. Auparavant, Pierre était à table sans aucune difficulté avec les chrétiens venus du paganisme; mais quand plusieurs chrétiens circoncis de Jérusalem – ceux qui venaient du judaïsme – arrivèrent en ville, alors il ne le fit plus, pour ne pas subir leurs critiques. Et c’est l’erreur: il faisait davantage attention aux critiques, à faire bonne figure. Et cela est grave aux yeux de Paul, également parce que Pierre était imité par d’autres disciples, le premier d’entre eux Barnabé, qui avec Paul avait précisément évangélisé les Galates (cf. Ga 2,13). Sans le vouloir, Pierre, avec cette façon de faire – un peu comme ci, un peu comme ça… sans clarté sans transparence – créait de fait une division injuste au sein de la communauté: «Je suis pur… je suis cette ligne, je dois faire ainsi, on ne peut pas faire cela…».

Paul, dans son reproche – et le cœur du problème est là –, utilise un terme qui permet d’entrer dans le vif de sa réaction: hypocrisie (cf. Ga 2,13). C’est un mot qui reviendra de nombreuses fois: hypocrisie. Je crois que nous comprenons tous ce que cela signifie. L’observation de la Loi de la part des chrétiens conduisait à ce comportement hypocrite, que l’apôtre entend combattre avec force et conviction. Paul était droit, il avait ses défauts – beaucoup, son caractère était terrible – , mais il était droit.   Qu’est-ce que l’hypocrisie? Quand nous disons : faites attention à celui-ci qui est un hypocrite : que voulons-nous dire ? Qu’est-ce que l’hypocrisie ? On peut dire que c’est la peur de la vérité. L’hypocrite a peur de la vérité. On préfère faire semblant plutôt qu’être soi-même. C’est comme maquiller son âme, comme maquiller ses attitudes, comme maquiller ses façons de faire: ce n’est pas la vérité: «J’ai peur d’aller de l’avant comme je suis et je me maquille avec ces attitudes».    Et la dissimulation empêche d’avoir le courage de dire ouvertement la vérité et on se soustrait ainsi facilement à l’obligation de la dire toujours, partout et malgré tout. Et la dissimulation te conduit à cela: aux demi-vérités. Et les demi-vérités sont une fiction : parce que la vérité est vérité ou n’est pas la vérité. Mais les demi-vérités sont cette manière d’agir qui n’est pas vraie. On préfère, comme je l’ai dit, feindre plutôt que d’être soi-même, et la dissimulation empêche ce courage de dire ouvertement la vérité. Et on se soustrait ainsi à l’obligation – et c’est un commandement – de dire toujours la vérité, de la dire partout et de la dire malgré tout.  Et dans un milieu où les relations interpersonnelles sont vécues à l’enseigne du formalisme, le virus de l’hypocrisie se diffuse facilement. Ce sourire qui ne vient pas du cœur, cette recherche pour être en bon termes avec tout le monde, mais avec personne… 

Dans la Bible, on trouve divers exemples dans lesquels on combat l’hypocrisie. Un beau témoignage pour combattre l’hypocrisie est celui du vieil Eléazar, à qui l’on demandait de faire semblant de manger la chair sacrifiée aux divinités païennes pour pouvoir sauver sa vie : faire semblant de la manger, mais il ne la mangeait pas. Ou faire semblant de manger de la viande de porc, mais ses amis lui en avaient préparé une autre. Mais cet homme qui craint Dieu répondit: «A notre âge, ajouta-t-il, il ne convient pas de feindre, de peur que nombre de jeunes, persuadés qu'Eléazar aurait embrassé à 90 ans les mœurs des étrangers, ne s'égarent eux aussi, à cause de moi et de ma dissimulation, et cela pour un tout petit reste de vie. J'attirerais ainsi sur ma vieillesse souillure et déshonneur» (2 Mac 6, 24-25). Honnête : il n’emprunte pas la voie de l’hypocrisie. Quelle belle page sur laquelle réfléchir pour s’éloigner de l’hypocrisie! Les Evangiles rapportent eux aussi diverses situations dans lesquelles Jésus réprimande fortement ceux qui apparaissent comme des justes de l’extérieur, mais qui sont pleins de fausseté et d’iniquité en eux (cf. Mt 23,13-29). Si vous avez un peu de temps aujourd’hui, prenez le chapitre 23 de l’Evangile de saint Matthieu et voyez combien de fois Jésus dit: «Hypocrites, hypocrites, hypocrites», et il révèle ce qu’est l’hypocrisie.


L’hypocrite est une personne qui fait semblant, qui flatte et qui trompe car elle vit avec un masque sur le visage, et elle n’a pas le courage de se confronter à la vérité. C’est pourquoi elle n’est pas capable d’aimer vraiment – un hypocrite ne sait pas aimer – elle se limite à vivre d’égoïsme et n’a pas la force de montrer son cœur en transparence. Il y a de nombreuses situations dans lesquelles l’hypocrisie peut avoir lieu. Elle se cache souvent dans les lieux de travail, où l’on cherche à paraître amis avec les collègues, alors que la compétition conduit à les frapper dans le dos. Dans la politique, il n’est pas inhabituel de trouver des hypocrites qui vivent un dédoublement entre leur vie publique et privée. L’hypocrisie dans l’Eglise est particulièrement détestable, et malheureusement l’hypocrisie existe dans l’Eglise, et il y a de nombreux  chrétiens et de nombreux ministres hypocrites. Nous ne devrions jamais oublier les paroles du Seigneur: «Que votre langage soit: "Oui? oui", "Non? non": ce qu'on dit de plus vient du Mauvais» (Mt 5, 37). Frères et sœurs, pensons aujourd’hui à ce que Paul condamne et que Jésus condamne: l’hypocrisie. Et n’ayons pas peur d’être véridiques, de dire la vérité, de sentir la vérité, de nous conformer à la vérité. Un hypocrite ne sait pas aimer.  Agir autrement que dans la vérité signifie mettre en danger l’unité au sein de l’Eglise, celle pour laquelle le Seigneur lui-même a prié.


mardi 20 juillet 2021

jeudi 20 mai 2021

Hommage

Un beau texte de Jean François Deniau en hommage à Eric Tabarly

Quand j’étais enfant, il y avait un Français très célèbre, grand aviateur, champion de tennis, un «sportsman» disaient les snobs de l’époque, qui avait traversé l’Atlantique à la voile en solitaire: Alain Gerbault. Des chansons populaires racontaient son exploit présenté comme un refus du monde, de Paris, de la vie en société: «Trahisons et marchandages, combinaisons tripotages...» La voile était encore soit une plaisance élégante, soit une évasion, la recherche d’une autre vérité, au loin, sous les tropiques, à la poursuite du soleil. De cette tradition, Moitessier est resté la figure la plus ferme. 

Eric Tabarly a tout changé. Par ses victoires répétées et spectaculaires (en commençant par la victoire sur les Anglais!) et par sa façon d’être lui-même. La voile est devenue naturelle pour davantage de Français. La voile et la mer. Combien de fois ai-je regretté que notre pays n’ait pas assez conscience de sa dimension maritime! Tabarly, le premier, a réussi à briser distance et incompréhension, à créer, si l’on peut dire, un public de la mer, une audience de la mer.
Et en ne parlant pas! Sa réputation de taciturne est fameuse. A bord, pour commander, le moins de mots possible. Son exemple pouvait suffire. D’ailleurs, il faisait mieux que parler. Il chantait. Peu savent à quel point Eric aimait chanter. A la différence de l’amateur ordinaire qui ne connaît que la moitié d’un refrain et fait ensuite «tra-la-la», Eric, lui, connaissait toutes les paroles. Pour nous, il reste comme le chant de la mer.
Jean François Deniau

dimanche 16 mai 2021

Pont...

A la fin d'un beau week end de célébrations et de rencontres,
les couleurs se posent dans le ciel...



jeudi 29 avril 2021

Imitation...

Si donc, ô Diognète, tu désires ardemment le don de la foi, tu l'obtiendra. D'abord, tu connaîtras Dieu le père : vois comme il a aimé l'homme ; c'est pour lui qu'il a créé le monde ; il a placé sous sa dépendance tout ce que le monde renferme ; il lui a donné l'intelligence et la raison. C'est à l'homme seul qu'il a permis de regarder le ciel ; il l'a formé à son image ; il lui a envoyé son fils unique ; il lui promet son royaume ; il le donnera à ceux qui lui rendront amour pour amour. O quelle joie sera la tienne quand tu le connaîtras ! Combien tu aimeras celui qui, le premier, t'a tant aimé ? Une fois touché de son amour, tu chercheras à l'imiter, à retracer sa bonté. Quoi ! L'homme pourrait imiter Dieu ! Quel langage ! Cesse de t'étonner, l'homme le peut, puisque Dieu le veut. 


Faire peser sur ses semblables le joug de la tyrannie, se croire d'une condition meilleure que ceux qu'on opprime, étaler le faste de l'opulence, écraser le faible, tout cela ne fait pas le bonheur ; aussi n'est-ce pas en cela que l'homme peut imiter son Dieu, car aucun de ces traits ne caractérise la majesté divine ; mais prendre sur soi le fardeau du malheureux, du lieu élevé où le ciel nous a placés, répandre des bienfaits sur ceux qui se trouvent au dessous de nous, regarder les richesses comme des dons que Dieu fait passer par nos mains pour arriver à l'indigent, c'est devenir le Dieu de ceux qu'on soulage, c'est imiter Dieu lui-même. Alors en passant sur la Terre, vous comprendrez qu'il est au ciel un Dieu qui tient les rênes du monde et qui le gouverne comme un empire.
in Lettre à Diognète, n°10

dimanche 25 avril 2021

Le Bon Berger...

Le Bon Pasteur ou l'Ami promis

« Moi, je suis le bon pasteur » : il n’est pas rare d’entendre Jésus dire « Moi, je », non pas pour se mettre en avant ou se faire valoir. Non. L’enjeu ici pour Jésus est de se distinguer des « bergers mercenaires », de « ceux qui entrent dans l’enclos sans passer par la porte », et qui « viennent pour voler et faire périr ». Suivre un « berger » est donc pour Jésus une question de vie ou de mort. Et il nous met en garde : dans le chapitre précédent où il guérit l’aveugle de naissance, il rappelle « qu’il est venu en ce monde pour rendre un jugement : que ceux qui ne voient pas puissent voir » (Jn 9, 39), reconnaître précisément le vrai berger.
Comment ? En écoutant sa parole, en le regardant agir : il est celui par lequel la vie entre dans « l’enclos » – lieu fermé de nos aveuglements, lieu saturé de certitudes, d’images idéalisées de soi, des autres, de croyances figées sur Dieu, de mauvais secrets. Expérience de cet enclos que fera Job et que viendront alimenter ses « amis théologiens ». 

Or, un berger « fait paître ses brebis sur des près d’herbe fraîche, Il les fait reposer », Ps. 22. Nulle menace, nulle crainte, nulle manipulation, nul épuisement : « Juste chemin » qu’indique l’ami-berger qui, soucieux du poids de l’existence, ouvre, soutient, allège.
Un chemin si nous le voulons : apprendre à reconnaître cette voix, unique parmi mille autres, en nous mettant à l’écoute de sa parole vraie, celle de la vérité jamais déliée de l’attention, de la proximité, de la compassion. Une vérité agissante.. Alors pourrons-nous identifier tous ces mercenaires, ces imposteurs – jusque dans l’Église parfois – qui par leurs fausses paroles profitent de nos incrédulités, de notre malheur et nous livrent à des loups, y compris en prétendant venir à notre secours. Le bon pasteur mène au grand air et à la liberté des enfants de Dieu, eux à la dépendance, à la perte du désir, de la confiance intime.
Apprendre à reconnaître cette voix qui veut que nous soyons des vivants, maintenant. Se tisse alors une conversation vraie, « je connais mes brebis et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît et que je connais le Père. Jésus, relié au Père, fondé en un autre que lui-même, assure, garantit que l’enclos reste ouvert et la brebis distingue ce qui ouvre de ce qui ferme, ce qui libère de ce qui aliène. Ce souffle qui vivifie (« psuchè » dans le texte) que le berger-ami donne est une vie qui circule, « je donne ma vie pour la recevoir de nouveau », seul gage pour celui qui la reçoit de n’être ni sous emprise, ni reclus, ni apeuré.
« J’ai encore d’autres brebis qui ne sont pas de cet enclos : celles-là aussi il faut que je les conduise ». Jésus va voir ailleurs pour offrir à chacun son amour, sa sûreté. Il s’agit de faire connaître et partager son enclos, cet « espace à l’air libre ceint d’une protection, cette maison des champs. » (« aulès » dans le texte)
Voilà la bonne nouvelle : l’annonce que la voix du Christ ressuscité vient visiter nos enclos pour en faire des maisons des champs. Il connaît nos fermetures, nos pas empêchés, notre désir inextinguible de lumière. Il sait lire en nos cœurs, en nos ombres avec une infinie bonté. Rien ne l’effraie, veilleur inquiet du bonheur des siens.
Il nous précède. Sortons ! Allons à la rencontre de cette bonté sûre. Il nous apprendra, chemin faisant, à la reconnaître, à la désirer, à la transmettre à notre tour.
Sr Véronique Margron

mercredi 21 avril 2021

lundi 5 avril 2021

Au petit matin...

 

« Ne soyez pas effrayées !
Vous cherchez Jésus de Nazareth, le Crucifié ?
Il est ressuscité : il n’est pas ici.
Voici l’endroit où on l’avait déposé.
Et maintenant,
allez dire à ses disciples et à Pierre :
“Il vous précède en Galilée.
Là vous le verrez,
comme il vous l’a dit.” »
Mc 16, 6-7

jeudi 1 avril 2021

Jeudi Saint...

 Pour méditer...


Jusqu'à la fin... aimer... demeurer avec les siens... Jusqu'à la fin...
Jamais jusqu'à la fin ! La route va ! L'homme passe.
Un jour, inéluctable, sonne l'heure des adieux.
Par la mort - ou par la vie - la mère quitte son enfant, l'ami se sépare de son ami, 
le médecin s'éloigne du malade... L'homme passe.
Et l'Homme-Christ - visage, regard, voix - a passé comme les autres.
Ô Dieu, la présence de l'Amour n'est pas plutôt survenue qu'à peine sa douceur goûtée, elle se retire.
Malgré l'Amour. 
Ah ! Rester en partant ! Impossible ! Je meurs, je pars, je t'abandonne. 
Ah! Que ne suis-je Dieu !
Ô bienheureux Christ ! Bienheureux mourant ! Ce que je ne peux pas faire, Toi tu l'as fait. 
Comment ne l'aurais-tu pas fait, puisque tu aimais ?
L'éternelle Présence dans l'Absence, 
Tu l'as réalisé, Toi, Christ, l'Amour à jamais sans séparation, 
le secours à jamais sans usure dans la courant fatal du temps qui tout emporte.
A l'heure déchirante de l'adieu, tu n'as pu nous quitter, 
Tu n'as pas voulu nous être ôté comme un autre pauvre homme fuyant qui s'écoule, 
et Te voilà, pour toujours, sur notre table, dans notre pain.
Par le Christ, dans l'Eucharistie, l'Adieu, de séparation, devient union : à Dieu.
Marie Noël
in Notes intimes

Jeudi Saint

 Pour sourire...



mardi 30 mars 2021

Mardi Saint


 Dieu est lumière, en lui pas de ténèbres !


dimanche 28 mars 2021

Pour sourire...

 


De quelques inconnus de l'évangile...

Chaque année, je relis la Passion en ce jour de fête des Rameaux, et chaque année, des personnages ressortent, mis en relief par je ne sais quel raccourci mental ou spirituel.  

Cette année, dès le début de la lecture, mon attention est retenue par cette femme qui verse le parfum sur les pieds de Jésus. Elle se fait durement rabrouer par les disciples et reçoit ce beau compliment de Jésus :


"Ce qu'elle pouvait faire, elle l'a fait". Quelle chance elle a cette femme ! Non pas pour avoir reçu ce compliment mais pour avoir pu et su mettre en oeuvre cette chose toute simple et pourtant si difficile à réaliser : Faire tout ce qu'il est possible de faire. St Vincent de Paul parlait de faire "son tout petit possible", le reste étant l'affaire de Dieu. Elle nous ouvre le chemin, cette femme, sur les possibilités de notre vie et les fécondités qu'elles reçoivent lorsqu'elles sont placées sous le regard de Dieu. 

Le jeune homme nu de cette lecture de la Passion a de quoi nous étonner. Seul l'évangile de Marc le mentionne et les interprétations de la présence de cet homme sont multiples. D'aucun à la suite de St Grégoire le Grand affirment qu'il s'agit de l'évangéliste Marc qui tint à affirmer sa présence aux côtés de Jésus. D'autres disent qu'il s'agit de la figure du disciple qui reste proche du Christ jusqu'au dernier moment - alors que les autres l'ont abandonné - mais qui doit s'enfuir pour échapper à ses assaillants. C'est le disciple fidèle qui essaie de suivre le maître. Une troisième interprétation le présente comme la figure du croyant dépouillé de ses certitudes à la suite de l'arrestation de Jésus et qui accède à une foi plus mûre. 

L'apôtre Pierre est toujours aussi bouleversant dans ses grands élans "Même si tous viennent à tomber, moi je ne tomberai pas". Il l'est aussi dans sa triple trahison "Je ne connais pas cet homme dont vous parlez". Saisi par la peur qui lui fait renier le meilleur de lui même ou emporté par sa fougue généreuse, il est bien proche de nous cet homme à qui Jésus dira "Suis-moi" Jn 21, 19. 

Je rêve, que devenu un vieil homme arrivé au terme de sa vie, je puisse prononcer les mêmes belles paroles que l'apôtre Pierre livra en réponse à la question de Jésus Ressuscité "Pierre m'aimes tu ?" : " Seigneur, Toi tu sais tout, tu sais bien que je t'aime". Ils seront alors finis les jours de la Passion. 

mardi 16 mars 2021

Hors Saison

Les vagues, la mélancolie des plages sous la pluie...

vendredi 5 mars 2021

Vianney - Je m'en vais

Parce que là aussi, de simples mots renvoient à tant de choses...

Le Secret Des Banquises

Une belle chanson de Bashung, comme à l'habitude...
De la poésie à l'état brut !

Simon & Garfunkel - The Sound of Silence (from The Concert in Central Park)

Des frissons et de l'émotion...

Say It Ain't So Joe ! Murray Head

Say It Ain't So Joe
(Dis-moi Que Ce N'est Pas Vrai, Joe)

(Chorus)
(Refrain)
Say it ain't so, Joe, please, say it ain't so
Dis-moi que ce n'est pas vrai (1), Joe(2), je t'en prie dis-moi que ce n'est pas vrai
That's not what I wanna hear, joe and I got the right to know
Ce n'est pas ce que je veux entendre, Joe et j'ai le droit de savoir
Say it ain't so, Joe, please, say it ain't so
Dis-moi que ce n'est pas vrai, Joe, je t'en prie dis-moi que ce n'est pas vrai
I'm sure, they're telling us lies, joe,
Je suis sûr qu'ils nous racontent des mensonges, Joe,
Please, tell us it ain't so
Je t'en prie dis-moi que ce n'est pas vrai

They told us that our hero has played his trump card
Ils nous ont dit que notre héros avait joué ses atouts
He doesn't know how to go on
Et qu'il ne sait comment continuer
We're clinging to his charms and determined smile
Nous restons accrochés à son charme et à son sourire déterminé
But the good old days have gone
Mais le bon vieux temps est bien mort
The army and the empire may be falling apart
L'armée et l'empire peuvent bien tomber en morceaux
The money has gotten scarce
L'argent est devenu rare
One man's word held the country together
La parole d'un seul homme maintenait le pays uni
But the truth is getting fierce
Mais la vérité devient effrayante

Say it ain't so, Joe, please, say it ain't so
Dis-moi que ce n'est pas vrai, Joe, je t'en prie dis-moi que ce n'est pas vrai
We've pinned our hopes on you, Joe and they're ruining our show
Nous avons mis nos espoirs en toi, Joe et ils sabotent le spectacle

Ooh babies, don't you think we're gonna get burned
Oh bébés, ne pensez-vous pas qu'on va être brûlés
Ooh babies, don't you think we're gonna get burned
Oh bébés, ne pensez-vous pas qu'on va être brûlés
We're gonna get turned
On va se faire avoir
We're gonna get learned
On va nous apprendre
We're gonna get burned
On va nous brûler
We're gonna get learned
On va nous apprendre

(Chorus)
(Refrain)

Say it ain't so, joe
Dis-moi que ce n'est pas vrai, Joe

--=--=--=--=--=--=--=--=--=--=--

1) la traduction littérale serait " dis moi que ce n'est pas ainsi (que les choses se sont passées)"


2) Il s'agit d'un célèbre joueur de baseball Joe Jackson qui fut accusé d'avoir truqué un match et à qui ses fidèles admirateurs demandaient " say it ain't so Joe"

Une autre explication par Ursus Avertinsis : "Dis-nous que ce n'est pas vrai Joe ! Dis-le nous que tu n'as pas fait poser des micros dans l'immeuble (qui s'appelait Water Gate) du parti democrate ! Toi en qui on avait confiance ! "
Joe s'appelait en réalité Richard Nixon, président des USA et la guerre du Vietnam n'était pas encore finie (fin en 1974-1975) à l'époque du Water Gate (1972).
Je ne date pas de mémoire Margaret Thatcher et sa politique de hard libéralisme en Grande-Bretagne. Par contre j'ai entendu Murray Head dire que cette chanson était politique en rapport "avec toutes les histoires politiques en Amérique et en Grande-Bretagne à cette époque-là". Son commentaire valait également pour son autre titre phare "Bankok".

Murray Head était effaré par le fait qu'en France les gens adorent cette chanson en en ignorant le caractère tragique.

mardi 23 février 2021

lundi 1 février 2021

jeudi 28 janvier 2021

Dieu seul est grand mes frères...

 Beau texte de Massillon sur les manières dont Dieu se manifeste dans nos vies. Il est tiré du sermon sur le vendredi de la troisième semaine de carême. 



mercredi 27 janvier 2021

Dans le couloir...

Lors d'un récent séjour à l'hôpital, j'ai repensé à cette belle chanson de Barbara.
En hommage au personnel soignant du CHU de Limoges pour son professionnalisme, sa bienveillance et ses sourires qui m'ont si bien parlé de Celui à qui j'ai consacré ma vie.

Dans le couloir,
Il y a des ailes :
L'Aile Sud,
L'Aile Nord,
L'Aile qui va de l'Est en Ouest.
Dans le couloir,
Il y a des anges
Qui se déplient,
Qui se déploient,
Disparaissent derrière des portes,
La 2, la 6 ou la 23.
Dans le couloir
Il y a des anges
En sandales
Et en blouses blanches
Qui portent, accroché


Sur leur coeur,
La douceur de leur prénom.
Dans le couloir,
Il y a des rires,
Des chuchotés
Et des éclats.
Y a des pâleurs,
Y a des urgences.
La chambre 12 qui s'en va.
Dans le couloir,
Y a des appels
Qui s'inscrivent en lampes bleues
Sur un grand tableau de milieu.
Il y a des odeurs,
Y a des lourdeurs de fleurs fanées.
Il est midi.
Y a le bruit des chariots qui grincent
Et les odeurs de ragoût froid.


Il y a des pas.
Il y a des voix
Dans le couloir,
Devant la 12.
Y a des silences,
Y a des errances,
Y a des sanglots.
Il y a des anges
En blouses blanches
Qui bercent le désespoir.
C'est 18 heures.
Y a des appels
Dans le couloir.
C'est l'heure des solitudes
Et des angoisses.
Dans les chambres,
Y a des combats,
Y a des victoires,


Y a des colères,
Y a des courages,
Des rémissions,
Des espérances,
Des volontés de savoir.
Il fait chaud,
Il fait froid.
Il y a la douleur tenace,
Des fatigues à n'en plus pouvoir,
A ne plus rien vouloir
Que dormir,
Dormir
Seul,
Le visage contre le mur.
Il est minuit


Dans le couloir.
Il y a des ailes :
L'aile Sud,
L'aile Nord,
L'aile qui va de l'Est en Ouest.
Dans le couloir,
Il y a des anges
En sandales
Et en blouses blanches
Qui portent, accroché
Sur leur coeur,
La douceur de leur prénom


dimanche 24 janvier 2021

Chambre avec vue…

 






Le soleil se lève sur la Toscane vue du CHU de Limoges