mardi 8 décembre 2009

Tout homme verra le salut de Dieu

Tout homme verra le salut de Dieu

Une galerie de portraits : Tibère l'empereur, Ponce Pilate, Hérode, Philippe, Lysinias. Des princes dans leurs costumes d'époque et des grands prêtres : Anne et Caïphe. Chaque période d'histoire est marquée par ses grands hommes, les voilà !
Un pays : la Judée, la Galilée, l'Iturée, la Trachonitide, l'Abilène. Le Jourdain coule vers la mer Morte. Des régions qui seraient perdues ou enfouies au fond des mémoires, si l'Évangile n'en parlait.

Un espace, un temps, des hommes. Ce n'est pourtant pas au milieu de l'agitation du bruit des cours princières que Dieu adresse la Parole à Jean le Baptiste à ce moment de l'histoire. La Parole retentit dans le désert, comme elle parle au cœur dans le silence.
Cette Parole fait tout bouger dans ce décor de princes et de grands prêtres. C'est un commencement. Comme la délivrance d'Égypte fut un commencement, ainsi que la sortie de Babylone qu'Isaïe annonçait.
Tout est bouleversé, même le paysage. Les ravins seront comblés. La faim sera rassasiée ; les montagnes et les collines seront abaissées comme les orgueilleux seront renversés de leur trône, les paysages tortueux deviendront droits, et les cœurs se convertiront, abandonnant les chemins pervers.
Bouleversement du paysage et changement des cœurs. Isaïe l'avait annoncé et Jean-Baptiste fait écho à son message, car « tout homme verra le salut de Dieu » : un enfant, qui lui aussi est un commencement, une libération, un salut.
« Préparez le chemin du Seigneur ». C'est au cœur d'être attentif au milieu des trépidations, des désirs éparpillés, des renversements de pouvoir. Attentif à une voix que l'on ne peut entendre qu'en allant au désert rejoindre Jean-Baptiste. Peu à peu se fera la transformation, qui est bouleversement et conversion.
Mais le paysage d'une vie en est changé. Écouter pour entendre, voir pour reconnaître la venue de celui qui doit venir, dont l'avènement se fait imminent. L'Avent est cette attente qui est attention, préparation de nous-mêmes. Car découvrir en l'enfant qui vient la grandeur de Dieu, repérer à travers les princes, les nations, les pays, le fil conducteur de l'action de Dieu, cela se prépare dans la prière et le silence.
Tu viens, aujourd'hui, Seigneur. Car tu viens quand quand le cœur est prêt pour t'accueillir. Nous te le demandons : « Ne tarde pas ! ».

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