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samedi 26 octobre 2013

Au centre !

“ Il m’est apparu de nouveau clairement que nous n’avons pas le droit dans notre connaissance imparfaite d’utiliser Dieu comme bouche-trou ; car lorsque les limites de la connaissance reculent – ce qui arrive nécessairement – Dieu aussi est repoussé sur une ligne de retraite continuelle. Nous avons à trouver Dieu dans ce que nous connaissons et non pas dans ce que nous ignorons (…) Dieu n’est pas bouche-trou ; il doit être reconnu, non à la limite de nos possibilités, mais au centre de notre vie ”.
D. BONHOEFFER, Résistance et soumission

jeudi 1 novembre 2012

Devenir un saint...

‎"Quand on a renoncé complètement à devenir quelqu'un, un saint, ou un pécheur converti, ou un homme d'Eglise (ce qu'on appelle une figure de prêtre), un juste ou un injuste, un malade ou un bien portant, afin de vivre dans la multitude des tâches, des questions, des succès et des insuccès, des expériences et des perplexités - et c'est cela que j'appelle vivre dans le monde - alors on se met pleinement entre les mains de Dieu, on prend au sérieux non ses propres souffrances mais celles de Dieu dans le monde, on veille avec le Christ à Gehsemani ; tel est je pense la foi. C'est ainsi qu'on devient un homme, un chrétien (cf. Jérémie 45)." 
Dietrich Bonhoeffer

mardi 31 mars 2009

Sous la Croix...

« Qui vit sous la croix de Jésus, qui a reconnu dans la croix de Jésus la plus profonde impiété de tous les êtres humains et de son propre cœur, n'est plus surpris par aucun péché ; et parce qu'un jour il a mesuré avec épouvante l'horreur de son propre péché qui a cloué Jésus sur la croix, il ne peut plus s'effrayer des péchés du frère, si graves soient-ils. Il connaît le cœur humain par la croix de Jésus. Il sait l'immensité de sa perdition dans le péché et la faiblesse (...) et il sait que tout cela est accueilli dans la grâce et la miséricorde. Aussi seul le frère qui se tient sous la croix peut-il entendre ma confession. Ce n'est pas l'expérience de la vie, mais l'expérience de la croix qui fait le confesseur. Le plus expert en humanité en sait infiniment moins sur le cœur humain que le simple croyant qui se tient sous la croix du Christ. (...) Par le contact journalier et sérieux avec la croix du Christ, le chrétien se départit de l'esprit de jugement humain et de l'esprit d'indulgence : il reçoit l'esprit du sérieux divin et de l'amour divin. L'expérience de la mort et de la résurrection du pécheur par la grâce devient pour lui une réalité quotidienne. Il aime ainsi ses frères avec l'amour miséricordieux de Dieu qui, à travers la mort du pécheur, conduit à la vie d'enfant de Dieu. » 
Dietrich Bonhoeffer, De la vie communautaire

dimanche 18 mai 2008

Espérance for ever !

Est il besoin de le préciser, j'aime beaucoup ces quelques paroles du Pasteur Bonhoeffer. J'aime les relire et m'en imprégner, j'aime les prier et laisser Dieu m'en parler.
"Si la terre a été rendue digne de porter l'homme Jésus-Christ, si un homme comme Jésus a pu y vivre, alors la vie vaut aussi pour nous la peine d'être vécue. Si Jésus n'avait pas vécu, notre vie, malgré tous les autres hommes que nous connaissons, vénérons et aimons, serait dépourvue de sens." Il disait plus loin : "Nous devons toujours de nouveau, très lentement et très calmement, nous abîmer dans la vie, la parole, l'action, la souffrance et la mort de Jésus pour connaître ce que Dieu promet et ce qu'il accomplit. Nous avons l'assurance que nous pouvons toujours vivre dans la proximité et la présence de Dieu et que cette vie pour nous est une vie toute nouvelle ; qu'il n'y a pour nous plus rien d'impossible, puisqu'il n'y a rien d'impossible pour Dieu ; qu'aucune puissance terrestre ne peut nous atteindre sans la volonté de Dieu et que le danger et la détresse ne font que nous rapprocher de lui ; nous sommes assurés que nous n'avons droit à rien et que cependant nous pouvons tout demander ; nous sommes assurés que dans tout cela nous nous trouvons dans une communauté qui nous porte.
A tout cela Dieu a dit en son Fils Jésus un oui et un Amen. Ce oui et cet Amen sont le sol ferme sur lequel nous nous tenons.”

Pasteur Dietrich Bonhoeffer (1906 - 1945) in “Résistance et soumission”

Belle journée !