
C'est bientôt Noël, on commence à le savoir. Et de recevoir jusqu'à l'overdose des souhaits de bonnes fêtes qui n'engagent que ceux qui les écoute. Las.
Chaque année, c'est la même rengaine pour soutirer au client potentiel le maximum d'euros avec toute la douceur requise, grands airs de philanthropes compris.
Et comme les chrétiens ne sont pas des vendeurs de savonnettes, il convient de redire à temps et à contre temps le message de ce Temps liturgique de l'Avent.
C'est un temps représentant la longue période d’attente qui a précédé la venue du Messie : période d’attente, période d’espérance remplie des paroles des prophètes qui appellent le sauveur promis.
- En même temps, c’est aussi une préparation au second avènement du Christ. Lorsque les temps seront accomplis, le Christ viendra de nouveau parmi les hommes.
- Ainsi, cette période liturgique a une porte qui ouvre sur le passé, l’autre sur l’avenir : d’un côté ouverture sur l’attente du Rédempteur au fil des siècles passés, de l’autre les siècles qui s’écouleront jusqu’aux fins dernières.
- L’enseignement de l’Eglise, les lectures nous décrivent l’attente messianique ou bien elles nous annoncent le jugement dernier.
Nous devons donc nous appliquer à suivre cette inspiration : revivre avec les prophètes ces temps où l’on criait vers Dieu afin qu’il envoie le Sauveur attendu ; préparer nos cœurs à recevoir sa lumière, et en même temps songer à ce dernier avènement du Christ que les premiers chrétiens attendaient dans la crainte et l’impatience que l’on sait.
- Ainsi, pendant quatre semaines, les chrétiens vivent dans l’attente du Sauveur promis, ils l’appellent de leurs vœux ; chaque jour les rapproche du terme, et lorsque le Fils de Dieu naît dans la crèche, il naît aussi dans le coeur du fidèle.
Il y a donc une triple implication dans ce temps de l’Avent : au niveau de la Foi, de l’Espérance et de la Charité.
- La Foi : C’est sur le témoignage de Dieu que nous devons croire à la venue du Messie et professer que ce Messie est Jésus.
- L’Espérance : L’assurance que le Sauveur et le salut qu’il apporte sont proches fait naître dans le cœur une espérance toujours plus grande. L’espérance, c’est cette marche en avant vers ce Dieu qu’on attend. A la certitude de la Foi qui fait adhérer notre intelligence à la vérité connue, s’ajoute la certitude de l’espérance qui fait que notre volonté met toute sa confiance en Dieu. La liturgie de l’Avent nous rappelle la fidélité de Dieu à tenir ses promesses ; elle fait aussi référence à la miséricorde de Dieu.
- La Charité : La Foi et l’Espérance nourrissent en nos cœurs le désir d’arriver à Dieu. St Thomas d’Aquin disait que « le désir est l’amour à la poursuite de son objet ». La liturgie de l’Avent développe ce désir en nous montrant la bonté sans fin de Dieu. Elle ravive de la sorte notre amour pour Dieu et son Christ.
Bonne route vers le Sauveur qui vient !
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