jeudi 10 février 2011

Silence !

Le silence comme expression de l’amour, ne se contente pas de modeler notre vie dans le monde, ni même de préserver un lieu de rencontre privilégié dans l’âme, cette « ascèse du silence » creuse l’âme plus profondément jusqu’aux racines du mal en elle, à savoir l’orgueil.
« Une âme qui discute avec son moi ... n’est pas tout ordonnée à Dieu » poursuit la Bienheureuse Elisabeth de la Trinité dans sa méditation. Il faut prendre l’orgueil par la famine, expliquait-elle à une amie et le meilleur moyen pour l’affamer c’est le silence. "Quand il y a encore trop d’humain dans l’âme, trop d’orgueil, dit Elisabeth de la Trinité, quand ses puissances ne sont pas unis, une dissonance se laisse entendre de l’âme comme d’une « lyre qui ne vibre pas à l’unisson ».
Disons tout d’abord que, quand l'homme en appelle au Père des miséricordes, ou à la miséricorde du Père, il exprime que Dieu est toujours fidèle à sa paternité, fidèle à l'amour dont il comble ses fils depuis toujours.
La parabole de l'enfant prodigue chante la joie du retour : le Père pose ses mains de tendresse et de pardon, la dignité de son fils est retrouvée, il est "revenu à la vie". Et cet amour de Dieu Père est capable de se pencher sur chacune de nos infidélités.
Plus profonde qu'un acte de générosité dans lequel demeure une distance entre celui qui donne et celui qui reçoit, la miséricorde est capable de rendre l'homme à lui-même ; elle permet aux hommes de réellement se rencontrer. C'est l'amour miséricordieux, dans sa patience et sa bienveillance, qui unit le mari à sa femme, la mère à son fils, les amis ou les ennemis entre eux.

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