Le 27 décembre dernier, le pape Benoît XVI, a visité la mensa, le restaurant pour les pauvres, de la Communauté de Sant’Egidio. Pour l’accueillir sur le seuil de la mensa, située 10 Via Dandolo, le professeur Andrea Riccardi, le professeur Marco Impagliazzo et Mgr Vincenzo Paglia étaient accompagnés d’une femme rom et d’un immigré du Sénégal. Une fois le repas terminé, le pape a remis personnellement les cadeaux qu’il a lui-même offerts aux trente et un enfants présents.

Puis le pape a prononcé son discours, dont voici un large extrait :
« A travers les gestes d’amour de ceux qui suivent Jésus la vérité que Dieu nous a aimés le premier et qu’il continue à nous aimer le premier devient visible ; c’est pourquoi, nous aussi, nous pouvons répondre par l’amour (Enc. Deus caritas est, 17). Jésus dit : ‘car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venu jusqu’à moi !’ (Mt 25, 35-36). Et il conclut : ‘chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait’ (v. 40). En écoutant ces paroles, comment ne pas se sentir amis de ceux en qui le Seigneur se reconnaît ? Et pas seulement amis, mais aussi parents.
Chers amis ! C’est pour moi une expérience bouleversante d’être avec vous, d’être ici dans la famille de Sant’Egidio, d’être avec les amis de Jésus car Jésus aime justement les personnes qui sont dans la douleur, les personnes en difficulté et il veut en faire ses frères et sœurs. Pendant le repas, j’ai écouté des histoires douloureuses et pleines d’humanité, mais aussi l’histoire d’un amour rencontré ici : les histoires de personnes âgées, d’émigrés, de personnes sans domicile fixe, de tsiganes, de personnes handicapées, de personnes rencontrant des problèmes économiques ou d’autres difficultés, tous, d’une manière ou d’une autre, éprouvés par la vie. Je suis ici parmi vous pour vous dire que je me sens proche de vous et que je vous aime.

Je suis venu parmi vous en cette Fête de la Sainte Famille parce que dans un certain sens celle-ci vous ressemble :
La famille de Jésus aussi, dès ses premiers pas, a rencontré des difficultés ; elle a vécu l’embarras de ne pas trouver l’hospitalité ; fut obligée d’émigrer en Égypte à cause de la violence du roi Hérode. Vous connaissez la souffrance, mais vous avez ici quelqu’un qui prend soin de vous et qui vous aide et certains d’entre vous ont même trouvé ici une famille grâce au service attentionné de la Communauté de Sant’Egidio, qui offre un signe de l’amour de Dieu pour les pauvres. Ici se réalise aujourd’hui ce qui se passe chez soi : ceux qui font le service et qui aident se confondent avec ceux qui sont aidés et servis, et à la première place, on trouve ceux qui sont le plus dans le besoin »
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