lundi 11 décembre 2023
Lire Virgile
samedi 9 décembre 2023
Au bord de l'eau verte...
sautent ou se traînent, ou bien sur les fleurs des carottes frêles
grimpent avec peine.
Dans l'eau tiède filent les poissons blancs
auprès d'arbres noirs dont l'ombre sur l'eau tremble doucementau soleil du soir.
Deux pies qui crient s'envolent loin, très loin,
loin de la prairie, et vont se poser sur des tas de foin
pleins d'herbes fleuries.
Trois paysans assis
Usent un journal
en gardant les boeufs près de râteaux aux manches luisants que
touchaient leurs doigts calleux.
En se croisant ils passent, puis repassent,
vont de bas en haut.
Je tape les herbes avec une gaule
en réfléchissant et le duvet des pissenlits s'envole
en suivant le vent.
vendredi 24 novembre 2023
Eh bien chantez maintenant !
mercredi 25 octobre 2023
Prière
mardi 24 octobre 2023
" Vous chassez beaucoup monsieur l'évêque, j'en sais quelque chose. Comment interdire la chasse à vos curés, si vous passez votre vie à leur en donner l'exemple ?" "Sire, pour mes curés, la chasse est leur défaut ; pour moi, c'est celui de nos ancêtres."
lundi 21 août 2023
Prière pour être simple
mardi 15 août 2023
Prière pour louer Dieu
mardi 1 août 2023
lundi 31 juillet 2023
C'est une chose étrange...
dimanche 30 juillet 2023
Vive l'Empereur !
C'est lorsque je suis faible...
« Nous connaissons bien notre faiblesse, mais nous ne savons pas comment la gérer. Elle blesse inconsciemment l'image idéale de nous-mêmes que nous portons toujours avec nous. Nous pensons spontanément que la sainteté est à chercher dans la direction opposée au péché, et nous comptons sur Dieu pour que son Amour nous délivre de la faiblesse et du mal, et nous permette ainsi d'atteindre la sainteté. Mais ce n'est pas ainsi que Dieu agit sur nous. La sainteté ne se trouve pas à l'opposé de la tentation, mais au coeur même de la tentation. Elle ne nous attend pas au-delà de notre faiblesse, mais à l'intérieur même de celle-ci.
mercredi 19 juillet 2023
vendredi 30 juin 2023
Cui cui
samedi 10 juin 2023
Le Cid...

Georges Fourest, La Négresse blonde, 1909
samedi 20 mai 2023
Jour J
samedi 13 mai 2023
samedi 8 avril 2023
vendredi 7 avril 2023
Vendredi Saint
jeudi 6 avril 2023
Jeudi Saint
Mon espérance, c'est que vous incarniez le Christ aujourd'hui. Vous êtes appelés à être son visage, ses oreilles, sa bouche, son toucher. Cela implique du courage. D'une part, le courage de vous laisser regarder par les autres, de les laisser vous sourire, à vous tels que vous êtes. Ensuite le courage d'écouter, particulièrement les gens avec lesquels vous êtes en désaccord, avec la certitude que si vous leur ouvrez vos esprits et vos coeurs, le Seigneur vous donnera une parole pour eux. Il y a encore le courage de dire la Parole de Dieu. Cela requiert surtout de résister au cynisme de notre société, qui est suspicieuse à l'égard de tout, et surtout de l'Eglise. Et enfin, nous avons relevé le courage de tendre la main pour toucher les autres avec la compassion du Christ et être touché par eux.
Fr Thimothy Radcliffe, O. P.
mercredi 22 février 2023
samedi 18 février 2023
jeudi 26 janvier 2023
Marcher devant ! Toujours devant !
samedi 7 janvier 2023
vendredi 6 janvier 2023
Homélie du Pape François aux obsèques de Benoît XVI
« Père, entre tes mains je remets mon esprit » ( Lc 23, 46). Ce sont les dernières paroles que le Seigneur a prononcées sur la croix ; son dernier soupir - pourrait-on dire -, qui confirme ce qui a caractérisé toute sa vie : une permanente remise de soi entre les mains de son Père. Des mains de pardon et de compassion, de guérison et de miséricorde, des mains d’onction et de bénédiction qui le poussèrent à se livrer aussi aux mains de ses frères. Le Seigneur, ouvert aux histoires qu’il rencontrait sur son chemin, s’est laissé ciseler par la volonté de Dieu en prenant sur ses épaules toutes les conséquences et les difficultés de l’Évangile, jusqu’à voir ses mains meurtries par amour : « Vois mes mains », dit-il à Thomas ( Jn 20, 27), et il le dit à chacun de nous, « Vois mes mains ». Des mains meurtries qui vont à la rencontre et ne cessent de s’offrir, afin que nous connaissions l’amour que Dieu a pour nous et que nous croyions en lui (cf. 1 Jn 4, 16) [1].
« Père, entre tes mains je remets mon esprit » est l’invitation et le programme de vie qui inspire et veut modeler comme un potier (cf. Is 29, 16) le cœur du pasteur, jusqu’à ce que palpitent en lui les mêmes sentiments que ceux du Christ Jésus (cf. Ph 2, 5). Dévouement reconnaissant de service au Seigneur et à son Peuple qui naît du fait d’avoir accueilli un don totalement gratuit : : “Tu m’appartiens... Tu leur appartiens”, susurre le Seigneur ; “Tu es sous la protection de mes mains, sous la protection de mon coeur. Reste dans le creux de mes mains et donne-moi les tiennes” [2]. C'est la condescendance de Dieu et sa proximité capable de se placer dans les mains fragiles de ses disciples pour nourrir son peuple et dire avec lui : prenez et mangez, prenez et buvez, ceci est mon corps, mon corps qui s’offre pour vous (cf. Lc 22, 19). La synkatabasis totale de Dieu .
Un dévouement priant, qui se façonne et s’affine silencieusement entre les carrefours et les contradictions que le pasteur doit affronter (cf. 1 P 1, 6-7) et l’invitation confiante à paître le troupeau (cf. Jn 21, 17). Comme le Maître, il porte sur ses épaules la fatigue de l’intercession et l’usure de l’onction pour son peuple, surtout là où la bonté doit lutter et où les frères voient leur dignité menacée (cf. He 5, 7-9). Dans cette rencontre d’intercession, le Seigneur continue à générer la douceur capable de comprendre, d’accueillir, d’espérer et de parier au-delà des incompréhensions que cela peut susciter. Une fécondité invisible et insaisissable, qui naît du fait de savoir dans quelles la confiance a été placée (cf. 2 Tm 1, 12). Une confiance priante et adoratrice, capable d’interpréter les actions du pasteur et d’adapter son cœur et ses décisions aux temps de Dieu (cf. Jn 21, 18) : « Être le pasteur veut dire aimer, et aimer veut dire aussi être prêt à souffrir. Aimer signifie: donner aux brebis le vrai bien, la nourriture de la vérité de Dieu, de la parole de Dieu, la nourriture de sa présence » [3].
Et aussi un dévouement soutenu par la consolation de l’Esprit, qui le précède toujours dans la mission : dans la quête passionnée de communiquer la beauté et la joie de l’Évangile (cf. Exhort. Ap. Gaudete et exsultate, n. 57), dans le témoignage fécond de ceux qui, comme Marie, restent de bien des manières au pied de la croix, dans cette paix douloureuse mais solide qui n’agresse ni ne soumet ; et dans l’espérance obstinée mais patiente que le Seigneur accomplira sa promesse, comme il l’avait promis à nos pères et à sa descendance à jamais (cf. Lc 1, 54-55).
Nous aussi, fermement attachés aux dernières paroles du Seigneur et au témoignage qui a marqué sa vie, nous voulons, en tant que communauté ecclésiale, suivre ses traces et confier notre frère aux mains du Père : que ces mains de miséricorde trouvent sa lampe allumée avec l’huile de l’Évangile qu’il a répandue et dont il a témoigné durant sa vie (cf. Mt 25, 6-7).
Saint Grégoire le Grand, à la fin de la Règle pastorale, invite et exhorte un ami à lui offrir cette compagnie spirituelle : « Au milieu des tempêtes de ma vie, je me console par la confiance que tu me tiendras à flot sur la table de tes prières, et que, si le poids de mes fautes m’abat et m’humilie, tu me prêteras le secours de tes mérites pour me relever ». C’est la conscience du pasteur qu’il ne peut pas porter tout seul ce que, en réalité, il ne pourrait jamais supporter tout seul et, par conséquent, il sait s’abandonner à la prière et au soin du peuple qui lui est confié [4]. C’est le peuple fidèle de Dieu qui, rassemblé, accompagne et confie la vie de celui qui a été son pasteur. Comme les femmes de l’Évangile au sépulcre, nous sommes ici avec le parfum de la gratitude et l’onguent de l’espérance pour lui démontrer, encore une fois, l’amour qui ne se perd pas. Nous voulons le faire avec la même onction, sagesse, délicatesse et dévouement qu’il a su prodiguer au cours des années. Nous voulons dire ensemble: “Père, entre tes mains nous remettons son esprit”.
Benoît, fidèle ami de l’Époux, que ta joie soit parfaite en entendant sa voix, définitivement et pour toujours !
[1] Cf. Benoît XVI, Enc. Deus caritas est, n. 1.
[2] C. ID., Homélie de la Messe Chrismale, 13 avril 2006.
[3] ID., Homélie de la Messe inaugurale du pontificat, 24 avril 2005.
dimanche 1 janvier 2023
samedi 31 décembre 2022
Prière
Nous accompagnons de notre prière fervente le pape Benoît XVI décédé ce matin. Et c'est avant tout une action de grâce qui se manifeste pour la lumière de sa foi, sa présence humble, son sourire. Pour son oeuvre théologique, pour son Pontificat et plus simplement pour ce qu'il était et ce qu'il demeure sous le regard de Dieu, merci Seigneur !












