Or
nous avons à entrer, non point dans la quiétude, mais dans la croix du Christ. Du Christ qui a porté, dans
une insondable faiblesse et impuissance,
la détresse du pauvre et du moindre
de ces petits. Et du Christ qui ouvre pour
eux et pour nous, au-delà de toute consolation et de
toute réparation humaine, le chemin
maintenant libérateur : « tu es aimé de Dieu ».
Et si c’est la vraie Bonne Nouvelle que nous avons à dire, nous devons d'abord l'accueillir, en nous faisant l'un de ces petits et en souffrant de leur souffrance
et de leur incapacité actuelle à percevoir autre chose que le coup qui les atteint, mais en
croyant déjà, avec eux et pour
eux, la chose la meilleure qu'il
faille croire : que nous
sommes en train d'être réunis dans le don de Dieu. Et cette foi, sans abolir les multiples épreuves,
nous conduira peut-être, en elles et au-delà d'elles, à un humble recueillement du cœur qui est prière.
A certains moments de la vie,
c'est le mystère du Pardon qui sera plus apparent dans la
prière ; il en est
d'ailleurs toujours une dimension
essentielle.
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