mardi 1 novembre 2011

Les ravages de la passion...

Je viens de revoir le film flamboyant de Bertrand Taversier "La Princesse de Montpensier". On y décrit à loisir les ravages de la passion au milieu d'une foule de rêtres et de soudards esclaves des mouvements de leur être.
1562, la France est sous le règne de Charles IX, les guerres de religion font rage...

Marie de Mézières, une des plus riches héritières du royaume, aime le jeune Duc de Guise, celui que l'histoire prénommera plus tard «le Balafré». Elle pense être aimée de lui en retour. Son père, le Marquis de Mézières, guidé par le souci d'élévation de sa famille, la pousse à épouser le Prince de Montpensier qu'elle ne connaît pas. Ce dernier est appelé par Charles IX à rejoindre les princes dans leur guerre contre les protestants. Le pays étant à feu et à sang, afin de protéger sa jeune épouse, le prince l'envoie en compagnie du Comte de Chabannes, dans l'un de ses châteaux les plus reculés, Champigny. Il charge le comte, son ancien précepteur et ami, de parfaire l'éducation de la jeune princesse afin qu'elle puisse un jour paraître à la cour...
A Champigny, Marie, insatisfaite, tente d'oublier la vive passion qu'elle éprouve toujours pour Guise.
Le hasard des choses et le cours de la guerre feront que Guise et le Duc d'Anjou, futur Henri III, viendront séjourner à Champigny alors que Montpensier y a rejoint Marie. Anjou s'éprend à son tour de la princesse à laquelle Chabannes a succombé lui aussi...
Elle deviendra alors l'enjeu de ces passions rivales et violentes.
Les personnages sont comme jaillis d'un tableau, grandiose et artificiel. Tiré d'une nouvelle de Mme de Lafayette, le rythme est rapide, aussi rapide que la manière dont un sentiment mal maîtrisé se répand et obstrue jusqu'à la plus infime part d'objectivité.
Entre deux combats sur fond de guerres de religions, des adolescents s'affrontent. La noblesse et la magnificence des personnages ne doivent pas nous tromper. Mme de Lafayette jette sur la condition humaine un regard sombre et l'héroïne est précipitée à l'abîme : La Princesse de Clèves lui fera bien plus tard écho.
Un écho qui se propage par delà les siècles...

Aucun commentaire: