lundi 14 décembre 2009

les pierres crieront !


Si les deux valisettes circulent, alors c'est cool !
Pas de soucis à se faire pour les vocations, tout va repartir de plus belle !
Mais dans quel sens ?
Depuis le début de l'Année Sacerdotale, on assiste à un curieux phénomène. Enfin quand je dis curieux, cela ne veut pas dire que je suis surpris...
Dès qu'une proposition se fait jour, aussitôt une parole en contre-point arrive comme une excuse pré-emballée : "Bien sûr, c'est l'année sacerdotale, mais on en va pas parler que du prêtre. Nous allons aussi traiter de l'ensemble des vocations, de toutes les formes d'engagements, et tout, et tout, et tout..."
C'est vrai que le ministère presbytéral, on en parle tellement qu'on en est gavé ! Comme si c'était une habitude de parler des prêtres, de leur ministère, de leurs difficultés et de leurs joies !
C'est tout juste si une allusion de temps en temps...
Comme dirait un de mes estimés - et néanmoins ami - confrères : "il faut arrêter de taper dans la gamelle !"
Si à chaque fois qu'on parle des uns, on imagine qu'on dévalorise et oublie les autres, mieux vaut se taire ! Si à chaque fois qu'on évoque le ministère presbytéral, il faut présenter ses humbles excuses à ceux qui ne le sont pas (et qui sont à cent lieux de penser que rien n'est séparable au coeur de l'Eglise, que clarifier le ministère c'est contribuer à construire les autres), mieux vaut mettre la clef sous la porte.
Car, je le redis encore - et encore - une pensée qui envisagerait l'Eglise sans les prêtres est une escroquerie et un non sens ; une pensée qui mettrait le ministère à une telle hauteur de considération que les autres vocations disparaîtraient, idem.
Quand donc allons nous enfin nous décider à envisager les choses de manière gratuite sans calcul ni arrières pensées ? Quand allons nous prendre la parole pour dire l'importance de ce qui nous fait vivre sans nous excuser pour cela ? Nous n'en sommes plus à mesurer les temps de paroles comme dans un débat politique. Et Dieu merci.
Un peu de cohérence donc.
Et retroussons nous les manches afin d'envisager sereinement les vocations au sein de l'Eglise comme autant de richesses et de chances pour l'annonce de la Bonne Nouvelle.
Belle journée !

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