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jeudi 16 janvier 2025

Happy new year !

 


Selon une tradition maintenant bien établie...

samedi 6 janvier 2024

Et toc !


« Il est fou de penser que vous devez lire tous les livres que vous achetez, car il est fou de critiquer ceux qui achètent plus de livres qu'ils ne pourront jamais lire. Ce serait comme dire que vous devriez utiliser tous les couverts, verres, tournevis ou perceuses que vous avez achetés avant d'en acheter de nouveaux.
« Il y a des choses dans la vie dont nous devons toujours avoir beaucoup de fournitures, même si nous n'utiliserons qu'une petite partie.
« Si, par exemple, nous considérons les livres comme des médicaments, nous comprenons qu'il est bon d'en avoir beaucoup à la maison plutôt que quelques-uns : quand vous voulez vous sentir mieux, alors vous allez dans l' « armoire à pharmacie » et choisissez un livre. Pas un hasard, mais le bon livre pour ce moment. C'est pourquoi vous devriez toujours avoir un choix nutritionnel !
" Ceux qui n'achètent qu'un seul livre, ne lisent que celui-ci et ensuite s'en débarrassent, ils appliquent simplement la mentalité du consommateur aux livres, c'est-à-dire qu'ils les considèrent comme un produit de consommation. Ceux qui aiment les livres savent qu'un livre est tout sauf une marchandise. "
Umberto Eco

mardi 24 octobre 2023

Le défaut le plus apparent de Dillon, archevêque de Narbonne, était un goût effréné pour la chasse. Louis XV lui en fit le reproche un jour à son petit lever.
" Vous chassez beaucoup monsieur l'évêque, j'en sais quelque chose. Comment interdire la chasse à vos curés, si vous passez votre vie à leur en donner l'exemple ?" "Sire, pour mes curés, la chasse est leur défaut ; pour moi, c'est celui de nos ancêtres."

dimanche 30 juillet 2023

Vive l'Empereur !

 Octave, Auguste ! Venez par ici ! C'est amusant ces prénoms impériaux entendus sur les plages. Des prénoms qu'on entendait jadis dans les campagnes ont à présent migré vers des quartiers plus coquets. Des prénoms d'empereurs romains, rien de moins On passera sur le fait qu'Octave et Auguste désignent le même homme afin de ne point passer pour (trop) pédant, il ne faut pas troubler la jeune maman qui cru faire preuve d'originalité. Et puis c'est tout de même mieux que Néron ou Calligula, plus convenable, moins sanglant, moins cinglé. Commode eût été plus pratique... Tibère conserve une certaine classe mais il faut pouvoir le porter, et là aussi ceux qui connaissent un brin d'histoire romaine frémissent... Vespasien est impossible trop voyant, Septime (Sévère) fait penser à un grand restaurant (pour cinéphile). Marc-Aurèle, très joli Marc Aurèle... Avoir un fils prénommé Marc-Aurèle... La classe mais là aussi, il convient d'avoir les épaules larges, ou être philosophe, ce qui n'est pas donné à tout le monde. Finalement, les parents de la plage ont fait un choix sûr et confortable comme il se doit. 

 

jeudi 26 janvier 2023

Marcher devant ! Toujours devant !

Marcher devant ! Toujours devant !
Comme le pilote,
Être aussi mécanicien, radio, navigateur.
Rester debout quand les autres s’assoient,
Sourire quand ils serrent les dents,
Donner sa flotte quand ils ont soif,
Et son cœur quand ils n’en ont pas
Porter la fatigue des faibles,
Éclairer ceux qui sont dans le noir,
Espérer pour six, vouloir pour dix.
Puis le soir, quand tous se taisent,
Parler pour eux au Seigneur
et Le laisser faire… le reste."
Michel Menu



vendredi 23 septembre 2022

Quête du bonheur...

 L’Humanité est ainsi faite qu’elle parle surtout de ce qu’elle n’a pas. Nous évoquons le bonheur à partir d’un manque fondamental. Le bonheur est ce que nous poursuivons sans cesse, ce que nous désirons au plus profond de nous-mêmes, sans jamais l’atteindre vraiment. Il existe sans doute une série de « petits bonheurs » qui nous sont donnés, partiels et fugaces. Mais le bonheur absolu est l’objet d’un désir irréalisable et même, par définition incapable d’être assouvi. En effet, dès qu’un désir se réalise et nous approche du bonheur, notre désir se reporte au-delà, vers un plus grand bonheur. Nous retrouvons dans ce mouvement tout ce que nous avons dit de la transcendance humaine. Cet être que nous sommes, fini de toute part, abrite un désir infini et absolu.

Dans un même registre, nous pouvons faire les mêmes réflexion à partir de la réussite. Qui ne veut réussir sa vie ? Qui ne redoute un échec plus ou moins total, dans le domaine de ses amours ou de sa profession, quand il ne se heurte pas à un handicap qui lui interdit de choisir selon ses désirs ? Qui au terme de son existence, se retournant vers son passé, n’est tenté d’être profondément déçu de lui-même, estimant qu’il n’a pas fait grand-chose, ou même rien du tout ? Bref, nous sommes tous dans le désir d’un accomplissement fondamental de nous-mêmes. Nous le poursuivons, mais il nous échappe toujours. L’échec final est toujours là, devant nous : la mort toujours présente et à laquelle nous savons bien que nous sommes destinés.
Le paradoxe du bonheur irréalisable, de la réussite toujours manquée de notre vie, par quelque aspect, nous pousse au divertissement c’est-à-dire un dérapage de notre désir fondamental de bonheur parti s’investir dans des biens incapables de nous satisfaire, voire capables de nous détruire. Nous risquons même de mettre l’essentiel de notre désir dans un bien frelaté, faux, ou tout simplement fini et nous conduisant irrémédiablement à la désillusion. Autrefois, on appelait cela une idole. Aujourd’hui il ne s’agit plus de représentations faussement divines de statuettes, mais de biens absolutisés dont nous espérons à tort qu’ils seront capables de combler notre désir et nous conduire à la réussite et le bonheur. Le divertissement essaie de nous faire échapper un certain désespoir devant notre condition.
Bernard Sesboüé, L’homme, merveille de Dieu

Le silence emplit ma maison

 "Le silence emplit ma maison. De la pièce d'angle où je passe la plupart des heures du jour, je découvre les lointains dans la direction du couchant. Au long de quinze kilomètres, aucune construction n'apparaît. Par-dessus la plaine et les bois, ma vue suit les longues pentes descendant vers la vallée de l'Aube, puis les hauteurs du versant opposé. D'un point élevé du jardin, j'embrasse les fonds sauvages où la forêt enveloppe le site, comme la mer bat le promontoire. Je vois la nuit couvrir le paysage. Ensuite, regardant les étoiles, je me pénètre de l'insignifiance des choses.

Sans doute les lettres, la radio, les journaux font-ils entrer dans l'ermitage les nouvelles de notre monde. Au cours de brefs passages à Paris, je reçois des visiteurs dont les propos me révèlent quel est le cheminement des âmes. Aux vacances, nos enfants, nos petits-enfants nous entourent de leur jeunesse, à l'exception de notre fille Anne qui a quitté ce monde avant nous. Mais que d'heures s'écoulent, où, lisant, écrivant, rêvant, aucune illusion n'adoucit mon amère sérénité !
Pourtant, dans le petit parc – j'en ai fait quinze mille fois le tour ! –, les arbres que le froid dépouille manquent rarement de reverdir et les fleurs plantées par ma femme renaissent après s'être fanées. Les maisons du bourg sont vétustes ; mais il en sort, tout à coup, nombre de filles et de garçons rieurs. Quand je dirige ma promenade vers l'une des forêts voisines : Les Dhuits, Clairvaux, Le Heu, Blinfeix, La Chapelle, leur sombre profondeur me submerge de nostagie ; mais, soudain, le chant d'un oiseau, le soleil sur le feuillage ou les bourgeons d'un taillis me rappellent que la vie, depuis qu'elle parut sur la Terre, livre un combat qu'elle n'a jamais perdu. Alors, je me sens traversé par un réconfort secret. Puisque tout recommence toujours, ce que j'ai fait sera, tôt ou tard, une source d'ardeurs nouvelles après que j'aurai disparu.
A mesure que l'âge m'envahit, la nature me devient plus proche. Chaque année, en quatre saisons qui sont autant de leçons, sa sagesse vient me consoler. Elle chante, au printemps : "Quoi qu'il ait pu, jadis, arriver, je suis au commencement ! Tout est clair, malgré les giboulées ; jeune, y compris les arbres rabougris ; beau, même ces champs caillouteux. L'amour fait monter en moi des sèves et des certitudes si radieuses et si puissantes qu'elles ne finiront jamais !"
Elle proclame, en été : "Quelle gloire est ma fécondité ! A grand effort, sort de moi tout ce qui nourrit les êtres. Chaque vie dépend de ma chaleur. Ces grains, ces fruits, ces troupeaux, qu'inonde à présent le soleil, ils sont une réussite que rien ne saurait détruire. Désormais, l'avenir m'appartient !"
En automne, elle soupire : "Ma tâche est près de son terme. J'ai donné mes fleurs, mes moissons, mes fruits. Maintenant, je me recueille. Voyez comme je suis belle encore, dans ma robe de pourpre et d'or, sous la déchirante lumière. Hélas ! Les vents et les frimas viendront bientôt m'arracher ma parure. Mais, un jour, sur mon corps dépouillé, refleurira ma jeunesse !"
En hiver, elle gémit : "Me voici, stérile et glacée. Combien de plantes, de bêtes, d'oiseaux, que je fis naître et que j'aimais, meurent sur mon sein qui ne peut plus les nourrir ni les réchauffer ! Le destin est-il donc scellé ? Est-ce, pour toujours, la victoire de la mort ? Non ! Déjà, sous mon sol inerte, un sourd travail s'accomplit. Immobile au fond des ténèbres, je pressens le merveilleux retour de la lumière et de la vie."


Vieille Terre, rongée par les âges, rabotée de pluies et de tempêtes, épuisée de végétation, mais prête, indéfiniment, à produire ce qu'il faut pour que se succèdent les vivants !
Vieille France, accablée d'Histoire, meurtrie de guerres et de révolutions, allant et venant sans relâche de la grandeur au déclin, mais redressée, de siècle en siècle, par le génie du renouveau !
Vieil homme, recru d'épreuves, détaché des entreprises, sentant venir le froid éternel, mais jamais las de guetter dans l'ombre la lueur de l'espérance !"
Charles de Gaulle.

samedi 16 juillet 2022

vendredi 31 décembre 2021

jeudi 9 décembre 2021

Avancer...




"L'art de s'avancer et de parvenir, c'est l'art d'offrir sa main à qui l'on voudrait donner son pied."
Duc Louis de Saint Simon

dimanche 16 mai 2021

Pont...

A la fin d'un beau week end de célébrations et de rencontres,
les couleurs se posent dans le ciel...



mercredi 27 janvier 2021

Dans le couloir...

Lors d'un récent séjour à l'hôpital, j'ai repensé à cette belle chanson de Barbara.
En hommage au personnel soignant du CHU de Limoges pour son professionnalisme, sa bienveillance et ses sourires qui m'ont si bien parlé de Celui à qui j'ai consacré ma vie.

Dans le couloir,
Il y a des ailes :
L'Aile Sud,
L'Aile Nord,
L'Aile qui va de l'Est en Ouest.
Dans le couloir,
Il y a des anges
Qui se déplient,
Qui se déploient,
Disparaissent derrière des portes,
La 2, la 6 ou la 23.
Dans le couloir
Il y a des anges
En sandales
Et en blouses blanches
Qui portent, accroché


Sur leur coeur,
La douceur de leur prénom.
Dans le couloir,
Il y a des rires,
Des chuchotés
Et des éclats.
Y a des pâleurs,
Y a des urgences.
La chambre 12 qui s'en va.
Dans le couloir,
Y a des appels
Qui s'inscrivent en lampes bleues
Sur un grand tableau de milieu.
Il y a des odeurs,
Y a des lourdeurs de fleurs fanées.
Il est midi.
Y a le bruit des chariots qui grincent
Et les odeurs de ragoût froid.


Il y a des pas.
Il y a des voix
Dans le couloir,
Devant la 12.
Y a des silences,
Y a des errances,
Y a des sanglots.
Il y a des anges
En blouses blanches
Qui bercent le désespoir.
C'est 18 heures.
Y a des appels
Dans le couloir.
C'est l'heure des solitudes
Et des angoisses.
Dans les chambres,
Y a des combats,
Y a des victoires,


Y a des colères,
Y a des courages,
Des rémissions,
Des espérances,
Des volontés de savoir.
Il fait chaud,
Il fait froid.
Il y a la douleur tenace,
Des fatigues à n'en plus pouvoir,
A ne plus rien vouloir
Que dormir,
Dormir
Seul,
Le visage contre le mur.
Il est minuit


Dans le couloir.
Il y a des ailes :
L'aile Sud,
L'aile Nord,
L'aile qui va de l'Est en Ouest.
Dans le couloir,
Il y a des anges
En sandales
Et en blouses blanches
Qui portent, accroché
Sur leur coeur,
La douceur de leur prénom


mardi 5 janvier 2021

De la sagesse en temps de larmes...

"Vous pouvez avoir des défauts, être impatient et vivre en colère parfois, mais n'oubliez pas que votre vie est la plus grande entreprise du monde. Toi seul peux l'empêcher de descendre. Beaucoup t'apprécient, admirent et aiment. Si tu repensais qu'être heureux c'est ne pas avoir un ciel sans tempête, un chemin sans accident, travailler sans fatigue, relations sans déception, tu avais tort.
Être heureux ce n'est pas seulement profiter du sourire mais aussi réfléchir à la tristesse.
Ce n'est pas seulement célébrer les succès mais tirer des leçons des échecs.
Ce n'est pas seulement se sentir heureux avec les applaudissements mais être heureux dans l'anonymat.
La vie vaut la peine d'être vécue malgré tous les défis, les malentendus, les périodes de crise. Être heureux n'est pas une destination du destin, mais un accomplissement pour ceux qui réussissent à voyager à l'intérieur de soi. Être heureux c'est arrêter de se sentir victime des problèmes et devenir l'auteur de l'histoire elle-même, traverser des déserts hors de vous, mais vous parvenez à trouver une oasis au fond de votre âme.
Être heureux c'est rendre grâce pour chaque matin, pour le miracle de la vie. Être heureux c'est ne pas avoir peur de ses propres sentiments. C'est savoir parler de toi. C'est avoir le courage d'entendre un "non". C'est se sentir en sécurité en recevant une critique, même si c'est injuste. C'est embrasser les enfants, chouchouter les parents, vivre des moments poétiques avec les amis, même quand ils nous font du mal.
Être heureux c'est laisser vivre la créature qui vit en chacun de nous, libre, heureuse et simple. C'est avoir la maturité pour pouvoir dire : "J'ai eu tort". C'est avoir le courage de dire "pardon". Cela signifie avoir la sensibilité pour dire "j'ai besoin de toi". Cela signifie avoir la capacité de dire "je t'aime".
Que ta vie devienne un jardin d'occasions d'être heureux...
Que ton printemps soit amateur de joie. Que tu sois un amateur de sagesse dans tes hivers.
Et quand tu te trompes, recommence dès le début. Ce n'est qu'alors que tu seras passionné par la vie. Vous découvrirez qu'être heureux n'est pas avoir une vie parfaite.
Mais l'utilisation des larmes est pour arroser la tolérance. Utilisez les pertes pour entraîner la patience. Utilisez des erreurs pour sculpter la sérénité. Utilisez la douleur pour polir le plaisir. Utilisez des obstacles pour ouvrir des fenêtres d'intelligence.
Ne jamais abandonner... Ne jamais abandonner avec les gens qui t'aiment. N'abandonnez jamais le bonheur, car la vie est un spectacle incroyable".

jeudi 31 décembre 2020

Fidèle à la tradition...

 Faire boire la tasse au marasme dans les bulles !


samedi 12 décembre 2020

jeudi 7 mai 2020

Billet

Les jours se succèdent aux autres et sans doute il nous devient plus difficile de sourire de cette situation de confinement. Les annonces se succèdent les unes les autres, parfois contradictoires, des spécialistes se prononcent sans trop savoir et d’autres ne sachant rien nous encombrent de leurs paroles discordantes. Nous venons d’apprendre que le 11 mai constituerait une étape cruciale dans le processus de déconfinement et que le 2 juin verrait – si tout se passe comme prévu – le retour à des célébrations publique à l’église.
Le soleil se lève à l’horizon !
Je vous invite à vivre cette attente dans la paix et avec le maximum de sérénité. L’eucharistie est toujours célébrée quotidiennement dans la paroisse et je peux dire que vous ne quittez pas ma prière. Vos intentions sont toujours les bienvenues ! 
Voici une citation de Dom André Louf qui peut nous guider en ces jours où nous commençons le mois de mai – mois de Marie. Les différents modes de présence du Christ dans notre vie y sont évoqués, je vous invite simplement à laisser résonner ces quelques mots et à examiner tous les lieux de votre vie qui sont déjà présence du Christ et invitation à lui laisser davantage de place.
« Il est peut-être important de se rappeler que le Christ se rend présent au cœur de nos histoires de bien des façons. Il est présent par l’image de la croix, par l’autel, l’icône, la Parole des Écritures et finalement par l’eucharistie ou le Saint Sacrement ; mais aussi — ne l’oublions pas — par la communauté qui célèbre. (...)   De plus, ces différents modes de présence du Christ correspondent à nos différentes manières d’entrer en relation avec lui. Ainsi, dans la Parole de la Bible, nous pouvons l’écouter et l’entendre, mais non pas le voir. Par contre, nous pouvons le voir d’une certaine façon dans l’icône ou, en tout cas, découvrir quelque chose de lui en nous laissant porter par le regard au-delà de ce que nous voyons. Dans le Saint Sacrement, nous le discernons comme nourriture et comme invitation à la communion avec les autres commensaux de la table eucharistique. Nous y construisons la communauté et l’Église. L’essentiel, c’est que tous ces lieux où le Christ se rend présent pour nous rencontrer nous éveillent à sa présence la plus importante pour chacun de nous, à savoir sa présence intérieure au-dedans de nous, dans notre cœur : «Nous viendrons chez lui et nous ferons chez lui notre demeure », a dit Jésus, en parlant de son Père et de lui-même » (Jn 14, 23). 
Dom André Louf in A la Grâce de Dieu. Ed. Fidélité. pp 174 - 175
L’Eglise a besoin de tous ! Les vocations au mariage, à la vie religieuse, aux ministères de prêtre et de diacre permanent, au célibat consacré sont essentielles à la respiration de la communauté entière.
Dieu continue d’appeler ! Tendons l’oreille et ouvrons notre cœur pour lui répondre !

mercredi 22 avril 2020

Evasion

J’espère que l’ennui ne vous gagne pas trop…
En ces heures où nous sommes appelés à contempler un peu plus que souhaité les murs de nos habitations, il est bon – et juste – de chercher comment s’évader un peu et d’envisager ce que nous pourrons faire d’une liberté en partie retrouvée le 11 mai prochain.
Je relis en ce moment les Géorgiques de Virgile. Cet auteur latin  qui vécu à cheval sur le 1er siècle avant Jésus Christ  et sur le 1er siècle après Jésus Christ décrivit admirablement la nature avec une poésie très évocatrice. « Il me plaît d’aller par ces cimes, où nulle roue avant moi n’a jamais laissé de traces (…) Quand l’été riant enverra dans les clairières et les pacages les troupeaux, parcourons les fraiches campagnes dans la nouveauté du matin et le givre des prairies, quand la rosée si agréable au bétail perle sur l’herbe tendre. »
On sent presque l’odeur des sous-bois, l’air qui glisse sur le visage aussi doucement que les oiseaux dans le ciel… Imaginer… Et nous y sommes, comme nous y serons en mai et cet été afin de respirer à pleins poumons la joie d’être là, conscient du bonheur reçu, du bonheur simple de vivre et d’aimer.

Courage à tous et à chacun, nous sommes dans la dernière ligne droite ! Ce qui ne nous empêche pas de rester prudent et de prendre soin les uns des autres !

lundi 13 avril 2020

vendredi 10 avril 2020

Solitude


Pour vivre, il faut avoir été regardé au moins une fois, avoir été aimé au moins une fois, avoir été porté au moins une fois. Et après, quand cette chose-là a été donnée, vous pouvez être seul. Ce qui a été donné, vraiment donné, une fois, l’a été pour toujours. La solitude n'est plus jamais mauvaise.
Même si on ne vous porte plus, même si on ne vous aime plus, même si on ne vous regarde plus, ce qui a été donné, vraiment donné, une fois, l'a été pour toujours. A ce moment-là, vous pouvez aller vers la solitude comme une hirondelle peut aller vers le plein ciel.

Christian BOBIN, 
in "La Grâce de la solitude"

lundi 30 mars 2020

"Lorsque je suis faible, c'est alors que je suis fort"

On parle souvent en ce moment de fragilité, de faiblesse, de précarité de la vie humaine. Et on a sans doute raison : le virus du moment met en danger la vie de beaucoup.
Vendredi dernier, le pape a prononcé une bénédiction Urbi et Orbi (sur la Ville de Rome et sur le monde) et l'a donnée avec le Saint Sacrement. Je ne sais comment, j'avais raté l'annonce et n'était pas au rendez vous devant ma télévision au moment précis. Et ce n'est que plus tard, presque par hasard que j'ai découvert cette belle célébration et l'ai regardée in extenso. 
Mais auparavant je suis tombé sur un extrait de cette célébration en parcourant une page d'un réseau social internet. Je n'ai pas réalisé qu'il s'agissait du Pape, l'image était un peu lointaine, la pluie tombant sur Rome avait transformé le parvis de la basilique St Pierre en miroir, le vent soufflait doucement soulevant les ornements blancs du Pape François. C'était presque irréel. Bien sûr je me suis rendu compte de ce qui était filmé : le pape bénissant avec l'ostensoir contenant le Saint Sacrement. Beaucoup ont souligné la faiblesse apparente du Pape, sa fatigue lisible sur son visage. Pour ma part, j'ai eu le sentiment contraire : une grande force émanait de lui, une qualité de présence. Les paroles prononcées étaient sobres, essentielles, ajustées.
Et si nous en tirions une leçon : il y a ce que l'on voit - ou croit voir - et il y a ce qui est. Le Christ n'a pas eu une vie manifestant la toute puissance sur terre, il n'a pas oeuvré pour sa propre gloire. Il a été le Témoin Fidèle de l'Amour du Père. Et finalement Pâques c'est cela.
Pâques dont la date approche avec la Semaine Sainte qui précède. 
Pâques que nous fêtons aussi chaque jour lorsque nous sommes témoins de cet amour, même - et surtout peut-être - lorsque nous boitons et sommes conscients de notre fragilité.