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mercredi 17 mai 2017

Anniversaire

Il y a 92 ans, le 17 mai 1925, Pie XI, entouré de 23 cardinaux et de 250 évêques, procèdait à la canonisation de Thérèse.
Parmi les 50 000 fidèles venus à Rome, seulement 5 000 purent entrer dans la Basilique Saint-Pierre de Rome et entendre le pape prononcer la formule solennelle déclarant qu’on pouvait désormais appeler l’humble carmélite de Lisieux : « Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus ».

mercredi 1 octobre 2014

Bonne fête !


« En regardant toutes ces beautés, il naissait en mon âme des pensées bien profondes. Il me semblait comprendre déjà la grandeur de Dieu et les merveilles du Ciel… La vie religieuse m’apparaissait telle qu’elle est avec ses assujettissements, ses petits sacrifices accomplis dans l’ombre. Je comprenais combien il est facile de se replier sur soi-même, d’oublier le but sublime de sa vocation et je me disais : plus tard, à l’heure de l’épreuve, lorsque prisonnière au Carmel, je ne pourrai contempler qu’un petit coin du Ciel étoilé, je me souviendrai de ce que je vois aujourd’hui ; cette pensée me donnera du courage, j’oublierai facilement mes pauvres petits intérêts en voyant la grandeur et la puissance du Dieu que je veux aimer uniquement. Je n’aurai pas le malheur de m’attacher à des pailles, maintenant que »Mon COEUR a PRESSENTI ce que Jésus réserve à ceux qui l’aiment !… " (Ms A, 58r)
Ste Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face

vendredi 7 juin 2013

Solennité du Sacré Coeur...


Avec St Thérèse de l'Enfant Jésus


Afin de pouvoir contempler ta gloire
Il faut, je le sais, passer par le feu
Et moi je choisis pour mon purgatoire
Ton Amour brûlant, ô Coeur de mon Dieu !
Mon âme exilée quittant cette vie
Voudrait faire un acte de pur amour
Et puis s'envolant au Ciel sa Patrie
Entrer dans ton Coeur sans aucun détour.

vendredi 25 janvier 2013

"Redire tes louanges..."


" Pour moi, la prière c'est un élan du cœur, c'est un simple regard jeté vers le ciel ;
c'est un cri de reconnaissance et d'amour au sein de l'épreuve comme au sein de la joie ;
enfin, c'est quelque chose de grand, de surnaturel,
qui me dilate l'âme et m'unit à Jésus."

Ste Thérèse de l’Enfant Jésus (Ms C 25)

jeudi 27 septembre 2012

Montée...


Nous sommes dans un siècle d'inventions, maintenant ce n'est plus la peine de gravir les marches d'un escalier, chez les riches un ascenseur le remplace avantageusement. Moi je voudrais aussi trouver un ascenseur pour m'élever jusqu'à Jésus, car je suis trop petite pour monter le rude escalier de la perfection. Alors j'ai recherché dans les livres saints l'indication de l'ascenseur objet de mon désir et j'ai lu ces mots sortis de la bouche de La Sagesse Éternelle : Si quelqu'un est tout petit, qu'il vienne à moi...
Ste Thérèse de l'Enfant Jésus
Histoire d'une âme, manuscrit C, chap. X

mercredi 18 janvier 2012

Confiance...



Pour parvenir à la vraie gloire il n'était pas nécessaire de faire des oeuvres éclatantes mais de se cacher et de pratiquer la vertu en sorte que la main gauche ignore ce que fait la droite.
Il me fit comprendre que ma gloire à moi ne paraîtrait pas aux yeux mortels, qu'elle consisterait à devenir une grande Sainte !!!Je ne compte pas sur mes mérites, n'en ayant aucun... C'est Lui seul qui se contentant de mes faibles efforts m'élèvera jusqu'à Lui et, me couvrant de ses mérites infinis, me fera Sainte.

Sainte THERESE de l'Enfant Jésus

samedi 1 octobre 2011

Fête de Ste Thérèse de Lisieux

« Si quelqu’un est tout petit, qu’il vienne à moi. » a dit l’Esprit Saint par la bouche de Salomon et ce même Esprit d’Amour a dit encore que « La miséricorde est accordée aux petits. » (Pr 9,4 ; Sg 6,7) En son nom, le prophète Isaïe nous révèle qu’au dernier jour « Le Seigneur conduira son troupeau dans les pâturages, qu’il rassemblera les petits agneaux et les pressera sur son sein. » (Is 40,11) et comme si toutes ces promesses ne suffisaient pas, le même prophète dont le regard inspiré plongeait déjà dans les profondeurs éternelles, s’écrie au nom du Seigneur : « Comme une mère caresse son enfant, ainsi je vous consolerai, je vous porterai sur mon sein et je vous caresserai sur mes genoux. » (Is 66,12-13)
O Marraine chérie ! après un pareil langage, il n’y a plus qu’à se taire, à pleurer de reconnaissance et d’amour…
Ste Thérèse de Lisieux

jeudi 8 juillet 2010

Une goutte d'eau...

Moi si j'avais commis tous les crimes possibles
Je garderais toujours la même confiance
Car je sais bien que cette multitude d'offenses
N'est qu'une goutte d'eau dans un brasier ardent.

Oui, j'ai besoin d'un coeur, tout brûlant de tendresse
Qui reste mon appui et sans aucun retour
Qui aime tout en moi et même ma faiblesse
Et ne me quitte pas, ni la nuit ni le jour.

Non, je n'ai pu trouver nulle autre créature
Qui m'aimât à ce point et sans jamais mourir
Car il me faut un Dieu qui prenne ma nature
Qui devienne mon frère et qui puisse souffrir.

Je ne sais que trop bien que toutes nos justices
N'ont devant ton regard pas la moindre valeur
Et pour donner du prix à tous mes sacrifices
Oui je veux les jeter jusqu'en ton divin coeur.

Non, tu n'as pas trouvé créature sans tache
Au milieu des éclairs, tu nous donnas ta Loi
Et dans ton coeur sacré, ô Jésus, je me cache
Non je ne tremble pas car ma vertu c'est Toi.

Ste Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face

mercredi 21 avril 2010

Lisieux for ever 2

La Vierge au sourire

à Lisieux

et Alençon

Lisieux for ever

Quelques jours après le retour de Lisieux,
quelques photos sous le signe de l'action de grâce...

Thérèse de l'Enfant Jésus et la paix des coeurs...

Ce qui est bien l'essentiel..!

vendredi 16 avril 2010

Rue Ste Thérèse...

De retour d'un beau pèlerinage à Lisieux et Alençon,
un rapide aperçu qui sera complété plus tard !
Patience, patience !

Belle journée !

vendredi 14 août 2009

Ma joie...

Ma joie

Il est des âmes sur la terre
Qui cherchent en vain le bonheur
Mais pour moi, c’est tout le contraire
La joie se trouve dans mon coeur
Cette joie n’est pas éphémère
Je la possède sans retour
Comme une rose printanière
Elle me sourit chaque jour.

Vraiment je suis par trop heureuse,
Je fais toujours ma volonté…
Pourrais-je n’être pas joyeuse
et ne pas montrer ma gaieté ?…
Ma joie, c’est d’aimer la souffrance,
Je souris en versant des pleurs
J’accepte avec reconnaissance
Les épines mêlées aux fleurs.

Lorsque le Ciel bleu devient sombre
Et qu’il semble me délaisser,
Ma joie, c’est de rester dans l’ombre
De me cacher, de m’abaisser.
Ma joie, c’est la Volonté Sainte
De Jésus mon unique amour
Ainsi je vis sans nulle crainte
J’aime autant la nuit que le jour.

Ma joie, c’est de rester petite
Aussi quand je tombe en chemin
Je puis me relever bien vite
Et Jésus me prend par la main
Alors le comblant de caresses
Je Lui dis qu’Il est tout pour moi
Et je redouble de tendresses
Lorsqu’Il se dérobe à ma foi.

Si parfois je verse des larmes
Ma joie, c’est de les bien cacher
Oh ! que la souffrance a de charmes
Quand de fleurs on sait la voiler !
Je veux bien souffrir sans le dire
Pour que Jésus soit consolé
Ma joie, c’est de le voir sourire
Lorsque mon coeur est exilé…

Ma joie, c’est de lutter sans cesse
Afin d’enfanter des élus.
C’est le coeur brûlant de tendresse
De souvent redire à Jésus :
Pour toi, mon Divin petit Frère
Je suis heureuse de souffrir
Ma seule joie sur cette terre
C’est de pouvoir de réjouir.

Longtemps encor je veux bien vivre
Seigneur, si c’est là ton désir
Dans le Ciel je voudrais te suivre
Si cela te faisait plaisir.
L’amour, ce feu de la Patrie
Ne cesse de me consumer
Que me font la mort ou la vie ?
Jésus, ma joie, c’est de t’aimer !

Ste Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face
Poésie n° 45

mercredi 1 octobre 2008

Petite voix...

Jour de la fête de Ste Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face.
Voici une de ses poésies, une de mes préférées...

Vivre d'Amour !

Au soir d'Amour, parlant sans parabole
Jésus disait : « Si quelqu'un veut m'aimer
« Toute sa vie, qu'il garde ma Parole
« Mon Père et moi viendrons le visiter.
« Et de son coeur faisant notre demeure
« Venant à lui, nous l'aimerons toujours !...
« Rempli de paix, nous voulons qu'il demeure
« En notre Amour !... »

Vivre d'Amour, c'est te garder Toi-Même
Verbe incrée, Parole de mon Dieu,
Ah ! tu le sais, Divin Jésus, je t'aime
L'Esprit d'Amour m'embrase de son feu
C'est en t'aimant que j'attire le Père
Mon faible coeur le garde sans retour.
O Trinité ! vous êtes Prisonnière
De mon Amour !.....

Vivre d'Amour, c'est vivre de ta vie,
Roi glorieux, délice des élus.
Tu vis pour moi, caché dans une hostie
Je veux pour toi me cacher, ô Jésus !
A des amants, il faut la solitude
Un coeur à coeur qui dure nuit et jour
Ton seul regard fait ma béatitude
Je vis d'Amour !...

Vivre d'Amour, ce n'est pas sur la terre
Fixer sa tente au sommet du Thabor.
Avec Jésus, c'est gravir le Calvaire,
C'est regarder la Croix comme un trésor !...
Au Ciel je dois vivre de jouissance
Alors l'épreuve aura fui pour toujours
Mais exilée je veux dans la souffrance
Vivre d'Amour.

Vivre d'Amour, c'est donner sans mesure
Sans réclamer de salaire ici-bas
Ah ! sans compter je donne étant bien sûre
Que lorsqu'on aime, on ne calcule pas !...
Au Coeur Divin, débordant de tendresse
J'ai tout donné.... légèrement je cours
Je n'ai plus rien que ma seule richesse
Vivre d'Amour.

Vivre d'Amour, c'est bannir toute crainte
Tout souvenir des fautes du passé.
De mes péchés je ne vois nulle empreinte,
En un instant l'amour a tout brûlé.....
Flamme divine, ô très douce Fournaise !
En ton foyer je fixe mon séjour
C'est en tes feux que je chante à mon aise :
« Je vis d'Amour !... »

Vivre d'Amour, c'est garder en soi-même
Un grand trésor en un vase mortel
Mon Bien-Aimé, ma faiblesse est extrême
Ah je suis loin d'être un ange du ciel !...
Mais si je tombe à chaque heure qui passe
Me relevant tu viens à mon secours,
A chaque instant tu me donnes ta grâce
Je vis d'Amour.

Vivre d'Amour, c'est naviguer sans cesse
Semant la paix, la joie dans tous les coeurs
Pilote Aimé, la Charité me presse
Car je te vois dans les âmes mes soeurs
La Charité voilà ma seule étoile
A sa clarté je vogue sans détour
J'ai ma devise écrite sur ma voile :
« Vivre d'Amour. »

Vivre d'Amour, lorsque Jésus sommeille
C'est le repos sur les flots orageux
Oh ! ne crains pas, Seigneur, que je t'éveille
J'attends en paix le rivage des cieux....
La Foi bientôt déchirera son voile
Mon Espérance est de te voir un jour
La Charité enfle et pousse ma voile
Je vis d'Amour !...

Vivre d'Amour, c'est, ô mon Divin Maître
Te supplier de répandre tes Feux
En l'âme sainte et sacrée de ton Prêtre
Qu'il soit plus pur qu'un séraphin des cieux !...
Ah ! glorifie ton Eglise Immortelle
A mes soupirs, Jésus, ne sois pas sourd
Moi son enfant, je m'immole pour elle
Je vis d'Amour.

Vivre d'Amour, c'est essuyer ta Face
C'est obtenir des pécheurs 1e pardon
O Dieu d'Amour ! qu'ils rentrent dans ta grâce
Et qu'à jamais ils bénissent ton Nom.....
Jusqu'à mon coeur retentit le blasphème
Pour l'effacer, je veux chanter toujours :
« Ton Nom Sacré, je l'adore et je l'Aime
Je vis d'Amour !... »

Vivre d'Amour, c'est imiter Marie,
Baignant de pleurs, de parfums précieux,
Tes pieds divins, qu'elle baise ravie
Les essuyant avec ses longs cheveux...
Puis se levant, elle brise le vase
Ton Doux Visage elle embaume à son tour.
Moi, le parfum dont j'embaume ta Face
C'est mon Amour !....

« Vivre d'Amour, quelle étrange folie ! »
Me dit le monde, « Ah ! cessez de chanter,
« Ne perdez pas vos parfums, votre vie,
« Utilement sachez les employer !... »
T'aimer, Jésus, quelle perte féconde !...
Tous mes parfums sont à toi sans retour.
Je veux chanter en sortant de ce monde :
« Je meurs d'Amour ! »

Mourir d'Amour, c'est un bien doux martyre
Et c'est celui que je voudrais souffrir.
O Chérubins ! accordez votre lyre,
Car je le sens, mon exil va finir
Flamme d'Amour, consume-moi sans trêve
Vie d'un instant, ton fardeau m'est bien lourd !
Divin Jésus, réalise mon rêve :
Mourir d'Amour !...

Mourir d'Amour, voilà mon espérance
Quand je verrai se briser mes liens
Mon Dieu sera ma Grande Récompense
Je ne veux point posséder d'autres biens.
De son Amour je veux être embrasée
Je veux Le voir, m'unir à Lui toujours
Voilà mon Ciel.... voilà ma destinée :
Vivre d'Amour ! ! !.....


Belle journée !

vendredi 2 mai 2008

Chroniques de la mouette chauve 9

Songeuse la mouette en ce jour. Ses neurones ne font pas le pont – que dis je le viaduc ! – du premier mai.
Où vais je ? Où cours je ? Dans quel état j’ère ? Voilà qui pourrait résumer ce qui agite le bocal d’une voisine de rocher où souffle une forte tempête. Elle perçoit en elle comme un bruit de haubans qui craquent, de voiles qui se déchirent au vent. Son gouvernail s’affole à force de naviguer dans les hauts fonds. Alors, bien sûr, elle remet bien des choses en questions, tout y passe, et le reste.
La mouette chauve est un peu désemparée, ses ailes soudain lui pèsent, plus envie de voler. Les questions de la voisine sont un peu les siennes. Solidarité de mouette.
Alors il faut prendre un peu de distance avec tout cela ; pour pouvoir aider, un peu. Se rappeler d’autres expériences fondatrices où enraciner ses actes et son être.
La Petite Thérèse avait connu des moments d'angoisse, de combat si dur qu’ils l’avaient mené sur le bord infini des choses, à ce point où le vertige nous saisit. Comment faisait elle pour traverser ses moments ? Help !
La mouette chauve alla donc consulter un prêtre et jouer à nouveau les perroquets de corsaire (cf chroniques 2) sur l’épaule du pasteur qui lui dit ceci :
Trois éléments pouvaient se dégager de la démarche de Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face.
Accepter ce que Dieu donne tout d’abord, car il continue de parler et d’agir dans la vie de celui, de celle qui souffre (mais il n’envoie pas la souffrance bien sûr). Il donne son amour dans la tempête comme par temps calme. Elle vivait là la confrontation à la réalité de sa vie en intégrant très intimement qu’elle était aimée aussi dans sa réalité souffrante (qui n’était pas néanmoins le tout de son existence).
Deuxième élément : elle vivait cela dans la joie. Non pas une joie de façade, artificielle comme des fleurs de cimetière : une vraie joie puisée en Christ, nourrit de l’amour qu’elle avait pour Dieu et ses sœurs.
Troisième élément : elle vivait cela dans l’abandon en Dieu. Dans une grande patience, avec beaucoup de confiance. Elle avait la conviction que tout ne dépendait pas d’elle et qu’à un moment il lui fallait lâcher prise et s’en remettre à l’amour de Dieu qui permet de traverser la souffrance.
Et hop, notre mouette chauve poste cela rapidement et l’envoie à sa voisine. En espérant que cela puisse parler d’espérance durable.
Bon vol !

mercredi 19 mars 2008

L'amour et la prière

Pour bien finir le carême et excellemment commencer le Temps Pascal, voici deux citations de Ste Thérèse de l'Enfant Jésus, toutes deux tirées du Manuscrits C.

"L’amour attire l’amour, aussi, mon Jésus, le mien s’élance vers vous, il voudrait combler l’abîme qui l’attire, mais hélas ! ce n’est pas même une goutte de rosée perdue dans l’océan !... Pour vous aimer comme vous m’aimez, il me faut emprunter votre propre amour, alors seulement je trouve le repos. O mon Jésus, c’est peut-être une illusion, mais il me semble que vous ne pouvez combler une âme de plus d’amour que vous n’en avez comblé la mienne ; c’est pour cela que j’ose vous demander d’aimer ceux que vous m’avez donnés comme vous m’avez aimée moi-même "

"Pour moi, la prière, c’est un élan du coeur, c’est un simple regard jeté vers le Ciel, c’est un cri de reconnaissance et d’amour au sein de l’épreuve comme au sein de la joie ; enfin c’est quelque chose de grand, de surnaturel, qui me dilate l’âme et m’unit à Jésus."

Belle journée !

dimanche 14 octobre 2007

Fiat Lux...


Plein de lumières ce week end...
Une ordination diaconale hier dans la collégiale de St Junien baignée par le soleil et la joie d'un moment intensément vécu. Lorsque l'Eglise se rassemble, il se produit une communion entre les êtres bien sûr mais aussi entre les êtres et Dieu. Les Paroles du Christ deviennent celles des hommes lorsqu'ils les écoutent et les vivent. "Ma vocation, c'est l'amour" disait Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus. Hier, Nicolas a répondu oui à cette vocation selon l'appel qui lui a été fait, avec tout ce qu'il est. Hier, je suis convaincu que beaucoup ont entendu cette vocation à l'amour, je suis convaincu que beaucoup y répondront au coeur de leur vie. Et comme le Christ est une lumière sur nos pas, nous ne pouvons trébucher si nous sommes proches de Lui, si notre vie consonne à la sienne. J'ai déjà cité cette phrase de Saint Angèle de Foligno mais je ne résiste pas au plaisir de la redonner : "Aime moi, toute ta vie me plaira pourvu que tu m'aimes..! Je ferai en toi de grandes choses, je serai connu en toi, glorifié, clarifié en toi !.."
Quelques mots de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus pour terminer et vous laisser avec cette petite voix, ce chemin tout simple et d'une profondeur infini qui fut celui de la jeune carmélite avant qu'il ne devienne le vôtre : "J’ai compris encore que l’amour de Notre-Seigneur se révèle aussi bien dans l’âme la plus simple qui ne résiste en rien à sa grâce que dans l’âme la plus sublime ; en effet le propre de l’amour étant de s’abaisser, si toutes les âmes ressemblaient à celles des Saints docteurs qui ont illuminé l’Eglise par la clarté de leur doctrine, il semble que le bon Dieu ne descendrait pas assez bas en venant jusqu’à leur coeur (...). En descendant ainsi le Bon Dieu montre sa grandeur inouïe. De même que le soleil éclaire en même temps les cèdres et chaque petite fleur comme si elle était seule sur la terre, de même Notre-Seigneur s’occupe aussi particulièrement de chaque âme que si elle n’avait pas de semblables ; et comme dans la nature toutes les saisons sont arrangées de manière à faire éclore au jour marqué la plus humble pâquerette, de même tout correspond au bien de chaque âme."

lundi 1 octobre 2007

Fete de Sainte Térèse de l'Enfant Jésus


A l'occasion de la fête de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, voici une de ses poésies "Mon Ciel à moi". Il s'y révèle bien la grande simplicité et la profondeur de la jeune carmélite, elle qui s'est offerte à l'amour miséricordieux du Sauveur.
Bonne méditation !

Mon Ciel à Moi !...

1. Pour supporter l'exil de la vallée des larmes
Il me faut le regard de mon Divin Sauveur
Ce regard plein d'amour m'a dévoilé ses charmes
Il m'a fait pressentir le Céleste bonheur
Mon Jésus me sourit quand vers Lui je soupire.
Alors je ne sens plus l'épreuve de la foi
Le Regard de mon Dieu, son ravissant Sourire,
Voilà mon Ciel à moi !...
2. Mon Ciel est de pouvoir attirer sur les âmes
Sur l'Eglise ma mère et sur toutes mes soeurs
Les grâces de Jésus et ses Divines flammes
Qui savent embraser et réjouir les coeurs.
Je puis tout obtenir lorsque dans le mystère
Je parle coeur à coeur avec mon Divin Roi
Cette douce Oraison tout près du Sanctuaire
Voilà mon Ciel à moi !...
3. Mon Ciel, il est caché dans la petite Hostie
Où Jésus, mon Epoux, se voile par amour
A ce Foyer Divin je vais puiser la vie
Et là mon Doux Sauveur m'écoute nuit et jour
« Oh ! quel heureux instant lorsque dans ta tendresse
« Tu viens, mon Bien-Aimé, me transformer en toi
« Cette union d'amour, cette ineffable ivresse
Voilà mon Ciel à moi !...
4. Mon Ciel est de sentir en moi la ressemblance
Du Dieu qui me créa de son Souffle Puissant
Mon Ciel est de rester toujours en sa présence
De l'appeler mon Père et d'être son enfant
Entre ses bras Divins, je ne crains pas l'orage
Le total abandon voilà ma seule loi.
Sommeiller sur son Coeur, tout près de son Visage
Voilà mon Ciel à moi !...
5. Mon Ciel, je l'ai trouvé dans la Trinité Sainte
Qui réside en mon coeur, prisonnière d'amour
Là, contemplant mon Dieu, je lui redis sans crainte
Que je veux le servir et l'aimer sans retour.
Mon Ciel est de sourire à ce Dieu que j'adore
Lorsqu'Il veut se cacher pour éprouver ma foi
Souffrir en attendant qu'Il me regarde encore
Voilà mon Ciel à moi !...