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mardi 16 mars 2021

Hors Saison

Les vagues, la mélancolie des plages sous la pluie...

lundi 29 décembre 2008

Envie de mer ?

... c'est la saison avec Francis Cabrel et sa chanson "Hors-saison"

C'est le silence
Qui se remarque le plus
Les volets roulants tous descendus
De l'herbe ancienne
Dans les bacs à fleurs
Sur les balcons
On doit être hors-saison

La mer quand même
Dans ses rouleaux continue
Son même thème
Sa chanson vide et têtue
Pour quelques ombres perdues
Sous des capuchons
On doit être hors-saison

Le vent transperce
Ces trop longues avenues
Quelqu'un cherche une adresse inconnue
Et le courrier déborde
Au seuil des pavillons
On doit être hors-saison

Une ville se fâne
Dans les brouillards salés
La colère océane est trop près
Les tourments la condamnent
Aux écrans de fumée
Personne ne s'éloigne du quai

On pourrait tout prendre
Les murs, les jardins, les rues
On pourrait mettre
Aux boîtes aux lettres nos prénoms dessus
Ou bien peut-être un jour
Les gens reviendront
On doit être hors-saison

La mer quand même
Dans ses rouleaux continue
Son même thème
Sa chanson vide "où es-tu ?"
Tout mon courrier déborde
Au seuil de ton pavillon
On doit être hors-saison...

Une ville se fâne
Dans les brouillards salés
La colère océane est trop près
Les tourments la condamnent
Aux écrans de fumée
Personne ne s'éloigne du quai

Belle journée !

jeudi 3 avril 2008

Des mots, de la lumière...

Un nouvel album de Francis Cabrel est toujours un événement. Pour deux raisons : il n'en sort pas un tous les quatre matins et ils sont d'une rare qualité. Même si on peut déplorer de ci de là quelques facilités dans les paroles, il n'en demeure pas moins que l'ensemble est d'une indiscutable poésie. Les images s'enchaînent comme un cinéma audio. La couleur des arpèges...
Voici le dernier titre de l'album "Des roses et des orties", pour le plaisir...

L'ombre au tableau

Un paysage de terre cuite
Un ciel qu'on dirait de Magritte
La grange couverte de lierre
Le lézard qui dort sur la pierre
Le chat enroulé sur le seuil
L’insecte caché sous les feuilles
Le monde est dans ses couleurs pures
Comme dans tes boites de peinture

Venue d'au-delà des nuages
Du fond du temps et des âges
Il tombe une étrange lumière
D'herbe, de vent, de poussière
Sur nos deux fauteuils inutiles
Ce cerf-volant pris sur les tuiles
Les choses semblent être éternelles
Comme dans tes boites d'’aquarelle

Dans le bleu ciel entre les branches
L’avion laisse une traînée blanche
Comme un ruban, un long nuage
Comme pour dire "Tout se partage"
Au matin sur le lac immense
Il suffit qu'une barque avance
Et l'eau tremble à n'en plus finir
Comme pour dire "Tout se déchire"

Peut-être essaies-tu quelque part
De peindre l'amour de mémoire
De recomposer les couleurs
D'automne mourant sur un cœur
Si tu veux savoir où j’en suis
Les choses ont peu bougé depuis
Ce jour où tu as tourné le dos
Sauf peut-être l'ombre au tableau

Dans le bleu ciel entre les branches
L'avion laisse une traînée blanche
Comme un ruban, un long nuage
Comme pour dire "Tout se partage"
Comme pour tes débuts à la gouache
Sur la jolie toile une tache
Toute dans le blanc diluée
Comme pour dire "Tout se défait"

Dans ta lumière favorite
Celle qu'on dirait de Magritte
La grange couverte de lierre
Le lézard qui dort sur la pierre

Belle journée !